‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 282 sur 307 · X, m. Cf. Appian. De belh Annib, xi ; — Strab. V, xui · texte numérisé non relu

X, m. Cf. Appian. De belh Annib, xi ; — Strab. V, xui

Les fonctions dévolues à Vappariiio avaient fait de cette troupe un objet de mépris. J'en ai donné plus haut des preuves nombreuses et qui concourent à montrer que les soldats ne prenaient point part aux exécutions dont elle était légalement chargée. Il me suffira de rappeler ici combien était grande la distance qui la séparait de Tarméc. Le passage d'Aulu- Gelle rétablit tout d'abord pour les temps antiques, puisque le service de répression avait été imposé aux Hruttiens^ aloi's qu*a(in de les avilir*, on les excluait de la milice. Au iv**, Julien l'apostat, pour dégrader des clercs, emploie le même moyen '. Tandis que le service militaire constituait une sorte (le noblesse et conférait des privilèges, les hommes de police, la fxx o/ficiorum^ comme le disait publiquement l'empereur Constantin^, étaient tenus pour des personnes viles, ainsi que l'indique le mot eutsXf;;, devenu, sous le Bas-Empire, synonyme de cohortalis *.

Une page d*Apulée marque, d'ailleurs, à quel degré les fonctions de Vappariiio étaient distinctes de la militia castrensis. On sait l'historiette de ce légionnaire qui, dans le roman de la Métamorphose, est chargé de coups par un jardinier. Celui-ci s'enfuit et se cache. Des compagnons d'armes du soldat découvrent la retraite du fugitif, et, chose remarquable dans un temps où la force brutale semblerait n'avoir guère connu de frein, ces hommes irrités s'arrêtent au seuil de la maison où s'est réfugié le paysan. Une visite domiciliaire ne peut être faite que par le magistrat. Les légionnaires l'ap* pellent et prétendent que le jardinier a volé un vase d'argent. La perquisition est ordonnée, et s'opère, en présence des soldats, par la main des appariteurs \

La distinction des rôles s'accuse encore dans un autre

i. « Ignoniinise causa»'.

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