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avons vu les observations de Fernet et d’Alglave où la péritonite par propagation, nettement diagnostiquée dans le dernier cas par une laparatomie, a pu guérir sans conséquences fâcheuses.
Nous n’avons pas de données suffisantes pour établir l’histoire et la durée de ces foyers circonscrits de péritonite adhésive qui se produisent par propagation au niveau des plaques de Peyer malades et qui en manifestent leur présence que par des symptômes cliniques très vagues et obscurs. C’est à eux probablement qu’on doit rapporter les cas de guérison de perforation intestinale, et alors leur utilité est incontestable. En effet, la perforation se fait dans des points où le péritoine n’est plus sain ; à la faveur d’une péritonite lente, chronique, produite par l’inflammation intestinale sous-jacente des adhérences sont nées qui limitent les lésions lorsque la perforation survient. Déjà Trousseau avait envisagé l’intérêt que présente ce processus inflammatoire :
«Ces péritonites partielles, par propagation, expli- « quent, dit-il, la possibilité de la guérison des per- & forations intestinales qui surviennent après le « début de ces péritonites. La mort ne survient en « effet que par le fait de la péritonite généralisée et « violente que provoquent les matières versées de « lintérieur du tube digestif dans la cavité du péri- « toine. Or, quand des adhérences se sont établies « entre les anses intestinales consécutivement à « l’inflammation de la membrane séreuse qui les « recouvre, l’épanchement des matières ne peut plus
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€ avoir lieu puisque les ouvertures des ulcérations «€ se trouvent fermées par l’accolement des intestins « et l’on conçoit que ces adhérences, pouvant persis- « ter assez longtemps pour permettre à la solution « de continuité de se cicatriser, le malade guérisse « de cette complication.
« C’est par ce mécanisme que des malades ne « succombent pas aussi rapidement que succombent « d'ordinaire les individus atteints de perforations. »