‹ Les Péridiniens parasites: Morphologie, reproduction, éthologieChapitre 89 sur 119 · ARCH. DE Z0OL. EXP. ET GÉN. — T, 59, — F · texte numérisé non relu

ARCH. DE Z0OL. EXP. ET GÉN. — T, 59, — F

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mode d’Atelodinium microsporum pourrait être très facilement confondu :

C’est le tissu plasmodial, lui aussi, qui, chez le mâle à l’avant-dernier stade, se développe, principalement dans la tête, autour des fibres musculaires. Ce tissu, qui n’est autre chose que le résultat d’une prolifération intense du sarcoplasme, comprend une grande quantité de petits noyaux sphériques nueléolés, de la taille de ceux d’Atelodinium microsporum ou un peu plus petits, épars dans une masse cytoplasmique alvéolaire. Ce tissu affleure sous la cuticule du Copépode, entre les fibres musculaires, exactement comme fait un plasmode d’Atelodinium. Mais ce tissu néoformé, dans lequel se différencieront les éléments musculaires supplémentaires du mâle mür, coexiste toujours avec un testicule bien développé. La présence d’un plasmode d’Afelodinium amène toujours, au contraire, comme c’est le cas pour tous les parasites cœlomiques, la castration parasitaire et la régression presque complète de la glande génitale. L’examen de celle-ci sera donc un moyen sûr de différenciation.

STRUCTURE DU PLASMODE. — La structure est fondamentalement la même que chez Paradinium Poucheti ; mais on peut dire d’une manière générale du plasmode des Atelodinium, qu’il conserve beaucoup p'us longtemps que celui de Paradinium Poucheti sa structure initiale et que, par conséquent, la différenciation du plasmode quiescent et des blastodes y est beaucoup moins accusée. Les lobes du plasmode évoluent à peu près simultanément, et lorsque le plasmode devient quiescent ou même lorsqu’il entre en involution, cela se produit d’une manière à peu près uniforme dans toute son étendue.

Le plasmode jeune est formé de lobes juxtaposés. Le cytoplasme est très basophile, les noyaux bien délimités, mais sans membrane propre, la chromatine uniformément granuleuse et moins colorable que le ceytoplasme. Il y à le plus souvent deux nucléoles très basophiles. En s’accroissant, les noyaux augmentent légèrement de taille, jusqu'à mesurer 5 y. J’ai rarement observé des plasmodes d’A. microsporum en involution.

SPORULATION INTERNE. — Chez Paradinium Poucheti, les masses plasmodiales évacuées spontanément ou non se sécrètent en très peu de temps si le plasmode expulsé est mür, leur kyste gélifié, Chez les Atelodinium, quelque soit le degré de maturité du plasmode, jamais le phénomène ne se produit, non plus que l’évolution qui lui succède. Le plasmode,

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dont tous les lobes s’accroissent et müûrissent à peu près simultanément, sporule tout d’une masse à l’intérieur de l'hôte comme celui d’un Syndinium. Et la résolution du plasmode en spores s’effectue comme chez ces derniers. Le plasmode se dissocie d’abord en sphères d’inégal calibre et contenant un nombre très variable de noyaux, sphères qui équivalent aux masses primaires dans la sporulation des Syndinium et aux gonosphères dans celle de Paradinium Poucheti.

Des sillons apparaissent à la surface de ces sphères qui se découpent en spores. Celles-ci se séparent d'emblée et peuvent constituer pendant un certain temps des aggrégats de deux, trois ou quatre éléments, déjà mobiles. Ceux qui comprennent deux spores peuvent donner l'illusion de bipartitions longitudinales ou de copulations. Ces couples se meuvent en tournoyant autour de leur axe de tangence.

MORPHOLOGIE PÉRIDINIENNE DES SPORES. — Les spores diffèrent beaucoup de celles de Paradinium Poucheti. Sans être gymnodiniformes comme celles des Syndinium, elles offrent des caractères péridiniens manifestes. Elles sont nettement ovoïdes, sans aplatissement, de très petite tail'e : 6y de long sur 5» de plus grand diamètre. D’un point situé très peu au-dessous du pôle antérieur part un sillon hélicoïdal étroit, bien délimité qui, sans altérer l’ovoïde, fait d'avant en arrière et dans le sens inverse de celui des heures, un peu moins d’un tour de spire. Il est parcouru par un flagelle ondulant qui se termine par une extrémité libre à peu près égale au tiers de sa longueur. Il n’y a pas de sillon longitudinal. Je n'ai pas vu non p'us le flagelle axial, Mais il n’est pas douteux pour moi qu'il existe, probablement très difficile à voir à cause de la petite taille des éléments. Le noyau est bien évident, sous l’aspect d’une vacuole claire, située au centre du corps. Aïnsi, tant par son mode de croissance que par sa sporulation et surtout par la forme de ses spores, Atelodinium microsporum se place entre Paradinium Poucheti et les vrais Péridiniens.

Atelodinium parasiticum n. sp.

Fig. 171-176, pl. XVI; 189-190, pl, XVII.

Type de l’espèce parasite de Paracalanus parvus CL. à Banyulssur-Mer. Automne (fig. 170-175, pl. XVI; 189-190, pl. XVIL.)

