WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y
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de la souvoraineté des Etats, les juges |toyens.
Et le jour où elles auraient la
étaient en la dépeudance des coteries et nomination et le contrôle des juges entre
des intérêts privés qui avaient la haute main sur les législatures. Et il en résulta un orûre de choses scandaleux.
Il vst d’impcrtance majeure que les juges soient nommés par le pouvoir natioual et restent sous sa surveillance et son contrôle, Cette disposition de notre charte constitutionnelle doit être maintenue intacte, si nous ne voulons voir la justice perdre son prestige et sa dignité. S'il arrive que des nominations douteuses puissent parfois être faites par le gouvernement central, plus fort, moins exposé, de sa nature, à l’influence des coteries, que serait-ce si les juges étaient choisis par les législatures, dans lesquelles le sort d’un gouveruement dépend souvent de deux ou trois députés ? Le banc serait prostitué— nous écrivons le mot sans hésitation. l' vof frirait aucune garantie d'impartialité, car les juges seraient exposés à des tracas- <eries permanentes, à des menaces, à l’intimidatiou. Y/osprit de parti, la passion dominent tout ou presque tout dans les chambres provinciales. Que quiconque les a vues à l’œuvre, de près, nous contredise de bonne foi ! C’est déjà trop, beaucoup tro que l'administration de la justice soit sous Île contrôle des gouvernements provinciaux.
I} se commet des abus et des dénis de justice cria”:ts sous l'empire des haïines et des ‘* nécessités ” de parti.
Le fait est que les législatares provinciales, en sortant le la sphère d’administration pour laquelle elles ont été créées, sont devenues des sources d’emnbarras pour la Confédération et des dangers pour l'avenir du pays. Elles sont, en trop de cas, des foyers eb des sources d’agitation malsaine, d’intrigue et de corruption. Elles offrent peu de sécurité pour la liberté et les propriétés des ci-
leurs mains, cette sécurité serait moindre encore.