Histoire du Japon, T. II, p. 239. Cf. p
résolument, joyeusement accepté, enflammera les cœurs de leurs frères ; mieux vaut cent fois pour les païens l'exemple énervant d'une apostasie. Pressés d'accepter un délai, les martyrs Scillitains, saint Pionius, saint Nicandre n'ont qu'une seule réponse : leur résolution est irrévocable ; ils sont prêts à subir la mort*. Cet épisode si fréquent dans les procès des anciens âges, nous le retrouvons tout entier dans ceux des chrétiens de nos jours. En Chine, Jérôme Loà, Lucie Y refusent le délai qu'on leur on*re dans l'espoir de les voir faiblir. « Mon dernier mot est dit, répond cette femme ; il « n'est pas nécessaire d'attendre; tuez-moi tout de suite*. » — « Ces jours de répit que tu me proposes, avait dit saint « Nicandre au proconsul, tiens-les dèsà présent pour écoulés » ; et, comme pour compléter la ressemblance entre des saints que séparent quinze siècles, le mandarin, ne perdant pas l'espoir de vaincre leur constance, impose aux nouveaux soldats de de Jésus-Christ le délai qu'ils ont repoussé'. Les martyrs n'en acceptent, n'en réclament qu'un seul; c'est, ainsi qu'autrefois, un instant pour prier avant de recevoir la mort*.
Saint Basile raconte que, dans un groupe de chrétiens condamnés à périr, un vide se fit et qu'aussitôt l'un des soldats chargés de les garder réclama rhonncurderemplacerrabsenf^. Au seizième siècle, au Japon, un fidèle, nomméMathiasàson baptême, se présenta de même pour parfaire le nombre de ceux qu'on devait égorger ^
Comme les sombres cachots des romains, la prison couverte en feuilles de palmier se transforme pour les chrétiens en lieu d'ardentes prières ; les chants des psaumes, les cantiques y retentissent ; on y remercie le Seigneur d'être jugé digne de souffrir pour la gloire de son nom. Sous Marc-Aurèle, un saint captif ajoutait aux rigueurs de la prison, en n'acceptant