‹ Les PéritonitesChapitre 9 sur 38 · Alglave et Boisseau. Tribune Médicale, mai 1904, p · texte numérisé non relu

Alglave et Boisseau. Tribune Médicale, mai 1904, p

3. Josias. Revue d'Hygiène et de Médecine infantile. Paris, 1909, p-. 7.

= rs re

ques intestinales, mais il n’y avait pas de communication directe entre l'intestin et la séreuse.

IE

Comme il est bon, lorqu’on étudie une question, de connaître les premières observations qui ont été publiées à ce sujet, on nous permettra de rapporter les faits principaux que nous avons pu recueillir en parcourant la littérature médicale. Ils nous montreront tout au moins la réalité et l’existence de l’affection qui nous occupe. Il est vrai que l’on peut critiquer et mettre en doute la finesse d'observation des premiers anteurs; mais que dire de ceux qui, plus tard mieux avertis, sont venus confirmer les paroles de leurs prédécesseurs ?

Et, si du temps de Thirial, il n’est nullement fait mention del’appendice dans la relation des autopsies, esi-ce une preuve qu’on ait négligé de l'examiner ? Les auteurs devaient pourtant le connaître et ne pas laisser passer inaperçues ses diverses lésions, car, au début du xixe siècle, Meslier avait parlé déjà des méfaits causés par cet organe, et chose curieuse, avait même envisagé l'avenir plus ou moins lointain où l’instrumentation et la technique chirurgicale permettraient de supprimer cet appendiceinutile. Il est donc probable, que même en 1853 on ne se contentait pas d’un examen sommaire de l'intestin. Nous nous en rapportons à Trousseau :

.. € À l’autopsie on reconnaît les lésions de la « péritonite suraiguë et en examinant avec soin le

« tube digestif, on trouve bientôt la perforation qui «en a été le point de départ... Mais dans d’autres € circonstances, quelque attention qu’on mette à les «rechercher, on ne peut en découvrir aucune trace: « bien plus, c'est à peine si l’on constate l’existence «de plaques de Peyer légèrement saillantes et ne « présentant pas les moindres vestiges d’inflamma- «tion ni d’ulcération.

« Dans ces cas on a eu affaire à ces péritonites déve- « loppées spontanément dont mon ami le docteur «€ Thirial a fait l’objet d’un intéressant travail com- « muniqué à la Société de médecine des hôpitaux. »

Aïnsi malgré l'attention la plus scrupuleuse il est impossible parfois de trouver la moindre perforation et Trousseau cite un de ces faits où l’inflammation de la séreuse était évidemment une phlegmasie propa-

gée » :

Une jeune fille de 21 ans présentait les symptômes d’une fièvre typhoïde assez bénigne. Après vingt jours environ de maladie elle entrait en convalescence et elle commençait à prendre quelques aliments, lorsqu’à la suite d’une impression morale très vive elle fut prise subitement de symptômes excessivement graves, tels que : douleurs dans le ventre, vomissements bilieux, altération profonde des traits, dépression du pouls, affaissement général.

À la vue de cet ensemble de symptômes, les médecins les

plus éclairés n’hésitèrent pas à diagnostiquer une péritonite

Page 1