Euseb., Hisl, EccL, I. VII, c. XI
saisie de tous ses biens *. Plus tard, avant de décréter contre ui la* peine capitale et de lire la sentence, le proconsul en ivait proclamé verbalement les motifs : « Tu as montré o longtemps un esprit de sacrilège. Autour de toi, tu as » groupé de détestables conjurés. Tu t'es fait Tennemi des » dieux de Rome et de ses lois saintes. Les pieux et sacrés » Empereurs Valérien et Gallien Auguste et le très noble » César Valérien n'ont pu te ramener à célébrer les rites de 9 leur culte. Tu as donc été le fauteur de crimes abominables » et le porte-enseigne des scélérats. Tu serviras d'exemple » à ceux que tu as faits tes complices, et tu scelleras de ton ►> sang la discipline » '. « Sentence glorieuse », ditPontien, » diacre de saint Cyprien et historien de sa vie, « sentence » glorieuse et vraiment digne d un si grand évêque. On rt l'y proclame le porte - étendard de la foi et Tennemi » des dieux. On y dit qu'il servira d'exemple et que » son sang scellera la discipline. C'est la vérité même. » Bien que sorties de la bouche d'un gentil, toutes ces » paroles ont la marque divine. Ce porte-étendard enseignait » en tenant haut le signe du Christ ; cet ennemi des dieux » poursuivait la destruction des idoles. Il a servi d'exemple » en ouvrant la voie à d'autres dévoûments, car c'est lui » qui, dans la province d'Afrique, a été les prémices du » martyre. La discipline qu'il a scellée de son sang est » celle du suprême sacrifice, et d'autres l'ont scellée à leur » tour en suivant l'exemple de leur maître » ^
Une voie de salut était ouverte à ceux que frappait la justice criminelle : l'appel contre la condamnation. La loi romaine admettait ce recours, en invoquant le généreux principe de la miséricorde. « Credo, disait le grave Ulpien, credo humanitatis ratione provocantem audiri debere » ^. Jusqu'à l'heure du supplice, le condamné et tout autre même