‹ Les Périgystites PilegmoneusesChapitre 11 sur 31 · X..., 12 ans, entre salle Velpeau pour rétrécissement · texte numérisé non relu

X..., 12 ans, entre salle Velpeau pour rétrécissement

PIQUE à

de l’urètre et infection urinaire. Ce malade avait déjà été soigné dans le service pour rétrécissement très serré de l’urètre, suite de blennorragie éloignée, il aurait subi une série de dilatations. |

A son entrée, il présentait tous les signes d’un rétré-— cissement serré, ayant provoqué une infection urineuse à son dernier stade. L'état général est très atteint : langue sèche, soif vive, pas de fièvre. On note un état nauséeux très intense que l’on mit sur le compte de l’urémie.

L'examen de l‘urètre décèle un rétrécissement bulbaire qui admettait une filiforme, une sonde n° 12 ensuite. Aucun symptôme local d'infection périnéale.

L'état du malade s’aggrava-rapidement et il mourut en moins de 48 heures après son entrée.

Autopsie : Reins : Parenchyme atrophié avec grosse dilatation des canaux. Vessie : Epaissie, à colonnes, avec plaques de sphacèle autour de l’orifice urétéral droit et du col vésical. Prostate : normale.

L’urètre présente des lésions du plus haut intérêt : sila partie antérieure -est saine, par contre la partie bulbaire est le siège d’un rétrécissement long de plusieurs millimètres et peu serré. En amont du rétrécissement se trouve une zone d’urétrite sphacélique et pseudo-membraneuse occupant tout l’urètre membraneux et prostatique. Le maximum des lésions est au-dessus du bec prostatique. Au-dessous et à droite du véru, à 5 millimètres environ de l’orifice de l’utricule, on remarque un pertuis qui admet une sonde urétrale n° 12 et qui oblique en haut, à droite et en arrière conduit,

éme D ae fu: à

ee, Gil

sans traverser la prostate, dans un vaste abcès sphacélique rétro-prostatique limité en bas par l’aponévrose moyenne, en arrière par le rectum, en avant par la prostate. De l’abcès part une zone d'infiltration purulente qui occupe l’espace pelvi-rectal supérieur et entoure le rectum avec maximum dans le flanc droit. Cette infiltration s'étend jusque sous le péritoine péri-rectal et gagne en hauteur la terminaison du méso-sigmoïde. On remarque derrière le rectum de nombreux ganglions inflammatoires.

Obs. 12 (LEPOUTRE).

Phlegmon gangréneux rétro-prostalique et rélro-vésical ; péri-urétrite phlegmoneuse diffuse ; rétrécissement de l’urètre balanique.

Un homme de 60 ans, moribond, se plaint de douleurs intenses dans la partie inférieure de l'abdomen ; n’urine pas. Ventre tendu et douloureux, testicule droit gros ; périnée et verge de coloration violacée, distendus par un épanchement : fièvre.

Autopsie : Péritonite aiguë sans cause abdominale ; mais, dans le Douglas, entre la vessie et le rectum, orifice donnant accès dans une cavité anfractueuse se prolongeant profondément vers le périnée.

Vessie renfermant du liquide purulent, lésions de cystite intense ; parois épaisses, trois cellules vésicales remplies de pus. |

Urètre rempli de liquide purulent avec muqueuse rouge, sans induration ni effraction, mais, au niveau du méat, cancroïde ayant amené un rétrécissement serré.

Abcès de la prostate.

Autour de l’urètre, phlegmon urineux gangreneux de

l'étage inférieur ‘du périnée.

Il s’agit d’un phlegmon gangreneux rélro- prostatique

et rétro-vésical ayant envahi et détruit les vésicules

séminales et les ampoules du déférent, limité en arrière

par l’aponévrose de Denonviiliers, en haut par le pé-

ritoine qui a été perforé, en bas séparé absolument de l’étage inférieur par l’aponévrose moyenne du périnée. Intégrité apparente des voies urinaires supérieures.

Obs. 13. (CHUTE).

