III. Péricystites à point de départ prostatique
Obs. 23 (Guyon, in Thèse Segond).
Phlegmon pelvien d'origine prostatique.
Chez un homme de 46 ans abcès de la prostate ouvert d’une part dans l’urètre, d'autre part ayant envahi tout le petit bassin d’où il sort par la portion SUDÉTIEUSS de la grande échancerure sciatique.
Obs. 24 (LAFORGUE, in Thèse Segond). Phlegmon de l’espace pelvi-rectal supérieur d’origine
prostalique. | ca
Homme de 74 ans, mort en rétention complète at milieu des phénomènes généraux graves. Diagnostic pas porté.
Autopsie : Abcès de la prostate ouvert dans l’urètre et communiquant avec un vaste foyer purulent inscrit entre la vessie et le rectum.
Obs. 25 (LOHMANN).
. diffus périvésical pr obablement d'origine prostatique.
Un homme de 64 ans entre à l'hôpital avec une sensibilité douloureuse de la région abdominale inférieure. Au toucher reclal : induration et infiltration diftuse correspondant au fond de la vessie avec douleur à la pression. Urines rares, troubles. Température à 390, 6 lesoir, 37°,4 le matin. Apathie. ne
Mort cinq jours après son admission.
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Aulopsie : Rien dans la cavité péritonéale.
Vessie: lésions de cys!ite, parois hypertrophiées. Au niveau du fond, entre les orifices urétéraux perforation s’ouvrant dans une cavité purulente de volume d’un poing d'enfant.
Infiliration purulente diffuse entourant la vessie et baignant également la prostate et le rectum : en avant le processus phlegmoneux envahit l’espace prévésical.
Prostate : à peine hypertrophiée, mais dans le voisinage foyer purulent.
Pas de rétrécissement de l’urètre.
à Foyers purulents dans les reins.
Obs. 26. (DuPrLay). | Vaste phlegmon diffus périvésical el sous-péritonéal d’origine prostatique.
Un homme de 65 ans entre à l'hôpital en rétention complète datant de 48 heures; ses difficultés pour uriner datent de 7à Sans. Région hypogastrique tendue et douloureuse Le sondage ramène 1 litre d'urines mêlées de sang. Sônde à demeure. Deux jours après l’admission, le gonflement hypogastrique occupe toute la région sous-ombilicale et s'étend aux fosses iliaques ; douleurs vives à la pression, puisau niveau de la tuméfaction, au lieu de la matité, apparition d’un bruit hydroaérique. Aggravation de l’état général. Mort au douzième jour.
Autopsie : Vaste collection occupant non seulement le petit bassin, mais remontant en arrière jusqu’au dia- . phagme,en décollant le péritoine sur toute l'étendue des
Tee
fossesiliaques et de la paroi abdominale postérieure. Fu- à * À sée par le canal inguinal,le long du cordon spermatique. Vessie: parois hypertrophiées, surface interne lomenteuse, en haut et à droite perforation communi- DE quant avec la partie hypogastrique du phlegmon. ra Prostate hypertrophiée avec abcès. Urèlre : aucune lésion. |
Obs. 27 (AVERSENOQ).
Phlegmon périvésical d'origine prostatique. LE -
Un homme de 45 ans est soigné pour troubles dysuriques accompagnés de malaise général avec insomnie et inappétence, Passé peu chargé: blennorragie à 20 ans, n'ayant laissé aucune trace apparente. Cet état durè | = deux mois pendant lesquels le malade vaque à ses occupations tout en restant soumis à la surveillance médi-
4h cale. Un jour on examine la prostate : elle est énorme,
É | à contours lisses bombantvers la paroi rectale. Le ma-
à F lade est envoyé au chirurgien pour hypertrophie pros-
#1 tatique précoce. ; 1 ÊT a A l'examen : Matité hypogastrique PA à l’om-
ER bilic. A la palpation, la paroi se défend ét paraît rigide 18 dans la profondeur. Au toucher rectal : tuméfaction Le “prostatique du volume d’une grosse orange, donnant A une sensation de rénitence et se confondant sur les cô-
* tés et à sa base avec la saillie vésicale. | ré D On pense à un abcès périprostatique avec infection | D pelvienne profonde. L’état général s'aggrave, la gêne re : des mictions augmente. Urines claires.
+04 Intervention : En présence de l’autointoxication et des
rite
troubles mécaniques de la miction, et malgré le diagnostic ferme de collection périprostatique, on pratique d’abord une cystostomie sans ouverture locale. L'espace prévésical est normal, la paroi musculaire nettement
-infiltrée, mais dès l’ouverture du fascia prévésico-pel-
vien un flot de sérosité roussâtre fait irruption. En décollant au doigt le fascia du plan vésical et en dilacérant le tissu périvésical jusque vers la base de la vessie, de nouvelles collections s’écoulent. La paroi antérieure de la vessie une fois dénudée apparaît distendue et épaissie, Son ouverture donne issue à une urine abondante et claire. L'exploration digitale ne montre aucune hypertrophie prostatique. La vessie est drainée ainsi que l’espace prévésico-pelvien.
Après changement de gants, on procède au toucher rectal : ia masse prostatique a toujours les mêmes caractères ; l'incision hypogastrique n’a pas évacué la collection périprostatique. Cependant le malade étant fatigué, on ne fait la périnéotomie que trois jours après : on évacue une grosse collection qui enveloppe toute la prostate et est cloisonnée au niveau de la base prostatovésicale. Gros drain dans la plaie.
Amélioration progressive de l’état général et des plaies mais persistance de l'épaisseur et de la rigidité de la paroi vésicale avec absence de souplesse de la paroi abdominale et insomnie.
Le malade qui commence à se lever au quinzième jour, fait du purpura et meurt le lendemain d'hémorra-
gie vésicale.
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