I. CAVITÉ GÉNÉRALE
La cavité générale de Paracalanus parvus est l’espace compris entre le tube digestif et la paroi du corps, moins ce qui en est occupé par le systême nerveux, les muscles et les glandes génitales. Nous verrons que l'appareil circulatoire, bien qu’il ne soit qu’une dépendance de la cavité générale, est cependant bien individualisé.
SYSTÈME NERVEUX. MUSCLES. — Le système nerveux est volumineux, mais très condensé. Il comprend de gros ganglions cérébroïdes, situés entre le cœcum digestif antérieur et la paroi du corps et de gros ganglions sous-œæsophagiens qui forment avec leurs connectifs periæsophagiens une volumineuse masse percée d’un petit orifice où passe l’œsophage. Aux ganglions sous-æsophagiens fait suite une chaîne yentrale assez condensée, où les ganglions sont peu marqués.
Les muscles sont tous pariétaux. Il y a de grands faisceaux dorso-latéraux qui s’insèrent sur les segments thoraciques et s’épanouissent sur les côtés du céphalothorax. Il y a les muscles moteurs des appendices, à direction transversale qui s’insèrent sur les côtés de la tête et des segments thoraciques d’une part, et sur les premiers articles des appendices d'autre part. Au niveau des sutures des somites, il y a de larges interstices entre ces muscles transversaux, où la cavité générale est directement sous-jacente au tégument.
APPAREIL CIRCULATOIRE. — L'appareil circulatoire se compose d’une poche contractile piriforme très mince, le cœur, situé sur la ligne médiane dorsale, au niveau de la suture du deuxième avec le troisième somite thoracique 1. Il est percé d’une valvule postérieure et de deux valvules latérales qui empêchent la sortie du sang. En avant, une autre valvule en empêche la rentrée. Elle donne accès dans un vaste vaisseau qui suit la ligne médiane dorsale jusqu’au sommet de la tête. Là il se recourbe et double le ceul-de-sac antérieur du tube digestif, et en longe jusqu’à
1. Les auteurs donnent comme caractéristique de Paracalanus parvus la fusion avec la tête du 12° pereionite, Cependant, chez la plupart des individus, la ligne de suture est encore apparente, Elle forme sur le profil dorsal un ressaut toujours net, au niveau correspondant à la 2° maxille,
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l’œæsophage la face ventrale, qu’il sépare ainsi du ganglion cérébroïde.
Au niveau de l’œsophage, il se divise en deux branches qui enserrent celui-ci, et qui s’ouvrent largement dans la cavité générale ventrale. Au point où il se réfléchit antérieurement, le vaisseau dorsal émet à droite et à gauche un gros tronc qui pénètre l’antennule et la parcourt dans toute sa longueur. Il n’y a pas d'éléments figurés en suspension dans le sang. On ne voit que de rares cellules migratrices à pseudopodes fins et longs adhérents à la paroï des vaisseaux ou aux viscères.