Péricystile phlegmoneuse diffuse d'origine urétrale:

Un homme de 49 ans, porteur de rétrécissement ie norragique, fait-un abcès péri-urétral que l’on incise ; on

met avec peine à ce moment une sonde vésicale. Quatre

ou cinq jours après, élévation de température. Chute des urines, apparition de violentes douleurs sus-pubiennes et rétention complète.

Formation d'une tuméfaction hypogastrique que lon prend pour la vessie distendue, mais la tuméfaction ne

diminue pas après le sondage qui ramène des urines

claires. Elle s'étend dans la fosse iliaque droite sous une peau æœdématiée, infiltrée par les gaz.

Incision sus-pubienne et de la fosse iliaque droite amenant un abondant écoulement de pus. Cystostomie. Deux drains sont placés, l’un dans la cavité ïliaque, l’autre dans la cavité hypogastrique qui communiquent ensemble. Amélioration, mais la suppuration se prolonge et les drains étant laissés cn place durant un mois, le

rose

malade meurt d’une hémorragie attribuée à l’ulcération de l'artère iliaque externe. Pas d’autopsie.

Obs. 14. (CHUTE).

Péricystite phlegmoneuse diffuse d'origine urétrale.

Un malade de 51 ans, porteur d’un rétrécissement serré, arrive en rétention aiguë. Passage difficile d’une filiforme ; étant données les difficultés du cathétérisme, urétrotomie interne à la suite de laquelle on passe une sonde dans la vessie. Le malade est abandonné à luimême ;“au bout de huit jours, il perd sa sonde ; des essais infruclueux de sondage sont pratiqués par d’autres médecins. Le malade revient au vingtième jour avec de | la fièvre survenue à la suite de ces cathétérismes. ; - Température 102° Fahrenheii.

Ne Sondage facile, ramenant des urines troubles, maisne | = faisant pas disparaître une tuméfaction sus-pubienne prise tout d'abord pour de la distension vésicale ; sensation de crépitation au niveau de cette tuméfaction. Au périnée, collection s'étendant d’un ischion à l’autre. Tncision bypogastrique : évacuation de deux poches puru- __ lentes situées de part et d'autre dans la vessie. Incision périnéale à droite de la ligne médiane ; drai- nage sus-pubien et périnéal ; sonde à demeure. Amélioration lente, guérison en quatre mois.

LS ES EU LC à CN ot à

Obs. 15. (CHUTE).

Péricystite phlegmoneuse d’origine urétrale ; rôle évident d'une fausse route. Jubii tes

Un homme de 60 ans, porteur d'un rétrécissément,

olive

arrive en rétention complète avec distension. Rien à la prostate. On passe une filiforme ; puis quatre jours après wrélrotomie. externe et mise en place d’une sonde vésicale. Mais on s'aperçoit le lendemain que la sonde n’a rien donné et que les urines coulent dans la plaie périnéale ; celle-ci étant drainée, on injecte dans le drain du liquide pour la laver, mais le liquide ne ressort pas et cette manœuvre s'accompagne de violentes douleurs dans le bas ventre. Apparition de fièvre élevée avec pouls rapide et d’une tuméfaction sus-pubienne.

Incision hypogastrique : toute l’atmosphère cellulleuse péri-vésicale est infiltrée de liquide sanglant. Cystostomie; mais on ne trouve pas dans la vessie la sonde qu’on croyait y avoir mise et qui en réalité a été poussée dans le tissu péri-vésical. On songe alors à faire un toucher rectal qui montre une collection rétro-vésicale. Incision périnéale : drains multiples passant par le périnée et l’hypogastre.

Guérison en deux mois.

Obs. 16. (CHUTE).

Péricystite phlegmoneuse d'origine urétrale chez un rétréci porteur d’une fausse route.

A la suite de celle-ci, fièvre 101°Farh. Pouls : 100, vomissements. Tuméfaction abdominale simulant une vessie distendue et collection périnéale avec plaques gangréneuses cutanées. : ES

Incision périnéale et sus-pubienne montrant un phleg-

mon gangréneux gazeux absolument caractéristique. La

PPT UNS

ones,

vessie est complètement disséquée. Cystostomie. Drainage périnéal et hypogastrique.

