‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 251 sur 307 · Voir ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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4. In Actionem II in Verrem ; L. I, § 71 (Cicéron, éd. d'Orelli, t. V, pars. II, p. 179).

S«0 L'APPARmO

sur cette question importante dans Tétude de Thistoire des saints, on me permettra de réunir ici les quelques éléments de démonstration que j*ai rencontrés sur ma route.

Le centurio

Qu'il y ait eu, dans la première moitié du iv*" siècle, un centurion de Yofficium^ le fait ne peut être contesté, puisque, au Code Théodosien, la première constitution du titre De officio rectoris provinciœ porte les mots « Centurionuni « aliorumque officialium ' »* Mais les institutions sont variables et la date de Tan 331 à laquelle nous reporte ce teicte est déjà assez éloignée de Tàge des persécutions. C'est donc pour des temps plus anciens qu'il m'importe de faire la preuve.

Le premier exemple que j'aie trouvé est fourni, comme on le verra plus loin, par la Chronique d'Eusèbe ; Tertullien, né vers Tan 160, était fils d'un officier de Vapparitio, un centurio proconsalaris^^ circonstance qui, soit dit en passant, peut expliquer, dans une certaine mesure, comment le célèbre prêtre africain n'a pas, malgré sa polémique agressive, partagé le sort de ces martyrs qu'il encourageait avec tant de véhémence.

Un autre centurion A'officium est de même désigné, à une époque ancienne, dans ces mots du jurisconsulte Scaevola, contemporain de iMarc Aurôle : « Missus ex officio annona* « centurio^ ». Trois habiles commentateurs qui se sont occupés de ce texte n'élèvent aucun doute sur le caractère particulier de la fonction dont il s'agit*. A leurs yeux, comme

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