NoUlia dignitalum, Orieot. cap. ix, éd. de 1608> p
2. Exercitaliones de Çhrislo ejusçtie maire, p. 391. Venet. 1719, in-4.
d^une idée depuis longtemps répandue, et que Baronius avait rejetée d'un seul mot *.
Ces divergences de sentiments valaient toutefois que Ton allât au fond des choses.
Une circonstance notée par les évangélistes peut faire tout d'abord hésiter à voir, dans les outrages subis par Notre Seigneur, des actes accomplis par une cohorte de Tarmée. Saint Matthieu et saint Marc nous apprennent en même temps que « toute la cohorte » s'assembla autour du Christ ci Tinsulta dans le prétoire de Pilatc *. Je ne saurais dire, à coup sûr, quelle était Tétendue de ce prétoire et s'il a pu contenir toute une cohorte militaire ; mais j'avoue que, dans les circonstances données, les paroles de saint Matthieu et de saint Marc me paraissent s'appliquer moins facilement à une troupe nombreuse qu'à une petite escouade. J'en dirai autant du passage où saint Jean raconte que Judas, partant pour faire saisir le Christ, avait avec lui la cohorte et de plus les gens de police des prêtres et des pharisiens ^
Si, d'autre part, je me reporte à ce que l'histoire de Rome nous apprend sur la suite des affaires criminelles^ sur les exécutions capitales, je ne puis me défendre de songer que les gouverneurs de province avaient sous leurs ordres, pour l'administration de la justice et pour la punition des méfaits, un groupe d'agents spéciaux, nommés appariteurs, qui les suivaient dans leurs tournées, et dont la force, la fonction constante, répondent aux données de rÉvangile. Ce sont ces hommes, fréquemment désignés, comme on l'a vu plus haut, sous le nom de soldats, que je crois reconnaître dans les milites mentionnés parles livres saints comme les bourreaux