Guérison en trois mois et persistance d’une fistule - périnéale. .

Obs. 17. (LEGUEU).

Phlegmon périvésical d’origine urétrale, propagé à l'espace de Retzius.

Un homme de 34 ans, souffre depuis quelques semaines du bas ventre. Il a constaté la présence d’une induratjon en plaque dont la palpation le fait souffrir.

Ancienne blennorragie. Rétrécissement très serré de l’urètre. Mais la vessie ne se vide pas ou plutôt il persiste à l’hypogastre une tuméfaction qui imite le globe de la vessie distendue.

Peau normale : mais on sentait au-dessous de la paroi comme un gâteau formé d'infiltration et d’inflammalion qui en bas se perdait au-dessous et en arrière du pubis, à droite et à gauche dépassant de deux ou trois. travers de doigts le rebord externe des muscles droits et en haut se terminant par une ligne convexe en haut à deux centimètres au-dessous de Fombilic.

Température : 36° 6. Langue sèche.

Urétrotomie interne. Le malade ne va pas mieux.

Une incision hypogastrique conduit à travers des tissus indurés et infiltrés où il n’est plus possible de reconnaître les couches musculaires ou aponévrotiques de la loge périvésicale. Dès qu’on a ouvert le feuillet postérieur de la gaine des droits ou le tissu qui le remplace, quelques gouttes de pus s’échappent. Le doigt in-

Do

troduit dans l'ouverture agrandie trouve une toute petite :

cavité en arrière du musele droit et à droite ; mais, sur

la paroi postéro-inférieure de cette petite cavité, une.

perforation qui admet l’index conduit dans une énorme cavité d’où s échappent deux à trois cents grammes de pus. Il v avait done un abcès en bouton de chemise qui

était en voie de progression vers la peau. La cavité

était développée au-dessus et en arrière de la vessie.

Obs. 18 (LEGUEU). je Phlegmon diffus péri-vésical chez un rétréci PELeUE d'un abcès prostatique.

Homme de 58 ans, amené d'urgence à la clinique de Necker le 31 octobre 1912 au soir vers 3 heures pouñ rétention d'urine qui date du matin.

Une sonde bougie n° 15 passe et évacue 300 grammes

d'urine trouble. H présente une petite induration au pé-

rinée, correspondant à la racine des bourses. Etat général peu atteint. A six heures, c’est-à-dire en trois

heures de temps, son état est le suivant : la verge est énorme, très œædématiée ainsi que le prépuce. La tuméfaction s’est étendue au pubis et dans les aines, elle est rougeàtre, dure, peu douloureuse. Les bourses sont æœdématiées et du volume d’une tête de fœtus à terme. Quant à la tuméfaction périnéale, elle n’a pas varié de volume. Elle reste de la grosseur d’une noix, très dure ;

elle paraît entourer l’urètre comme d’un anneau. De

chaque côté de l'anus, même œdème rougeûtre qu'aux bourses. L'état général est maintenant très altéré : pouls à 130 ; température : 39°2.

‘A sept heures du soir, incision périnéale qui ramène du liquide puriforme. Contre-incision dans les régions inguinales, où on ne trouve que de la sérosité. Drainage bilatéral. Lavage à l’eau oxygénée, sérum glucosé.

Les jours suivants, la température baisse à 373, à 31°8 le soir, la plaie se déterge très bien, le malade urine par son périnée. Mais l'état général ne s'améliore pas ; il s'aggrave au contraire progressivement à mesure que l’état local s'améliore.

Le malade meurt le 11 novembre.

Aulopsie : À côté d’un léger degré de périnéphrite et d’épaississement des uretères, on constate les particularités suivantes ;

1° Un rétrécissement urétral assez serré avec urètre décoillé par la collection périnéale.

2° Une prostatite suppurée, toute la prostate est détruite, mais l’urètre est intact ; c’est un abcès de formation antérieure à l’infiltration périnéale.

3° Un phlegmon diffus péri-vésical, toute la vessie est envahie par une zone d'infiltration séreuse ou séro-purulente qui envahit le tissu cellulaire sous-péritonéal.

