‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 247 sur 307 · Prudent., Jfymn., V, t · texte numérisé non relu

Prudent., Jfymn., V, t

. Acta a. Fruetuon, g * {Aeta ïtnfl.,

Bi Hosnnns AsnQCB

saint CoDOD, «aînts CjriUe «I Julilla ' forent étendus ssr ce jçnbal d« doalmr. Le pltu illustre d > ceux qai périrent de la sorte fat. comme on le sait, saint Laurent que célèbrent iwot An^stîn *, saint Ambroise*. saint Léon le Grand S Prudence * el le Mari jrolo^ d' Adon *. L'ne médaille de plomb, publiée par Vetlori et souvent reproduite après lui, nous préseule la seule image antique qui me soit connue d'un condamné périssant de la sorie ; c'est l'illustre diacre qui refusa de livrer les trésors de l'Eglise. Sur cette pièce, d'ailleurs intéressante b d'autres titres, on voit le saint étendu devant le Préfet de Rome, sur un gril où deux appariteurs le mainlienneol par les pieds et par les mains'.

L'un des spectacles les plus barbares ofi se soilcnt complus les anciens élail la vue du condamné portant la croix sur Imiucllc il devait périr. Parmi les textes qui mentionnent <;etle agj^ruvation de supplice', le plus célèbre est celui de

!, Ailii. Mdflyrot., i ksi. jun. ; le kal. jul. Voir encore In Fassioa. Mamnm- Hi (MiitiillcNi, Vfteiit anaUcla. i>. 179, col. 2^.

•i. Srrmn CC.CIII. K 1.

;i. (»r uffir. miahl,-., L. I, 5 207.

t. Sfrm» LXUXIH, i 3.

,1. Hvmu.. II. V. 33*.

Cl. lUiirli/nil., ( iil. nilg.

), \'il1"rl. l'istrrtallt philoUiQica ; l)i- llossi, Bulletliau dj arc/ieoltii/ia crithfiini, IKilii. |i. ;i(i. On rciimniui^rn sur ci'Uc médaille l'àine du saini, couronnée l-Jir bi iiiMiii ill\iiii'rl HVrlin[i|niiit de snii corps sous la lif^iire d'une fciumc cl) liPii'i'-. Vil r.irri rnl le •■ifii'rium ili; l'nutcl île saint Laiireiil ; ses colonnes l,M>.i> ii|iii-<rMl 'iir ilii liiisc!' semblables ;i l'i'Ue (|iie j'ai signalée réceniiiient tl i|iii Miciiniliiirtit U- .'l'oHiim ,Wx eiiriiiits de sninle I-'élicilé. {MUanyfade rÊcole

la Passion ; et, <tans les nombreux tableaux antiques où est retracée l'histoire du Christ, on aurait pu s'attendre à trouver le Portement de la Croix, si fréquemment représenté chez les modernes. Une loi dont j'ai parlé plus haut et que les artistes chrétiens ont exactement observée interdisait toutefois de montrer à la foule les scÈnes de la Passion postérieures à la comparution devant Pilate'. L'image des souffrances du Christ ne devait pas attrister les regards. Sur le marbre romain dont je donne Ici la figure, sur deux sarcophages de Nimes et de saint Maximin, rhomiuc qui porte la croix n'est

donc point le Seigneur, si facilement rcconnalssablc à sn chevelure bouclée, à aoapallium; c'est Simon'le Cyrénéen, les cheveux courts el vêtu d'une simple tunique *.

l. Inscriplioru ehritUnna de la,Gaule, t. I, p. 156.

a. Élude *ur Ita sarcophages d'Aria, pi. XXXilI, n» 3 ; te» tanopliagei eMlirtu dt la QauU^ pi. XXVUl, 2 ; UV, 1.

iSous possédons une image antique représentant un crucifié : le grnffito du Palatin *. Cette caricature du Christ expirant et du fidèle qui ladore a été trop souvent étudiée pour que je m y arrête. Je ferai remarquer seulement que ce grossier dessin nous montre la croix telle qu'elle était réellement construite, c'est-à-dire en forme de /a// surmonté de la tablette où s'inscrivait la cause de la condamnation. Au bas est le suppedaneum sur lequel portaient les pieds du supplicié.

Un disque de vene à peintures sur fond d'or se distingue des monuments de Fespèce par une représentation qu'on ne retrouve pas ailleurs. Dans un de ses compartiments est ligure un personnage nu, dans rattitudc de la prière ; il est scié par deux hommes qui poussent leur instrument de mort avec cet air de placidité profonde que les artistes du moyen âge donnaient communément aux bourreaux *.

•ucci, // crocifisso f/raffilo in casa dei Cesari^ 1857, in-S®. icci, Velri oniati di figure in orOy 2« édit., pi. I, n<» 3.

HELATies AUX AFFAIRES CRIMINELLES î»

La victime, dont le corps laisse échapper des flots de sang, est probablement le prophète Isaïe, exécuté ainsi par ordre du roi Manassès, comme le rapportent les Pères de l'Église '.

La mention de ce même supplice se retrouve plusieurs fois dans l'histoire des Juifs', dans celle des Perses', et Suétone rapporte que Caligula fit périr de la sorte des personnages considérables S

Les rares monuments que je viens de réunir ne sauraient suffire à faire connaître ce que fut autrefois la cruauté de l'homme. Nous n'y trouvons aucun des nombreux engins de la torture : les tenailles, les fouets armés de plomb, le chevalet, les plaques de fer rougies, les grilles qui labouraient la chair jusqu'aux ossements. L'image du condamné attaqué par un lion dans le cirque ne nous montre qu'une part des souffrances de ceux qui subirent le môme sort ; parfois, avant de livrer des misérables à l'assaut d'une bote féroce, on les blessait pour leur flter tout moyen de se défendre'; afin de s'épargner toute plainte, tout cri importun, un empereur qui jetait aux fauves les victimes de sa colère, ordonnait de leur couper la langue ou de leur bourrer la gorge avec des lambeaux de leurs vêtements*. Ce qu'ils tirent souffrir aux chré-

1. s. Justin., Diahg. eum Tryphorte, % 120 ; Tertull., De palienl., XIV ; S. Epipb., De silû prophef,, g 7 -, S. Ambroa., Expos. Ev. tec. Lucam, IX, 3S ; PoUnùùs, De martyi-ia haim prophelm (Migne, Pairolog., t. VIII, p. Iilî> ; S. Hicron., in haiam, Ub. XV, c. lvii, visanl Hebr., it. 37.

2. II Reg., III, 31 ; Dio Can., lib. LXVIll, Trajan., XIV, 32.

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