‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 253 sur 307 · Acta sincera, p · texte numérisé non relu

Acta sincera, p

3. Oreili, n<> 784. C était bien en effet, je le ferai remarquer pour cette dernière mention, c'était bien en effet dans leur sein m^me que les ordiner. prenaient leurs ambassadeurs, comme rétablit entr'autres un marbre trouvé à Ilasparren (Haute-Garonne): FLAMEN. 1TE.M DVV.MV1R. QVAESTOR PAGIQ. MAGISTER VERVS AD AVGVSTVM LEGATO.MVNERE FVNCTVS. Voir encore d'autres inscriptions citées par Gazzera, Di un decreto di patronalo (Mémoires de VAcad. de Turin, t. XXXV, p. 83, 86, 90, 94, 95). L. 7, De legationibus Dig., L. Vil : « Decurio... ordine suo legatus ». Cf. Lex Colonise Juliœ Genetivae (HUbner et Mommsen, Ephemeris epigraphicoy 1874, p. 108) : Qui leclus erit, is pro se vicarium ex eo ordine... dato,

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chiré par la torture, et, dans sa colère, le gouverneur, qui le renvoie en prison, défend à ses hommes de laisser visiter et panser le chrétien. Lorsque vient la seconde audience, les blessures sont guéries ; le juge s*en étonne et gourmande ses subordonnés qui, pense-t-il, lui ont désobéi : « N avais-je « pas défendu, dit-il, mauvais soldats (xoxot TcpaTiwT»), que « personne approchât de cet homme et lui donn&t du t< secours ?» Le commentariensis s'excuse et affirme que nul n'est entré dans le cachot d'Andronicus'. Trois autres pièces insérées dans le recueil des BoUandisles reproduisent le môme trait; ce sont les Passions do saint Dulas, de sainl Thyrse et de saint Acace. Le fait est le môme, mais les termes varient et les différences qu'ils présentent sont importantes à noter pour faire connaître la condition réelle de ceux que le juge appelle « soldats » et parmi lesquels, je le répète, figure un centurion avec d'autres officiers. Dans les Actes de saint Acace, les mots '15 xaxcl cTpaTuoiat du juge sont adressés par lui aux gens de sa xi;».;, * terme qui équivaut, comme chacun sait, au mot latin of/ivium. Dans le procès de saint Thyrse, le juge furieux interpelle ses hommes en leur disant : « feriendi et detestabiles ex officio qui mihi « paretis », et leur réponse est ainsi indiquée : « Officium K suggessit: Per magnificenliam tuam, quianuUus eum vidil « sed nec aliquis curavit^ ». Le récit du martyre de saint Dulas présente ceci de plus particulier encore que le prxses et les ŒTpaTiwTat sont les mômes individus qui figurent dans le procès de saint Tarachus, le gouverneur Maxime, le co/tiîcularius Athanase, Pégase le commentariensis ; *Û avorta xi^i^, dit le juge aux hommes qu'il accuse de lui avoir désobéi, en laissant pénétrer près du chrétien *. Aux yeux de ceux qui, écrivant ces textes parallèles, ont employé indifféremment, pour désigner les mêmes personnages, les mots crrpaTtcoTat,

' » s. Tarachi, § 6 {Acla sincera, sp. 433).

nd., 8 niaii, t. Il, p. 465, § 16 ...elirsîv irpbç Tr,v t«Çiv • ** L2 xaxo\ etc.

id., 28 jun., p. 828, §25.

1, 15 jan., p. 1045, § 7.

tiÇ'.;, officium, les agents du prœses chargé de juger les martyrs étaient donc, non point des soldats, mais de simples officiales revêtus ainsi de titres empruntés à ceux de la milice.

Les assimilations que Ton vient de voir, le texte relatif au père deTertuUien, la présence d'un centurion dans Vofficium annonœ^ un autre trait que je signalerai plus loin pour le mode de présentation de Taccusé au tribunal, me, paraissent démontrer suffisamment qu'il y avait, avant le temps marqué par le Code Théodosien et dès Tàge des persécutions, un centurion de Vofficium.

La juridiction à laquelle on déforc un chrétien de la Palestine conduit à la môme conclusion Henri de Valois et Ruinart ^ Par des motifs 'qu'il ne fait pas connaître, M. Bethman Hollweg adopte aussi cet avis et voit de simples appariteurs dans le centurion de yannona dont j'ai parlé comme dans un autre officier de même grade que Modestin nomme à propos de la transmission d'une pièce de procédure dans une affaire civile '. J'expliquerai plus loin comment et pourquoi je ne puis que me ranger, sur ce point, à l'avis du savant professeur.

Le cornicularius

En ce qui touche l'existence de cet agent dans le cadre de Vofficiitm^ je dois d'abord me référer ici au témoignage positif du Pseudo-Asconius' et à la démonstration que viennent de nous fournir les Actes de saint Tarachus rapprochés des pièces parallèles. J'ajouterai que le cornicularius est nommé parmi les appariteurs dans les nombreuses listes qu^en donne

l. Vales. not. 1. In Euseb., Hist. eccl.y VII, 15 ; Ruinart, Acla sinc.f p. 263, Martyrium ». Marini inilitis, not. 1.

'2. L. 72, De furtis [Digest., XLVU, u) ; Bethmann lloUwcg, Der Civil pt'OiesSf t. 11, p. 138.

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