Sur une coupe antéro-postérieure, on découvre audessus des vésicules séminales intactes, une grosse masse qui à la coupe était au début nettement œdémateuse et remonte jusqu'au haut de la vessie où elle fait une boule énorme relevant sensiblement le cul-de-sac péritonéal dans les régions ombilicales. A droite et à gauche de la vessie une coupe faite dans le tissu cellulaire péri-vésical très épaissi nous montre la même infiltration œdémateuse : le hHquide d'infiltration est plu-

va c

tôt puriforme dans ces zones qui voisinent la prostate que vers le sommet où il n'ya que de la sérosité. Mais nulle part je ne trouve une collection nette, précise, enkystée. Ce n'est pas une prostatite suppurée qui s'est propagée ici ou là, c'est un processus plus difius, plus généralisé, et dont on voit nettement la marche de bas en haut du foyer prostatique d’où elle vient juste vers le sommet ; letissu cellulaire péri-vésical n’a été respecté qu’en avant ; le fascia ombilico-pré-vésical est appliqué à la face antérieure de la vessie, sans qu’on voie à ce niveau l’œdème qui existe partout ailleurs sur les côtés et en arrière de la vessie.

Partout ailleurs l’infiltration est généralisée et quand on sait ce qu'est la péri-urétrite gangréneuse du périnée avec son liquide d'infiltration dans ce premier stade, avec son liquide puriforme dans les zones péri-urétrales d'où l'inflammation est partie, on retrouve tous les stades d'évolution.

C'est une péri-cystite totale, séreuse ou séro-purulente à la fois, la sérosité est infiltrée dans les mailles du tissu cellulaire. C’est le phlegmon diffus péri-vésical, c'est l’infiltration d'urine de la loge supérieure.

Obs. 19 (LEGUEU).

Péri-cystite phlegmoneuse diffuse avec infection colibacillaire et streptococcique, avec rétrécissement de l'urètre. Mort.

Le 7 décembre 1927, au matin, entrait à la clinique de Necker un malade, L. A..., 32 ans, dans des conditions particulièrement. graves, avec un facies plombé, une langue sèche ; il restait un peu étranger aux questions

ED re:

qu’on lui posait et paraissait frappé d’une grande infection ; température à 40° ; pouls filant et rapide à 130.

C'était un habitué de la consultation externe sen 1925, puis en 1926, il avait été traité à la Terrasse pour des rétrécissements serrés et étendus de l’urètre. Le 3 décembre, il venait à nouveau à la consultation pour une rétention d'urine avec écoulement urétral et douleurs périnéales violentes. Nous l’avions déjà trouvé assez fatigué et nous lui avions demandé d’entrer ; il s’y refusait pour l'instant, mais trois jours après, il étaitadmis d'urgence dans l’état que nous venons de dire.

A l'examen, j'étais frappé par un certain ballonnement du ventre avec légère contracture musculaire sous-ombilicale ; la pression de la région hypogasirique est douioureuse à droite et à gauche, il n’y a cependant pas de distension vésicale, à peine un peu d’œdème de la paroi.

Au scrotum, il ne présente rien, mais en arrière du transverse il a, à gauche et à droite de l’anus, une infiltration nette qui présente à ce niveau une teinte bronzée assez accentuée. La pression est douloureuse et laisse sentir à la fois de l’œdème et une crépitation gazeuse dans la profondeur. Le toucher rectal ne montre rien de particulier : du côté de la prostate, il y a simplement quelque sensibilité assez vive qui force le malade à se défendre un peu.

Je porte le diagnostic de péri-cystite phlegmoneuse diffuse d’origine urétro-prostatique avec infiltration autour du rectum et je demande à mon chef de clinique, M. Flandrin, d'opérer immédiatement ce malade sous mes yeux.

ue Mu

es Intervention : Sous-anesthésie générale, on fait une incision sous-ombilicale assez étendue ; il n’y à rien dans la paroi musculaire, ni dans la cavité de Retzius ; le fascia ombilico-vésical est ouvert et une grande quan-

tité de pus grisâtre, fétide, avec gaz en abondance,

s'échappe : de chaque côté de la ligne médiane, on voit de larges décollements sous les flancs. Le doigt s’enfonce sur les faces latérales de la vessie, à droite et à gauche, jusqu’au niveau du plancher musculaire de la loge périnéale supérieure.

