‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 265 sur 307 · P. 3dc · texte numérisé non relu

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3U L'APPARITtO

martyrs, les excep tores ^ les commentariensis^ les cornicularii et enfin les exécuteurs que Firmîcus nomme carnifices *.

C'était en vertu de la loi que des agents spéciaux étaient chargés de mettre à mort les condamnés, et si les textes directement relatifs à ce point ne sont pas arrivés jusqu*à nous, je puis du moins citer, pour trois époques différentes, des mentions qui prouvent à quel degré étaient exceptionnelles et illégales les exécutions que Thistoire des Empereurs nous montre confiées, suivant la fantaisie, à des tribuns, à des centurions^ à de simples soldats, a Nec de servo quidem aut « captivo, écrit Gassius Severus, per quos libebit supplicium « sumi fas est^ » Quatre siècles plus tard, le même principe se retrouve dans un sermon de saint Augustin. Ce n'est même pas à un membre quelconque de Yofficium^ mais à un individu désigné de cette agence qu'il appartient légalement de frapper les condamnés ; tout autre appariteur qui y mettrait la main serait coupable d'homicide : « Gonsiderate et in ipsis (c ordinibus potestatum destinatum supplicio et damnatum « cui gladius imminct, non licere feriri nisi ab eo qui ad hoc « militât. Militât quœstionarius ; ab illopercutitur damnatus ; « si damnatum jam supplicio destinatum percutiat exceplor, « nonne et damnatum occidit et tanquam homicida damna- « tur ^? » Un troisième passage que je rencontre dans

1. Lib. VU, c. 6. » Quod si sic po^itis io quibus diximu» locis, se aliqua societate coujiinxorit, vcl si cuui ils fuerit inventus, erunt hoiuicidiis publicis pr.Tpo-siti et erccptores earuiii sententiarum quœ de honiinum capitibus proferunlur, aut comicularii, aut commenlarienses quibus damnatorum cura couimitlntur, son clavicularii, vol carcorum custodes et quibus publicaruni c.itciiîiruni cura crcdalur, ut pnepositi caruificum aut ipsi carnifices et qui daninatos hoiniiies flaf^ellis lacerare consueverint et Cïptera his similia. » Aux mots o quibu!) damnatorum cura committatur » répond la meotion des Actes de saint Claude à propos de deux officiâtes : «« Sub cura Euthalii commentariensis et Arrhelai ppiculatoris foras civitateni hi très fratres ut digni sunt, rrucifi^'antur » i§ 4, Acla sine. p. 268). Il en est de m^me pour ce passaf:e où saint Jérôme parle d'un licteur : « Ad qucm damnatorum cura pcrtinebat » Episi. I. Ad Innocentium, § 6}.

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