‹ Les Péridiniens parasites: Morphologie, reproduction, éthologieChapitre 9 sur 119 · C. arcuicornis DANA · texte numérisé non relu

C. arcuicornis DANA

CENTROPAGIDAE : Centropages typicus KRÜYER.

T'emora stylifera DANA.

CANDACIIDAE : Candacia simplex GIESBRECHT.

PoNTELLIDAE : Anomalocera patersoni REMPLETON. Acartia clausi GIESBR.

CYOLOPIDAE : Oithona similis CLAUS.

O. nana GIESBR.

O. plumifera BAIRD.

HARPACTICIDAE : Microsetella atlantica BRADY et ROBERTSON. Clytemnestra scutellata DANA.

LA

ARCH. DE ZOOL. Exp. ET GÉN, — T. 59. — F. 1.

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ONCAEIDAE : Oncaa media GIESBR.

O. minuta GIESBR.

CORYCOEIDAE : Corycœus rostratus CL.

C, venustus DANA.

Ce sont précisément ces Copépodes qui m'ont fourni la plupart des matériaux de ce travail : les Blastodinium et Schizodinium, les Syndinium, les Paradinium et T'rypanodinium ovicola.

LA PÊCHE. — Chaque matin, lorsque le temps le permettait, entre 5 et 8 heures, le filet était traîné dans la baie, à l’aviron, à une distance de la côte variant entre 500 et 1.000 mètres, quelquefois à la voile ou au moteur, à un mille et plus.

Voici les caractéristiques du filet employé : Diamètre de l’ouverture : 30-40 cent:mètres; Longueur : 2-3 mètres; Maille d'environ 0 mm. 02 à 0 m. L. Poche terminale souple, en toile très serrée, fermée par une pince à forcipressure. L'expérience des récipients métalliques en usage m'a amené à leur substituer cette poche souple, qui à sur eux, et surtout sur ceux qui sont à fond plat, l’avantage, étant donnée sa forme irrégulière, de ne pas réfléchir l’eau, en déterminant dans le filet un courant de sortie qui entraîne toujours une partie de la pêche. Ceci est d’autant plus important à éviter que le filtre est plus dense, et que la vitesse de l’embarcation est plus grande. Or, la densité du filtre a un double avantage : celui de retenir les très petits organismes, et celui de réduire la vitesse de filtration, par conséquent la violence du choc qu’ils donnent à la paroi du filet. Sous l'effet de ce choc, divers parasites peuvent être chassés de leur hôte : les Apodinium du pharynx des Fritillaires, les sporocytes dissociés des Blastodinium de l'intestin des Copépodes, et les masses plasmodiales des Paradinium du cœlome des Acartia.

Beaucoup d'animaux trop comprimés sont tués et la survie des autres dans les bocaux d’observation se trouve réduite. Dans une mer très ventée, où l’on est exposé à pêcher le plus souvent dans la brise, ou lorsque l’on traîne le filet à la voile et au moteur, chaque fois, en un mot que l’on ne commande pas avec précision la vitesse de son embarcation, un filet dense est indispensable si l’on tient à conserver vivants les animaux les plus délicats.

La plongée du filet variait de 0 à 15 mètres, mais le plus souvent elle ne dépassait pas 4 mètres. L’agitation superficielle due à une brise moyenne ne modifie pas sensiblement la richesse des couches superficielles en organismes pélagiques. Mais dès que les particules du fond sont

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soulevées par la houle, ils diminuent considérablement de nombre,

CONSERVATION DE LA PÊCHE. TENTATIVES D'ÉLEVAGE. — La plus grande partie de ce travail est faite d’observations et de dessins pris sur le vif. Si l’expérimentation n’y tient pas plus de place, c’est à cause de l'extrême fragilité des organismes pélagiques dont l'élevage n’est pas encore pratiquement réalisable,

Aux chaudes journées d'été : juillet, août, septembre, la survie du plancton en masse ne dépasse guère 5 ou 6 heures. J’ai essayé de plusieurs procédés pour la prolonger. Agitation par agitateurs solides, par courant d'air, circulation d’eau, ne m'ont pas donné de résultats satisfaisants, Le mieux est de fragmenter la pêche en plusieurs bocaux que l’on immerge à peu près complètement, dans un bac à eau fraîche, autant que possible à l’obscurité. De temps à autre on enlève le sédiment des organismes morts. On peut ainsi utiliser l'après-midi une partie de la pêche faite le matin.