Alors le malade est mis dans la position péritonéale et on incise la fosse ischio-rectale gauche, pleine du même pus fétide et gazeux, puis par l’incision sus-pubienne on introduit vers l’incision ischio-rectale un gros drain, qui est attiré avec une pince ; la même opération se fait à droite. Et, avant de reporter le malade dans son lit, on fait dans la plaie une injection de 30 cc. d’un mélange de trois sérums : anti-æœdémateux, anti-gangreneux ef anti-perfringens. |

Suites opératoires : À la suite de cette opération, le malade semble amélioré, la température tombait à ds mais le pouls était rapide et l’état général faible.

L'examen bactériologique décelait des streptocoques et des coli-bacilles, mais pas d’anaérobies. Avant de connaître ce résultat, on fit sous la peau une injection sous-cutanée de sérum anti-gangreneux, on le répéta les jours suivants, on fit des injections de même sérum dans la plaie, et on ajoute des injections de sérum glucosé sous-Cutané isotonique.

Sous l'influence de cette médication il semble que le

er

Lee En

‘2 malade allait s’améliorant, sans cependant nous donner à aucun moment pleine satisfaction. | ; Le 14 décembre, dans la nuit, il mourait subitement ; d'hémorragie. > 1

L’autopsie pratiquée par Verliac a donné les résultats que voici : la cavité qui contenait le drain est fermée \' en arrière par le péritoine et par l’épiploon ; iln’y a pas de péritonite. Du côté droit, la poche séreuse remonte sous le péritoine, le long de l’uretère ; du côté gauche, : une énorme tumeur sous-péritonéale monte en arrière 1 de l’urgtère et du rein. La cavité est remplie «le caillots.

Mais il est impossible de déterminer l’origine de cette “ hémorragie et de savoir si elle a été produite par l’ulcération d’un vaisseau, par la suppuration ou par le drain.

Il n’y a rien aux uretères qui sont normaux. La vessie ne présente également aucune lésion. L’urètre périnéal est un peu dilaté, de même que l’utricule prostatique ; mais dans cette région, on ne trouve aucune lésion appré- | ciable. Les vésicutes sont dilatées mais non suppurées. ; | En résumé, il n’y a pas de lésion dans la prostate et : dans les vésicules séminales, et le point de départ de

cette grande infection a été une infiltration urétrale an- ‘ térieure qui, de là, a remonté par le tissu cellulaire souspéritonéal.

. Obs. 20 (LEGUEU).

Péri-cystile phlegmoneuse diffuse avec abcès urineux : consécutif à des fausses routes. Guérison.

B. C.., 34 ans, entre salle Velpeau, n° 17, en avril 1924. A la suite d’une blennorragie à 25 ans, il pré-

Pu

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PRE De IE LE UV ORNE ET ET UERCENE !

sente à 28 ans un rétrécissement avec gêne à la miction,

jet en vrille, gouttes retardataires.

En avril 1924, il va consulter un médecin qui le di-.

late à la sonde ; on lui fait une fausse route, il a une hémorragie grave. pie

Le 18 mai 1924, il vient à la consultation en rétention complète, ii a les plus grandes difficultés à uriner, ne parvient à émettre que quelques gouttes ; on lui passe une sonde, on évacue la vessie.

Le 19 mai 1924, il revient à l'hôpital, il a une tumé-

faction doûloureuse de la région péno-scrotale ; la mic-

tion est très gênée ; on le reçoit à la salle Velpeau, lit ne 17. | HA

Le 20 mai 1924, incision d’un abcès urineux scrotah, drainage. A la suite, le malade urine facilement ; mais dans la nuit du 20 au 21, la dysurie recommence et il sent son abdomen augmenter de volume dans la région sous-ombilicale.

Le 21 mai, on sent l’abdomen distendu au-dessus du pubis, on pense qu’il y a un peu de distension vésicale, on fait un sondage avec une sonde n° 18, on laisse la sonde à demeure qui n’évacue qu'une trentaine de grammes et ne supprime pas la douleur diffuse dans le bas-ventre.

