L. 6, De dignil. (Cod, Jusl. XII
4. Basilic, L. XLV, tit. i, § 56, éd. Heimbach, t. IV, p. 502.
5. « Immissis lictoribus cetcri!«que publicisque miDisteriis. » (IX, 1. 1, p. 674). ^ T(vx Tûiv 6icf)pexâ)v icé(&icou9(« (Lucian. Lucius, § 45).
docament plus important au point de vue qui m'occupe, parce qu'il nous reporte au temps du Christ et qu'il est relatif à des exécutions capitales.
L'an 38, c'est-à-dire environ cinq ans après le crucifiement de Jésus^ les Israélites d'Alexandrie souffrirent d'indignes violences. Les gens de la ville les attaquèrent, brûlèrent leurs demeures, quelques-uns de leurs temples, et profanèrent les lieux consacrés que le feu n'avait pas détruits. Les Juifs furent accablés de mauvais traitements, et plusieurs d*entre eux périrent sous les coups de la populace. Avilius Flaccus, préfet d'Egypte, s'associa à cette persécution. Trente-huit chefs des Israélites et quelques hommes de la même race furent arrêtés, et, dans le théâtre, suivant une coutume que rappellent souvent les Actes des martyrs^ ces malheureux, saisis par ordre du magistral, comparurent devant son tribunal. Là, frappés de verges et torturés, ils furent condamnés sur rheure et emmenés pour être mis en croix. Par quelles mains s'accomplirent ces actes ? Philon ne le dit point d'une façon précise, mais l'ensemble du récit et les données que j'ai réunies plus haut sur les agents d'exécutions montrent sufiisamment qu'ici encore figurèrent les appariteurs ^ Et, comme pour mieux montrer d'ailleurs que les soldats n'y furent pqint employés, l'auteur ajoute : « On imagina de nous faire «t souffrir encore d'autres maux. Devant une nouvelle calom- « nie, Flaccus voulut jeter aussi sur nous l'armée. Il avait été « dit que les Israélites cachaient des armes dans leurs det< meures. Le préfet appela près de lui un centurion qui avait (< sa confiance, lui ordonna de prendre les hommes les plus »« ardents de sa cohorte et d'envahir sur l'heure, à l'impro- « viste, les maisons suspectes pour y chercher les armes. Le « centurion remplit avec grand zèle la mission qui lui était « conOée *. »
1. C'est aiu9i que l'a compris Baronius, qui, pour la flagellation du moins, met ici en scène les licteurs du préfet, bien qu'il attribue, d'ailleurs, à des soldats les actes relatifs à la Passion du Christ. (Annales ^ an. 34, § 83).