Lorsqu'on isole les organismes intéressants dans de petits cristallisoirs bien propres, en eau bien pure, à l’abri des poussières, de la lumière et de la chaleur, on peut les conserver plusieurs jours. Des Fritillaria pellucida ont ainsi survécu deux jours ; des Paracalanus et des Clausocalanus, douze et dix-sept jours ; un Oodinium, détaché de son hôte, a pu être amené au bout de 24 heures jusqu’à la sporulation. Mais bien que la durée de la survie obtenue pour les Appendiculaires et les Copépodes dépasse de beaucoup le temps nécessaire pour saisir chez les parasites d'importantes transformations évolutives, les résultats de semblables tentatives sont toujours médiocres. Les hôtes ne se nourrissent pas, ils dégénèrent et leurs parasites avec eux, presque toujours même avant eux. Toutes les tentatives que j’ai faites pour nourrir les hôtes ont abouti, par l’introduction de matière organique putrescible, à leur destruction bactérienne rapide. On conçoit que dans ces conditions toute expérience et toute observation à échéance quelque peu prolongée ait été impossible. Personnellement je ne me suis pas attaché à étudier d’une manière méthodique une technique qui permît de faï e l'élevage tout au moins des Paracanalus et des Clausocalanus, ce que je considère cependant comme parfaitement réalisable. Mais je n'ai jamais été assuré de pouvoir faire à la mer un séjour assez prolongé pour mener à bien pareille entreprise qui eût exigé beaucoup de temps et surtout de la continuité dans l’effort.

A priori, il me paraît moins difficile d’élever, au moins pendant un

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certain temps, des Copépodes pélagiques, que de mener jusqu’à l’oursin, comme l’a fait DELAGE, un pluteus issu de l’œuf.

L'examen in vivo chez des êtres aussi translucides que le sont les pélagiques révèle la plupart des détails de leur organisation, et il dispense même jusqu’à un certain point de l’emploi des méthodes cytologiques. Ceci est heureux, car pour certains d’entre eux, les Apodinium, par exemple, je n’ai pas eu suffisamment de matériel pour pouvoir en fixer en vue d’une étude sur coupes.

Il est cependant des cas où pareille étude est absolument indispensable. Elle seule m’a permis de distinguer parmi les parasites cœlomiques dont les stades végétatifs plasmodiaux, et même pour certains, d’entre eux les flagellispores, sont si semblables! in vivo, les deux types si différents que sont les Syndinium et les Paradinium.

FIXATION. CouPEs. COLORATION. — Les organismes intéressants de cette pêche étaient fixés isolément, mais quand la pêche en contenait une proportion assez élevée, une partie était fixée en masse. Il importe dans cette opération de la fixation en masse d'éliminer tous les animaux morts qui pouraient fournir sur les coupes des images pouvant prêter à des interprétations erronées. Il suffit pour cela de laisser reposer le bocal dont on veut fixer le contenu pendant une dizaine de minutes, jusqu’à ce que tous les organismes morts et immobiles soient sédimentés. Cette sédimentation a en outre l’avantage d'éliminer les particules solides, les Radiolaires et les Diatomées qui gênent le triage ultérieur par les enchevêtrements qu’ils forment, et dont les squelettes siliceux peuvent être nuisibles à la perfection des coupes en masse.

On filtre sur un tissu dense (soie à bluter, par exemple) la partie non sédimentée du bocal, que l’on immerge sans laisser égoutter et sans retourner le filtre, dans un cristallisoir contenant le fixateur.

Les Péridiniens parasites sont d’une texture extrêmement délicate qui ne supporte pas l'effet des fixateurs sans altérations considérables, ce qui tient à la grande quantité d’eau contenue dans leur cytoplasme, soit dans les lacunes comme chez les Apodinium, soit intimement mélangée à ses particules comme chez les Péridiniens plasmodiaux.

Les fixateurs qui m'ont le mieux réussi sont le liquide de Bouin à base d’eau de mer ou d’alcool (Bouin-Duboseq) et les solutions osmiques, en particulier le Flemming fort. Le mélange faible, même préparé à base d’eau de mer, ne m’a donné que des fixations très insuffisantes. Ces derniers ont un inconvénient, Ils conservent mal les tissus des Copépodes.

