Dans Sén«M|ue, Controv. IV, xxv
:{. Scr/no .ioe. In soU nmitate martyris Laurentii, I, § 13. Saint Augustiu revient sur le niAme {)oint dans sa lettre à Publicola (n® XLVll, § 5) où il dit (jue hors le cas de défense personnelle, on ne peut tuer un homme qu'a la condition d'élre r«'vétn «l'une fonction publique emportant légitimement ce pouvoir.
rimmense recueil des Bollandistes a plus de précision encore et d'intérêt au point de vue spécial qui m'occupe ; les Actes de saint Thyrse, défigurés par des interpolations légendaires, mais dont quelques parties ne sont pas sans valeur, contiennent ces mots frappants par leur accord avec ceux que je viens de citer : Non est licUum secundum leges ut quis percutiat vei torqueat nisi officium * .
La loi romaine désignait donc les agents qui devaient exercer les fonctions d*exécuteurs des hautes œuvres, et, comme nous l'avons vu par tant d'exemples^ ces hommes étaient les appariteurs ou officiales des magistrats. A la nombreuse série de textes que j'ai réuni pour établir Texactitude du fait contesté, se joignent encore les mots de saint Augustin sur le crucifiement de Notre Seigneur : Apparitores pofestatis hora sexta cruci fixer unt^. Ce passage que j'ai déjà eu l'occasion de faire connaître a soulevé une réclamation. Saint Augustin, m'a-t-on objecté, a parlé ici comme on parlait de son temps. Or la Notilia dignitatum et les Codes nous apprennent o que Vapparitio « des magistri militum se composait d'éléments purement c< militaires, soldats détachés momentanément de leurs corps « respectifs. Voilà donc des soldats qui sont des appariteurs ; « donc les appariteurs peuvent ôtre des soldats ; donc saint « Augustin ne contredit pas les Ëvangélistes ^ »
Il aurait mal dit, toutefois, si je comprends bien cette note^ et parlé des choses anciennes avec les termes en usage au temps où il vivait. Une telle hypothèse est-elle fondée? Une telle erreur était-elle possible au début du v" siècle ?
Uofficium ou apparitio des magistri militum était placée dans une condition exceptionnelle dont témoigne la Notice elle-même*. Tandis que dans les autres officia, le personnel était permanent^ ses membres, pris dans l'armée, n'en étaient