Le"22"mat, température s’est élevé à 39%5 ; on

. trouve une tuméfaction de toute la région sous-ombili-

cale, tuméfaction mal limitée, douloureuse à la pression et étendue également des deux côtés de la ligne médiane. Il est incontestable que le malade fait une complication infectieuse péri-vésicale.

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Le 23 mai, la tuméfaction a augmenté notablement en surface, surlout du côté droit où il existe un empâtement des parties profondes avec une très légère infiltration œdémateuse des tissus sous-cutanés : l’état général est nettement plus mauvais, le pouls est petit, la température est à 39° le matin, la langue est sale, sèche. :

Le toucher rectal ne donne rien, la prostate n’est pas augmentée de volume ; il v a simplement une sensibilité vive dans toute cette région, avec une sensation d'æœdèmg qui s'étend jusque du côlé des vésicules séminales. Je porte le diagnostic de péri-cystite phlegmoneuse diffuse et préconise une opération immédiate,

Le jour même, l'opération est faite par mon interne Lieutaud. Incision sous-ombilicale médiane de quatre travers de doigts, les tissus sont infiltrés : on incise la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, les muscles, l’a ponévrose musculaire. Il y a un peu d'infiltration de la loge de Retzius, mais il faut effondrer l’aponévrose péri-vésicale pour voir s’écouler un quart de litre environ de liquide fortement urineux et fétide. On décolle les fausses membranes à droite et à gauche ; il y a un énorme décollement des deux côtés de la vessie. On verse 60 cc. de sérum anti-gangreneux dans la plaie. On met deux drains à droite et à gauche. Il ne semble pas pour le moment que le débridement soit nécessaire vers la région inférieure ; on laisse une sonde à demeure.

Dans la journée, il y a une hémorragie assez importante, qui se fait par le drain; elle s'arrête au bout de quelques heures.

LiEUTAUD ré 3

Pet l'examen, les microbes donnèrent en culture : streptocoque et staphylocoques ; pas d'anaérobies.

Suiles opéraloires.: Deux jours après le malade présente une grosse amélioration de l’élat général, la fièvre tombe, le facies est bien meilleur, la plaie est en bonne voie de guérison,.la suppuration est presque éteinte; les urines sont normales. Ft

Le 28 mai, il a une orchite à droite; la vessie s’est fistulisée spontanément par la plaie hypogastrique, les urines vésicales sortent en partie par là ; l’état général est maintenant favorable. Le 5 juin, la plaie hypogastrique se referme, on peut enlever la sonde. Le 12 juin, l’urine ne coule plus par la fistule,.la plaie suppure un peu. Avec un bon état général, le malade sort\et devra se faire dilater pour son rétrécissement.

Obs. 21 (LEGUEU).

Péri-cystite phlegmoneuse diffuse à la suite d'un rétrécissement traumatique pour fracture du bassin.

D. L..., 45 ans, entre à la Clinique en janvier 1926.

Au mois de février 1925, le malade est renversé et écrasé par une voiture sur la chaussée. Il est immédiatement transporté dans le coma à l'hôpital de Chartres, où on diagnostique une fracture du bassin.

Son état s'améliore peu à peu et il reste alité pendant trois mois, immobilisé, sans appareil plâtré. Pendant cette période, on lui fait une incision fessière gauche, vraisemblablement pour vider un abcès ou un hématome.

PRES a

Aussitôt après l'accident, hématurie abondante, qui persiste pendant un mois, puis disparaît.

En même temps, dès le début, rétention complète. On met une sonde à demeure pendant dix jours, après quoi les mictions redeviennent possibles.

Après les trois mois, il sort de l’hôpital de Chartres, il marche difficilement et peut reprendre son travail, mais il garde des troubles de la miction : dysurie, jet faible, mictions fréquentes (3 ou 4 fois la nuit). En même temps, légère douleur à la miction. Ces symptômes augmentenl ; quatre ôu cinq mois après l'accident, apparait de l’incontinence d'urine diurne et surtout nocturne.

