‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 113 sur 307 · Lib. Vin, p · texte numérisé non relu

Lib. Vin, p

4. Joseph. Ant J«fi IV, viii, x ; Philo, De Mose, lib. III (éd. Mangey, t. II, p. 166) ; Cyril" p. Comment, in Johann, lib. XII, vers. 9 (t, IV, p. 1047, 1048).

c'est-èrdire au temps même où Ton place le martyre de Polyeucte, les chrétiens tenaient pour condamnable et contraire à la discipline, un outrage fait aux statues des dieux par quiconque n'était pas appelé à confesser sa foi devant un juge païen ^

En 303, à Nicomédie^ un chrétien arrache et déchire un édit de persécution ; « il a mal fait, » écrit Lactance^ tout en rendant hommage à son intrépidité devant la mort.

Malgré toute l'ardeur de ses attaques contre Julien Tapostat, saint Grégoire de Nazianze Texcuse d'avoir frappé, pour venger la destruction d'un temple de la Fortune, les habitants de Césarée ; il a pour ces derniers des paroles de blâme ^ sur lesquelles insiste Ëlie de Crète \

Lorsque Théodoret raconte comment Tévêque Abdas renversa en Perse un temple du feu, il condamne par deux fois, dans son récit, ce mouvement inconsidéré. La sévérité de l'historien est fondée sur le motif même qu'avaient autrefois invoqué les Pères d'Ulibéris : le divin apôtre, écrit-il, n'a point renversé à Athènes les autels des gentils ^.

Moins sévère dans ses expressions pour la destruction des idoles que ne l'avait été le concile de 304, le grand évêque d'Hippone n'estime pas pourtant que les chrétiens tués pour ce fait puissent être mis au nombre des saints. « Si les Gir- » concellions qui se font égorger par les païens, dit-il, se « dévouaient à la mort en brisant les images des dieux, leur c trépas pourrait, à la rigueur, présenter quelque apparence « d'un martyre, passent habere qualemcumque umbram nomi- « nis martyrum; » encore faudrait-il, dans sa pensée, qu'ils eussent reçu de par les lois, la mission de se porter à une

1. Il faut évidemment réserver ici, avec les théologiens, les faits tels que ceux de sainte Valentine et de sainte Eulalie, brisant, devant le tribunal, les idoles qu'on voulait les contraindre d'adorer. (Euseb. Mari. Palœst. vin ; Pru dent. Peristeph. m, v. 128-130).

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