Apolog. 1,§ XLIV
4. Useuer, Acla martyrum Scillilanorum grâce éditai p. 6 (Index scholarum (|U£e in Univer^itate Rhenaua anno 1881 habebuntur, BonnsB, in-4<>).
j. L. 4, § 1 Famil. erci$*c. (Digest. X, II). Cf. ci-desaus, p. 63 6. Acla s, Pioniif § 12 (Acla sincera, p. 145),
Un élément de haute importance pour la suite des affaires de l'espèce, la liberté ou Tinterdiction de dénoncer les chrétiens a subi, selon les époques, des variations qu'il convient de noter. Pline avait admis, en cette matière, des rapports anonymes ; Trajan Ten blâme et veut qu'à Tavenir les délateurs se fassent connaître*. Plus tard, on les repoussera absolument et Tordre sera donné de les punir quand bien même leurs indications seraient reconnues fondées ^ L'histoire d'Apollonius, martyrisé sous le règne de Commode, nous montre l'application de ce rescrit ; un esclave qui avait dénoncé le chrétien périt dans les supplices ^ En Afrique, au temps de Septime Sévère, la règle formulée par Trajan avait reparu et les délations étaient admises quand leurs auteurs n'étaient pas anonymes*. Sous Décius, le nombre s'en accrut ; dans l'ardeur de cette nouvelle poursuite, les familles furent divisées et des parents se dénoncèrent les uns les autres ; le lâche espoir de s'enrichir des dépouilles des condamnés multiplia les trahisons \
Malgré tant de forfaits, tant de cruautés abominables, la persécution n'avait pas encore donné toute la mesure de ses violences. Sous le gouvernement de Dioclétien, le désespoir de vaincre les enfants du Christ prête aux bourreaux une fureur nouvelle, et si l'on peut l'essayer pour des temps plus anciens, il devient alors presque inutile de chercher quelque trace d'une application des règles judiciaires. A tout ce que la rage des païens avait enfanté autrefois, d'autres rigueurs sont ajoutées. L'accusation de débauche infâme imaginée contre les premiers fidèles reparait* et, comme autrefois, le nom seul de chrétien est puni de mort\ Les vieilles immunités de caste consacrées par les lois ne protègent plus les