III. PARASITES A SIÈGE CŒLOMIQUE
LES PÉRIDINIENS PARASITES CŒLOMIQUES ET LES PARADINIDES
Sommaire Les Syndinium et les Paradinides, p. 277.
La cavité générale ; les glandes génitales des hôtes et leurs parasites, p. 279. I. — Cavité générale, p. 279.
Systèmé nerveux ; muscles, p. 279. — Appareil circulatoire, p. 279. II. — Glandes génitales, p. 280.
Copépodes à 2-3 pléonites, p. 280. — Copépodes à 4 pléonites, p. 280. — Mâle à 5 pléonites ; la dernière mue ; phénomènes relevant de l’épitoquie, m. 281, — Masses oléo-adipeuses, p. 292,
III. — Les parasites du cœlome et des glandes génitales autres que les Péridiniens, p. 282. Les Syndinium ®T LES PARADINIDES. — Nous ne connaissons de Péridiniens parasites des cavités fermées, véritables parasites internes, que chez les Copépodes pélagiques. Ils présentent ce caractère très par-
ticulier, et inconnu jusqu'ici dans le groupe, de végéter en plasmodes
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dans le coelome de leurs hôtes, à la manière des Mycetozoaires, plasmodes informes qui encombrent tous les espaces vides, s’insinuent dans tous les interstices, finalement se résolvent sans résidu, en des milliers de flagellispores.
Ces flagellispores sont de petits Gymnodinium turbinés incolores. Ce sont donc des dinospores. L’étude cytologique des plasmodes révèle la structure nuclé ire caractéristique des Dinoflagellés.
Mais à côté de ces Péridiniens avérés, dont j’ai fait le genre Syndinium (1910), il existe dans la cavité générale des Copépodes, en partie chez les espêces mêmes où se trouvent les Syndinium, des flagellés plasmodiaux d’un type ceytologique différent, dont les noyaux offrent une organisation intermédiaire entre celle des dinokaryon des Péridiniens et celle des protokaryon des Rhizoflagellés inférieurs (Amæbiens, Bodonidés, Trypanosomides, ete.).
Par la morphologie de leurs flagellispores aussi, ces parasites montrent des caractères intermédiaires à ceux des Euflagellés et des Dinoflagellés, et ils nous offriront toute une série de transitions du type bodoniforme au type gymnodiniforme. Le type de ces flagellés est le Paradinium Poucheti CHATTON 1910, parasite d’Acartia Clausi. Chez les Paracalanus, il existe au moins deux espèces différentes étroitement apparentées au type et dont l’une au moins paraît dès maintenant devoir être classée dans un genre spécial que j’appellerai Atelodinium. Les genres Paradinium et Atelodinium constitueront ensemble une famille naturelle, celle des Paradinidae, qui sera traitée dans la section réservée aux formes affines aux Péridiniens.
Nous étudierons donc ici seulement les Syndinium. Mais avant d’aborder l’étude du genre, une rapide esquisse de la cavité générale des hôtes est nécessaire. Elle facilitera beaucoup la compréhension du développement des parasites et de leurs rapports avec les Copépodes.
Nous y comprendrons la description des glandes génitales, surtout des gonades jeunes, que l’on pourrait être exposé à confondre avec les stades reculés de l’évolution des parasites.
C’est la cavité générale de Paracalanus parvus, où se rencontrent des Syndinium et des Paradinium, qui fera l’objet de cette esquisse. Celle des autres Copépodes, hôtes de Péridiniens cœlomiques, n’en diffère par rien d’essentiel.
IT faudra dire aussi quelques mots des autres parasites que l’on trouve
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dans la cavité générale des Copépodes pélagiques et dont quelques-uns pourraient prêter à confusion avec certains stades des Péridiniens cœlomiques.