‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 234 sur 307 · lir. Retf. chap. m, Sl · texte numérisé non relu

lir. Retf. chap. m, Sl

2. Sut dipinto pompeiano in cui 3, délia II. Accailemia dei Lincei, ScU p. 303.)

3. Evangeliùruin codex tjrœcus purpweua Rossanens'a, Leîpsig, ISSD, pl.XVt.

ait MONUMENTS ANTIQUES

l'atlestenl, avec un traité attribué k saint Chrysostome ', les reliefs d'un dyplique des premières années du v* siècle, celui de Rufius Probianus ',

Nous l'apprenons en même temps par ces mots d'une formula consularitatis qui décrit l'appareil imposant dont est entouré le magistrat : « Quale tibi débet esse quod curules inclytas probatur ornare? Vultus quineliam Regnantium

. Voi:

2. Willhelm Meyer, Zwti aiUikt Elfenbeinlafein dtr K. Slaaia-Bibtiollietk in Manchen, Taf. \\.{Abtiandliingeii der PkiloiophiKh-pkiUilogUehen titute dtr Baytriachtn Akademie der W âsenschaflea, 1879, t. L[. L'ivoire doDt il s'agit nous montre, derrière le siège du vicariiia, le buste des deux empereura «e ilétacbaDt Bur une pila semblable à ccJles que représentent lea miniatures de la Noima [Qritnt., cap. m).

geniata obsequii pompa prapmittit ; ut non solum summi judicis sed et Dominorum reverentia cumulaliis orneris. magnae temperationis invcntum ! De nomine Gonsulis promitteris ctementissimus, et de Principum imagine metuendus'. »

A quelle époque commença-t-on à placer dans le prétoire i*image du souverain ? Il îi'en était pas ainsi, paraît-il, au temps de Trajan, car Pline, écrit dans une lettre célèbre, que, pour obtenir l'abjuration solennelle de certains chrétiens, il a fait apporter devant lui l'image de TEmpereur avec celles des dieux, et que les inculpés leur ont offert Tencens et le vin '. Un double passage des Actes des martyrs nous parle de fidèles se refusant à adorer les vultus Principum ^. S'agit-il là d'effîgies apportées par ordre du juge ou bien d'images permanentes comme celles que je viens de rappeler? Je ne saurais le dire, car, entre le n'^gne de Trajan elles documents que je signale, je ne trouve aucun texte relatif à Texposition de l'image du souverain devant le tribunal ^

Dans la fresque de Pompei, aussi bien que dans la miniature du Codex liossanensis^ le prétoire ne présente pas la forme architecturale que décrit Vitruve * ou que montre l'un des bas-reliefs antiques placés dans Tare de Constantin. Les magistrats siègent sur des estrades, simples bâtis en bois recouverts ou non d'une étoffe. C'est le type de ces tribunaux mobiles qui furent brûlés avec le corps de César • et que

1. Cassiodor. Varim\t lib. VI, § 20. Voir encore, pour Timage des empereurs accompagnant les magistrats, Lydus, De magistratibus^ lib. H, § 17, éd. de Bonn, p. 183.

3. Acta 8. Feiicis Gei^und.y § 4 ; Acia s. Euseb, mari, in Palœsl,^ § 4 (Bolland. 1 et 14 aug.).

4. J*ai dit ailleurs quelques mots de ces vuUus Principum placés devant le tribunal et offerts à l'adoration. [Élude sur le» sarcophages d'Arles^ p. 43.)

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