‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 191 sur 307 · De Smedt, Analecla Bollandiana, t. IX, p · texte numérisé non relu

De Smedt, Analecla Bollandiana, t. IX, p

3. De Trinilate, I. III, c. XI, § 23 ; « Cum verba judicis prœco proiiuutiat, non scribitur in gestia : Ille prœco divil^ sed, ille Judex ».

4. L. 48, De re judicala {Dig, XLII, 1} : « Décréta a proetoribus latine interponi debent *>. L. 12, De aenlenliis et inlerloculionibus omnium judicum [Cad. JusLt 1- VII, tit. XLV). « Judiccs tam iatina quam grœca lingua eententias proferre possunt ». Cf. Lydus, De magistralibus populi Romani^ I. Il, c. 12 et I. III, c. 42.

5. « Proconsul moderata voce rarenter et scdens loquitur, et plerumque de tabella legit... Proconsulis autcin tabella scntentia est; quae semel lecta neque augeri Httera una, neque autem minui potest ; sed utcumque recitata est, in provinciae instrumento refcrtur » {Florid. I. I, c. IX). Cf. S. August Sermo XLVII Deovibus, c. 11, § 4, cité plus haut. p. 219 ; I. 45, § 1 , De re judicala {Dig. XLII, I).

6. Job. XIX, 21, 22. o Dicebant autem Pilato pontifices Judœorum : noli scribere : Rex Judœorum » sed « quia ipse dixit »> : « Rex sum Judœorum ». Respondit Pilatus : '< Quod scripsi, scrlpsi »,

chrétiens, nous l'apprenons par ces mots du traité Adnntiones: Illum duci, suffigiy ad bestias dari placrt * et nous la retrouvons à la fois dans les précieux Actes proconsulaires de saint Gyprien, dans un sermon que saint Augustin a consacré au panégyrique de ce grand évéque. Le libellé on est court et répond à celui que donne Tcrtullien: Thascium Cyprianiim gladio animadvertt placet *. La même formule reparaît dans les passages suivants tirés de deux x\ctes de martyrs où sa présence me semble être, au point de vue de Taulhenticité, une marque digne d'attention:

« Maximilianum, eo quod indevoto animo sacramentum militiac recusavôrit, gladio animadvertt placuit b '.

« Marcellum, qui centurio ordinarius militabat, quiabjecto < publiée sacramenlo, polluisse se dixit ; et insuper apud acta « praesidialia alia verba furore plena deposuit, gladio animad- « verti placet » \

A côté de ces texfes s'en place un autre tiré d'une pièce non admise par Ruinart, mais qui ne m'en parait pas moins mériter sur certains points quelque créance ; c'est le jugement rendu contre un groupe de martyrs africains, saint Mammarius et ses compagnons: « Qui Imperatorum praccepta contem- « sQVwiïi gladio animas eomm interfici placet » ^.

Ces sentences, les molifs qui les avaient fait prononcer, étaient, pour les chrétiens, Tattestation publique de leur courage et un brevet d'honneur. C'est Tune d'elles, c'est la confiscation qu'elle édiclait, c'est la perte des dignités, la condamnation à l'exil que saint Denys d'Alexandrie invoque comme ses titres de gloire ^ Saint Cyprien rappelle non sans orgueil que les païens ont fait annoncer publiquement la

2. Acta procons, S. Cyprianiy § 4 ; [Acta sincera, p. 217). S. August., Sermo CCCIX, § 3.

Page 1