Pendant ce temps, il n’y a aucun traitement.

Vers le début. de janvier 1926 apparaissent des douleurs hypogastriques violentes, en même temps que température à 39°, état général altéré et grosse tuméfaction de toute la région hypogastrique.

A son entrée à l’hôpital, état général très Mauvais : on constate une grosse tuméfaction de toute la paroi abdominale remontant à l’ombilic, avec apparence phlegmoneuse, les bourses sont intactes. Rien à la proslate.

Intervention immédiate : incision médiane sus-pubienne et de grandes incisions latérales.

Ecoulement d’une grande quantité de pus fétide. La collection descend en bas jusque derrière le pubis et s'étend également latéralement. La vessie n’est pas ouverte. Drainage.

A l'examen : les cultures donnèrent du staphylocoque et du coli bacille, sans anaérobie.

— 36 — né

Suites opératoires : la température tombe aussitôt.

Amélioration rapide de l'état général, et cicatrisation

complète des incisions.

Etat actuel : bon état général, urines légèrement trou- M

bles. Mictions faciles avec une capacité vésicale (200 c. c.). 1

Canal rétréei dans la partie postérieure admettant un |

explorateur n° 15 avec urètre dur et irrégulier.

nn — Léger suintement urétral, prostate non augmentée des volume, mais donnant au massage une cerlaine quan: tité de liquide purulent. ;

° L'incontinence d'urine persiste comme auparavant. La radiographie montre une disjonction de la symphyse avec un écart de deux centimètres. Er

Urétroscopie : tout l’urètre est envahi par l’infiltràtion dure. Pas de corps étranger visible. Col normal, mais on ne voit pas de contraction.

Le malade sort le 13 février 1926.

Obs. 22 (LEGUEU). à Péri-cystite phlegmoneuse diffuse d'origine urétrale trouvée à l’aulopsie d'un malade mort d'infection. À

F, M... 12 ans, a eu à 30 ans une blennorragie ayant laissé un rétrécissement qu’on aurait dilaté, présente depuis quatre ans de la dysurie et de la pollakiurie ; entre le 20 mai salle Velpeau, après que des essais infruc-

” tueux de sondage ont réalisé une fausse route. A l'entrée, on porte le diagnostic d’adénome de volume moyen, chez un rétréci porteur d’une fausse route. :

Résidu 135 ce. ; Az. 0,67 — K. 0,088.

Peu après l'entrée se montre de l’ictère avec décolo-

Î de.

ration des matières qui cède après trois injections intraveineuses de { gramme d’uriformine.

Le 1% juin, le malade ressent une douleur au niveau de l’hypogastre, à ce niveau, la pression est douloureuse. Le ventre est tendu dans la région sous-ombilicale avec sonorité exagérée à la percussion. Le faciesest vultueux, la langue très sèche, cornée.

La température qui était inférieure à 37°, commence à s'élever. Les jours suivants, elle monte progressivement pour atteindre 39°,5 le 6. Le 3 juin, vomissements.

Le #4 juin Az. 1 gr. 47; pouls: 144; température 382,5 ; le soir oligurie, langue très sèche. Torpeur marquée. Abdomen météorisé, douleur à la pression, généralisée, mais peu marquée au-dessous de l’ombilic. Selles diarrhéiques involontaires. Vomissements à deux reprises. Quatre crises de hoquet durant chacune une heure environ. Gros râles dans les poumons.

Mort le 6 à 17 h. 30.

À Pautopsie : Une infiltration diffuse par du liquide trouble envahit tout le tissu cellulaire sous-péritonéal de la vessie, du petit bassin, de la partie inférieure de la paroi abdominale antérieure, de la fosse iliaque gauche où le psoas aussi est envahi.

Les reins sont petits avec d'assez nombreux kystes du volume d’un pois à une cerise. Les urelères sont normaux. La vessie est grande, ses parois paraissent normales. La prostate présente à gauche un adénome du volume d’une noisette. Les vésicules sont dilatées, ne contiennent pas du pus. L’urètre est déchiré dans la région membraneuse, le reste paraissant normal.

DEP" Re

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