Voir ch. XXIV
\. S. Chrysost. llomil. de ss. martyr. Juventino et Maximinêf § 3.
^m.'jr^iA arTAja*-^ VFÇfin^, apparat à la-veuve el lui rapp>rLi Ir linr* qurli* avait prHé. Frappée dVtoQnemeQt, celte fr-mii a^i3i>nQi ie coite des faux dieux et confessa la ^Wire àa martyr ".
A c>tti^ {«fz^e^Je s'en joint une antre dont la diffusion a da «^tr*^ ;rraD'ie. car elle est souvent reproduite dans des textes de val-i-ur à tV'Up 5nr inégale mais dont le nombre a ici son importance : les Actes des saintes Héliconis et Sébasticnne, ceux d*> saint Gratilien*^ Khistoire copte des miracles de rraint <>>lutbus \ parlent d*un flot de lait jaillissant des corps des martyrs décapités. Même mention en ce qui touche saint Paul dans les livres du Pseudo-Abdias \ dans un sermon compris parmi ceux de saint Augustin, mais où ses éditeurs croient reconnaître la main de saint Ambroise*. Quand tomba la tête de TApiHre. y lisons-nous, on dit que du lait plutôt que du san^, s'écbappa de son corps. Telle fut, ajoute l'auteur, la force de la grâce du baptême; le lait devait abonder en celui qui fut le nourricier de l'Eglise ; n'avait-il pas, suivant sa parole même *, prodigué aux enfants du Christ col aliment mystique des initiés " ?
Je viens de tnentionner une fresque récemment découverte à Home et où nous voyons trois martyrs attendant le coup (lu glaive, à genoux, les yeux bandés, comme il était (l'usage. C'est là pour l'iconographie, un fait d'exception. Hien en effet de ce que représentent les vieux monuments de Tart chrétien ne devait attrister les regards, en rappelant r(»x(;ùs des humiliations et des souffrances. Telle était la loi.
1. Acta S.9. Aposlolorum Pelri et Pauli, éd. Thilo, p. 20-27; Ado, Martyrol. 2(\ nov. cf. I(; drbnt du recueil, édition de 1613, p. 1.
2. Arta suspecta s. lleliconidis, § 10 ; Acta s. SebaslianXy §23 ; Acta s. Grafilid/ii, ^ Il iBoIl.'ind. 27 niaii, 7 jun., 12 aug.).
:i. (i»M>r^ri„n, Pe in'micuUs s. Colutlii, p. CLX, CLXl.
'i. Artd Apost. (ipocr. sii^e Hisl. certain, aposlolici^ L. II, c. viu (Fabricius, (oit. (ipurr. iSovi Testamenti, p. 455'.
:'.. S. Au^MHt. Scrnin CCI, al. De sanctis, XXI, § 2 (Ed. Migne, l. V, p. 2119).
(.. <• T.im«|ii.iin parvulis iu Christo lar vobis potum dedi, non e8cam.»> I Cor. m. 1, 2.
7. c:f. ChMu. Alex. Vivdau. 1, C. et Slromat. V, 10 (Ed. PoUer, p. 119, 127. tiS.'i ; S. AuK. llrpos. in Vsntvi. XXXIH, § 6 etc.
comme le montrent^ avec d'autres preuves, l'insigne rareté des tableaux de martyre, et un bas-relîef où l'artiste a figuré sous une forme ingénieusement atténuée, deux cruels épisodes de la Passion du Christ ^ ; dans les deux scènes de décollation qu'ont jusqu'à celte heure présentées les marbres, les sculpteurs ont suivi la règle commune. L'appareil funeste du supplice est écarté de leurs compositions : ce n'est pas à genoux, les yeux bandés, mais debout, la face découverte, que saint Paul et saint Achillée attendent le coup de la mort ^
1. Cootrairement «i la règle artistique qui exclut les scèucs de la Passion postérieures à la comparution devant Pilate, les bas-reliefs d'un sarcophage de Rome représentant le couronnement d'épines et la uiontt'*e au Calvaire ; mais c'est une couronne de fleurs qu'un soldat po^e sur la tôte du Christ et c'est Simon le cyrénéen qui porte la croix. (Elude sur les sarcophages d'Arles, planche XXXIII, figure 1). De m>^me sur une tombe où figure saint Pierre marchant à la mort, c'est un autre que lui qui porte l'instrument de son supplice (Garrucci. Sioria delVarle crisliania^ pi. 335, n* 3).
2. Voir pour saint Paul, Bottari, pi. XLV ; Garrucci, Sioria delVarle crisliana, pi. 331, n*» 2 ; 348, n» 1 ; 350, no 2 ; 353, n» 4. Les sarcophages chrétiens de la Gaule, pi. XI, XII, LIV et page 113 : pour saint Achillée, De Kossi, BuUeilino, 1875, pi. IV. Cf. ci-dessus p. 242.