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du pôle libre, en deux masses que l’on est tenté, non sans raison, d’homologuer au trophocyte et au gonocyte des Apodinium.
FIG. CXLVI. ün. CAULLERY (1910). El'obiopsis Chatloni; a, coupe longitudinale du stade le plus avancé, montrant la séparation des deux parties proximale et distale et la fixation par un pédoncule à un appendice de l'hôte coupé transversalement (X 45) ; b, coupe de la portion basilaire du parasite précédent (x 280); e, stade très'jeune (x 280); d, portion basilaire du même (x 750); e, stade moyen montrant la tige de fixation engagée dans l’autenne de l’hñte (x 280) ; f, fragments de coupes d’Ælobiopsis à divers stades montrant l’aspect des particules chromatiques (x 1125).
À tous ces stades, le parasite est incolore, translucide lorsqu'il est jeune, d’un blanc opaque lorsqu'il est gros, à structure uniformément et finement granuleuse, sans différenciations nucléaires apparentes, Il
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est enveloppé d’une membrane continue, lisse, anhiste et résistante, A la jonction du pédicule avec le corps, on distingue, comme chez les Oodinium, une structure fibrillaire très accusée. Ce parasite qui, par son habitus général, son galbe et la structure de son pédoncule, tient à la fois des Apodinium et des Oodinium s’en montre très différent par sa structure nucléaire. C’est même à peine si, chez lui, Pon peut parler de noyaux, quel que soit le stade du développement.
STRUCTURE. — Aux stades jeunes, le cytoplasme est finement réticulé, sidérophile. Dans ses mailles, se voient des sphérules claires, qui paraissent représenter les noyaux. Plus tard, cessphérules se chargent de matière sidérophile, et paraissent se diviser par étirement. Il est certain qu’elles se multiplient parallèlement à la croissance. A des stades plus avancés encore, ces sphérules qui, jusque-là, étaient à même le cytoplasme, se montrent entourées d’une auréole claire oblongue. Chez les parasites biloculés, la structure est différente dans les deux loges. Les figures de CAULLERY reproduites ici (CxLvIr F. G. H. [.) représentent ces structures pour l’un des parasites.
Dans la loge proximale, le cytoplasme est très sidérophile ; les granules chromatiques sont groupés au sein d’auréoles claires. Dans la loge distale, le cytoplasme est moins chromatique, les auréoles sont plus étendues, mais elles ne contiennent qu’un ou deux granules très petits.
La structure du pédoncule est à peu près exactement celle du pédoncule d’un Oodinium. Elle est fibrillaire, surtout dans la région proche du corps, et dans celui-ci, les fibiilles s’épanouissent en une gerbe qui occupe une bonne part du pôle fixé. La tige interne à l'hôte est d’apparence homogène (ce qui tient vraisemblablement au tassement des fibrilles) ; elle se termine en cône mousse. C’est là, en vérité, la seule différence avec le pédoncule des Oodinium. Encore n'est-elle pas essentielle, car nous savons combien est variable, chez ces derniers, la manière dont se termine l’appareil fixateur.
Le corps et aussi, semble-t-il, le pédoncule, sont complètement enfermés dans une cuticule. Chez les parasites biloculés, chaque article du corps à sa paroi propre dans la région mitoyenne, où il existe même un vide lenticulaire, les deux segments n’étant au contact que suivant un cercle périphérique.
HYPOTHÈSE SUR L'ÉVOLUTION DU PARASITE. — L'évolution ultérieure du parasite n’a pu être suivie. CAULLERY suppose que le segment distal peut se détacher du segment proximal, et donner naissance à un grand
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nombre de flagellispores, dont l'appareil nucléaire serait déjà représenté par les « chromidies » ou plutôt les «sporéties » dispersées dans le cytoplasme.
En ce qui concerne l’évolution ultérieure du parasite, je partage complètement, pour les raisons que je donnerai plus loin, les présomptions de CAULLERY. Je ferai remarquer, dès maintenant, que l’une des figures d'APSTEIN, qui représente un Ælobiopsis apparemment plus avancé dans son développement que ceux observés par CAULLERY, semble confirmer que le segment distal est destiné à se détacher, ou, tout au
moins, à évoluer indépen- FIG. OXLVIL. im. APSTEIN (1911). « Parasit 19 » sur les antennes et le
céphalothorax de Calanus, Acartit cte., correspondant cer- damment du segment tainement à un ÆUobiopsis. ; :
proximal. Ce segment distal, porté sur le segment proximal fortement accru, s’est sécrété une épaisse membrane kystique qui témoigne que sa période de végétation est terminée et qu’il est entré dans une phase de repos plus ou moins prolongée. L’accroissement du segment proximal prouve que celui-ci a, pendant ce temps, continué de végéter, et qu’il va, selon toute probabi-
lité, se scinder à nouveau.
