EXPÉRIMENTATION
Les données expérimentales viennent étayer les hypothèses pathogéniques montrant l’inconstance et plus encore la rareté du résultat dans des conditions d’expérimentation. identique. |
Nous ne reviendrons pas sur les nombreuses expériences déjà pratiquées, nous en avons parlé suffisamment au cours de la discussion des théories pathogéniques.
Rappelons que les unes tendent comme l’avaient fait les premiers CLAIRMONT et VON HABERER, d'expliquer le cholépéritoine par une distension exagérée de la vésicule luttant contre un obstacle ; que les autres veulent expliquer le phénomène par des modifications des parois vésiculaires et de la bile, soit, comme l'avait fait BLAD, par une agression du suc pancréatique, soit par une intervention microbienne.
Cependant les expérimentateurs ont tous lié le cholédoque quelle que soit l’expérience tentée. Aucun n’a pu réaliser cette distension vésiculaire dont la contenance est si grande et qui se voit aussi lorsqu'il n'existe aucun obstacle cholédocien. Cette distension reste donc difficile à expliquer, le spasme du sphincter d’Oddi, la paresse vésiculaire sont des hypothèses très troublantes qu’il est difficile de réaliser expérimentalement.