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Je n’ai d’ailleurs pas trouvé de mélange qui me permit d'obtenir des fixations parfaites à la fois pour les cellules des parasites et pour les tissus des hôtes. À ces derniers c’est le liquide de Bouin à base d’eau de mer, ou celui de Bouin-Duboscq, qui conviennent le mieux.

Les organismes fixés sont coupés soit isolés, soit en masse. Dans ce dernier cas, un triage est toujours nécessaire. Il importe de n’inclure ensemble que des Copépodes de même espèce, car si les adultes d’espèces différentes sont à la rigueur reconnaissables sur coupes, les formes jeunes ne le sont pas du tout. J’effectue le triage dans l’alcool, puis deshydrate, éclaircis à l’essence de cèdre. Une vingtaine d'individus sont réunis dans une petite goutte de ce produit suspendue à une aiguille lancéolée. L’excès d'essence est absorbé au moyen de papier buvard: les Copépodes sont alors portés par l’aiguille lancéolée à la surface du bain de paraffine, qui doit être assez profond (la hauteur d’une capsule en étain suffit) pour qu’en gagnant lentement le fond ils abandonnent progressivement la majeure partie de l’essence de cèdre. Ilsse couchent côte à côte sur leflanc, sur le dos ou sur le ventre et si le bloc est coupé parallèlement à son fond, les Copépodes le sont, sans qu’il soit nécessaire de les orienter, parallèlement soit à leur plan frontal, soit à leur à leur plan sagittal, sens tous deux très favorables à l’étude des rapports du parasite avec les organes de l’hôte.

Ce procédé des coupes en masses permet d’épargner beaucoup de temps, sans faire courir aucun risque aux objets que l’on prépare. Il crée la possibilité de couper un grand nombre d'individus, dont certains, en apparence non parasités, peuvent montrer sur les coupes des stades fort intéressants.

Comme colorations j’emploie : après fixation osmique la safranine ou le Magenta suivis de vert lum ère, l’hématoxyline au fer de Heidenhain ; après fixation picrique, la même hématoxyline ferrique, le glychémalun de Mayer avec différenciation par l’eau acidulée, l’une comme l’autre seules ou suivies de coloration plasmatique, simple ou double. Je pratique beaucoup depuis longtemps déjà une double coloration éosinevert lumière particulièrement brillante et instructive pour les tissus des Copépodes. Dérivée de la méthode de Prenant, elle en est une simplification : faire dissoudre dans l’alcool à 95° de l’éosine W. G. et du vert lumière F.$. jusqu’à saturation des deux couleurs (Le mélange se conserve indéfiniment). Plonger dans la solution les lames pendant cinq minutes. Les coupes en sortent roses, les plonger dans un bain d'alcool absolu con-

tenant 5 p. 100 d’acide acétique, en surveillant de temps à autre au micros-

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LO to

cope jusqu’à différenciation nettement verte du tissu conjonctif (s’il s’agit de vertébrés) ou de la chitine (s’il s’agit d’arthopodes). Laver au toluène ou au xylol. Monter au baume neutre. C’est surtout, en somme, une méthode topographique, très utile pour l’étude de la répartition des plasmodes parasites.

Comme méthode cytologique, je lui préfère, après fixation picrique, la coloration de Mann que je pratique aussi d’une manière très simplifiée, qui ne le cède en rien comme résultats à la méthode originelle : faire dissoudre dans l’eau distillée du bleu de méthyle, et de l’éosine W. G. jusqu’à saturation des deux couleurs (Le mélange est inaltérable). Plonger les lames dans la solution pendant un quart d’heure. Les passer aussi vite que possible dans l’eau et les immerger aussitôt dans un tube d'alcool à 950, de là dans un tube d’alcool absolu contenant une goutte d’ammoniaque par 10 eme. Les coupes ayant pris dans cette solution une teinte nettement rose (elles étaient violettes), les plonger dans lessence de girofle, où au bout d’une à deux minutes les éléments cyanophiles (tissu conjonctif, chitine, chromatine nucléaire non associée à la plastine) deviennent nettement bleus, tandis que la substance musculaire, les nucléoles, les caryosomes restent d’un rose brillant. L’examen dans l’essence de girofle permet de bien se rendre compte du degré de différenciation que l’on peut accentuer, s’il est insuffisant, en repassant de l’essence de girofle à l’alcool alcalin et inversement. La coloration a le grave inconvénient de n’être pas très fixe, mais elle est très précise.

J’ai été amené dans plusieurs cas à user de techniques spéciales que j'indiquerai dans le cours du mémoire.

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