Genre STAPHYLOCYSTIS CouTière 1911 Ellobiopsis COUTIÈRE (1911 à, p. 409).
Staphylocystis COUTIÈRE (1911 db, p. 189).
Espèce type du genre :
Staphylocystis racemosus COUTIÈRE, 1911 Ellobiopsis racemosus COUTIÈRE (1911 a, p. 441). Staphylocystis racemosus COUTIÈRE (1911 b, p. 189-192, fig. 1, et pl. VIII fig. 1-6).
Type de l’espèce parasite externe de la crevette abyssale Pasiphaea tarda KRÔYER, station 1038, chalut par 3.310 m. Campagne de la Princesse-Alice, N.-E. de l'Islande.
HOoTEs. — COUTIÈRE n’a eu à sa disposition qu’un seul exemplaire de cette forme, qui était fixé sous la face ventrale de l’abdomen de l’hôte, au niveau du troisième pléonite. C’est aussi dans cette situation que BATE (1888) à observé le parasite de sa Pasiphaea cristata des Fidji.
PÉRIDINIENS PARASITES 389 L’habitus des deux parasites est d’ailleurs identique. Courrère les iden-
tifie spécifiquement.
MORPHOLOGTE. — L'organisme est constitué par une cinquantaine
Tue
FIG. CXLVII. dm. COUTIÈRE (1911). Staphylocystis racemosus COUT. fixé sous l'abdomen de Pasiphæœa tarda.
de tubes, qui s’insèrent par une extrémité atténuée, sur une tige commune. Celle-ci est creuse, perfore le tégument de l’hôte et se termine en cône mousse, dans le tissu conjonctif sous-jacent. A la base de sa portion externe, la Re tige porte un anneau pigmentél.
Les tubes sont, à une certaine distance de leur base, transformés en chapelets par des constrictions annulaires
auxquelles corres-
pondent des cloi- pre. cxuix. im. Courrèrr (1911). Staphytocystis racemosus Cour. Détails des figures nucléaires. En b, «systèmes binaires » constituant des noyaux
sons transversales. bien individualisés (x 350).
L’extrémité de ces
chapelets, qui ont de 1 à 8 articles, porte très souvent la trace d’un
1. Quelque chose de comparable, sans doute à la zone pigmentée qui se trouve à la base de la plupart des
Laboulbéniacées.
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article détaché. Les cloisons sont d'autant plus épaisses que l’article est plus distal.
STRUCTURE. — La structure cytologique varie aussi, suivant la place des articles dans le chapelet. Mais il convient, avant de la décrire, de rappeler que le matériel n’a subi qu’une simple fixation à l’alcool.
Le cytoplasme, très homogène, dans les articles basilaires, se vacuolise de plus en plus vers l’extrémité libre. Il y a, chez Staphylocystis, des noyaux plus ou moins différenciés qui consistent en « systèmes binaires » comprenant deux grains de volume inégal. Dans la région proximale de l’article basilaire, « le plus petit de ces grains n’est pas visible », le plus grand mesure moins d’un y. Leur volume augmente, au fur et à mesure que l’on approche de l’extrémité distale de l’article. Dans les articles terminaux, ils peuvent mesurer 2 y 5 et 0 y 5. Suivant l’article considéré, — et peut-être la fixation — ces grains sont situés à même le cytoplasme, ou, au contraire, contenus dans une vésicule à membrane propre qui constitue, avec eux, un véritable noyau. Dans certains cas, il y a, dans la vacuole, un groupe de grains irréguliers, au lieu des deux grains inégaux. CourTTÈRE, s’inspirant des figures que BoTT (1907) a données, du noyau de Pelomyxa palustris, incline, avec raison semble-t-il, à considérer le plus gros comme un caryosome et le plus petit comme un centrosome intranucléaire.
Genre ELLOBIOCYSTIS CouTière 1911 Ellobiopsis COUMIÈRE (1911 «, p. 410).
Ellobiocystis COUTIÈRE (1911 b, p. 192).
COUTIÈRE distingue, dans ce genre, 7 espèces parasites ou commensales de Crevettes bathypélagiques : Hoplophoridae et Pasiphaeidae « et peut-être des Mysidae et des Sergestidae » qu’il avait, primitivement, rangées toutes dans son Ællobiopsis caridarum. C’est cette forme, la mieux étudiée, d’ailleurs, qui reste le type du genre.
Ellobiocystis caridarum Courière 1911
Ellobiopsis caridarum COUTIÈRE, (1911 a, pro parte. p. 410). Ellobiocystis caridarum CoUTTèRE (1911 b, p. 193-200, fig. Ir , I, I, et pl. VIII, fig. 21-36-38),
Type de l’espèce non désigné. Ce sont : les Crevettes : Systellaspis debilis À. M. Epw, Acantephrya purpurea A. M. Enw, A. pulchra À. M. Epw, pêchées par la Princesse-Alice, en 1909 1.