HorTg ET FRÉQUENCE. — Ce parasite, beaucoup plus commun que le précédent, paraît, au premier abord, beaucoup plus rare chez son hôte

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que Syndinium turbo. Mais cette rareté n’est qu’apparente. L'étude des coupes faites dans une masse de Copépodes provenant d’une même pêche, fixés et inclus ensemble (v. page 207) montre que le parasite existe chez beaucoup d'individus où on ne le soupçonne pas à l’examen in vivo, ce qui tient encore ici à l’architecture du plasmode jeune qui n’est point massif, mais lamelleux ou réticulé. De plus, à moins d’unexamen attentif, ce plasmode peut être facilement confondu avec le plasmode en voie d'extension des Syndinium ; aussi est-il utile de bien préciser les caractères distinctifs des deux parasites à l’état vivant.

ASPECT ET RÉPARTITION DU PLASMODE. — La figure 171 montre un jeune Paracalanus à trois segments, infecté par À. parasiticum. C’est là un des stades les moins avancés que j’aie pu observer, mais il s’en faut cependant qu’il soit initial. Mais à ce stade déjà nous lui trouvons d’importantes différences avec les Syndinium. C’est d’abord l’aspect bourgeonnant et ramifié ; la fragmentation du plasmode en masses d’inégale importance. C’est ensuite l’aspect des noyaux. Ainsi, dans la masse subsphérique que représente la figure 174 et que l’on confondrait aisément, à cause de sa forme, d’ailleurs un peu exceptionnelle, et de sa situation au contact de l’intestin, avec un jeune plasmode encapsulé de Syndinium, on distingue parfaitement les noyaux et leurs caryosomes, ce qui n’est jamais le cas pour les Syndinium. Aux stades plus avancés, le plasmode, dont les lobes se sont multipliés par plasmotomie et sont devenus concrescents, encombre la plus grande partie de la cavité générale, sans toutefois l’emplir complètement. La répartition est la même que celle d'A. microsporum. Ce plasmode diffère encore de celui des Syndinium par sa labilité beaucoup moins grande. Jamais on ne le voit subir, par suite d’une compression prolongée, ou au contact de l’eau de mer, des altérations semblables à celles que nous avons décrites chez les Syndinium.

STRUCTURE DU PLASMODE. MITOSE. — La structure est la même que chez À.microsporum, mais on observe ici, dans les plasmodes avancés, une différenciation un peu plus marquée des blastodes. Elle l’est beaucoup moins cependant que chez Paradinium Poucheti. Ils sont caractérisés simplement par le tassement des noyaux. Les noyaux n’ont pas de membrane propre, mais ils sont cependant fort bien délimités. Ils montrent toujours la même chromatine pâle et uniformément granuleuse, et un, deux ou trois nucléoles. J’ai bien vu chez cette forme leur mode de division. La chromatine qui provient des nucléoles dissous s’agence en spirème très basophile. Ce spirème se coupe en chromosomes bien

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individualisés, et non décomposables en microsomes. Ces chromosomes se mettent au fuseau, en plaque équatoriale. Aux pôles du fuseau se voient nettement deux centrioles. La plaque équatoriale se scinde en deux plaques filles dont les chromosomes émigrent aux pôles. Je nai pas vu l’anaphase. Prophase et mésophase se passent à l’intérieur de la vésicule nucléaire, sans participation du cytoplasme. Nous avons donc ici ce que j’ai appelé une mésomitose (1910). PLASMODE EN INVOLUTION. — On ne peut guère plus pour À. parasicum, que pour À. microsporum parler de blastodes et de plasmode quiescent. Les premiers sont à peine indiqués par un tassement des noyaux. Mais la maturation du plasmode est ici à peu près simultanée dans toute son étendue. De même l’involution s’y effectue-t-elle d’une manière uniforme. Elle se manifeste comme chez Paradinium Poucheti par la dissolution des nucléoles, l’abaissement de la chromaticité nucléaire et l’apparition d’une auréole striée autour des noyaux. Mais, en plus, le noyau, qui chez Paradinium Poucheti augmentait légèrement de volume, subit ici une hypertrophie considérable. Il s'accroît jusqu’à mesurer 20 y. Le plasmode prend alors l’aspect d’un reticulum, dont les noyaux, méconnaissables in vivo, paraissent être les mailles. Des limites apparaissent dans la région mitoyenne des travées découpant le plasmode qui revêt l’aspect d’un collenchyme végétal. Sur les coupes, on voit que le contenu nucléaire forme un grossier coagulum. J’avais été tenté de considérer les premiers de ces plasmodes que j’avais rencontrés comme représentant un parasite autonome. L'apparition de limites cellullaires entre les vaculeos pouvait être regardée comme le début d’une sporulation. La connaissance des stades qui relient ceux-là à ceux de la végétation normale du plasmode, les caractères des noyaux, l’existence de phénomènes très semblables chez P. Poucheti, où ils n’aboutissent jamais, non plus qu'ici, à un processus évolutif, me les font considérer comme représentant vraiement une dégénérescence du plasmode, dégéné- | rescence dont la cause reste d’ailleurs à déterminer. Je n'ai jamais saisi sur le vif la sporulation d'A. parasiticum, et

sur les coupes je n’ai jamais vu avec certitude les stades de résolution du plasmode. J’ai été tenté d'attribuer à ce parasite les « spores à rostre » dont j'ai déjà parlé au chapitre des Syndinium. Mais certains caractères

de ces spores peuvent les faire considérer aussi bien comme des germes

syndiniens que comme des germes paradiniens, Je les étudierai avec | les Paradinides d’identité incertaine.

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Formes d’identité incertaine

Sommaire .— Les spores à rostre, p. 358.

Morphologie, p. 258. — Structure ; le blépharoplaste, p. 359, — Attribution générique et spécifique , p. 360. II, — Paradinide indéterminé p. 360.

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