‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 160 sur 307 · s. c mil. in s. Lucianutn · texte numérisé non relu

s. c mil. in s. Lucianutn

3. Ge^ philum, à la suite des œuvres de saiQt Optât, Ed. de Du-

^ ^] C \rini, t. H, p. i22.

DES MARTYRS 18:i

prévenu, le magistrat devait, sauf en des cas spéciaux, ainsi qu'on le verra plus loin, recevoir de la bouche de ce dernier les déclarations préliminaires. Les Acta sincera de Ruinart et quelques autres pièces qu'on me permettra d'en rapprocher nous en apporteront la preuve. Le récit de la passion de saint Pionius met sous nos yeux deux phases distinctes de la poursuite : l'instruction faite avant l'arrivée du proconsul, puis le dénouement de TaiTaire devant ce magistrat. Un neocortis^ nommé Polémon, fait arrêter le chrétien, le mène à grand bruit au forum, et là, en présence de la foule, il emploie les séductions, les menaces pour lui persuader de sacrifier; puis renonçant à vaincre cet homme qui lui est bien connu et qu'il vient d'appeler par son nom, il fait un signe au greffier et procède officiellement à l'interrogatoire : «Gomment te nommes-tu, dit-il au saint? » C'est alors l^instruction qui commence et parla formalité de droit; elle débutera de même encore, lorsque viendra le proconsul*. « Amenez Acace, dit un autre magistrat. » — « 11 est présent, répond Vofficium. » — « Comment te nommes-tu, poursuit le juge*? » Ailleurs, même question est adressée à sainte Cécile que le magistrat connaît, ainsi qu'il le déclare luimême ', et aussi à d'autres chrétiens que les agents du tribunal, qu'un avocat viennent de présenter en les nommant^.

Il était parfois des accusés qui refusaient de répondre aux interrogations préliminaires. Deux récits tirés du recueil de Ruinart nous renseignent utilement sur ce point, et nous font voir par quelle voie légale on pouvait suppléer à ce silence. Au temps de la persécution la plus terrible, en 304,

1. Pwfsio s, Phnii, § IV, IX et XIX {Acla sincera, p. 441, 144 et 149).

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