La Salle des martyrs, p
3. Ar.tas. Claudii^^^. {\\\x\n:iTi, Acta sincera, p. 268),* La Sa//erfe5mar/yr5, p. 431. Le livre de Charlevoix témoigne pour un fait î»emblal)le delà résolutiou surhumaine qu'apportaient, dan^ 1 accomplisseuient deieursarrifice, les chrétiens de rExtr^me-Orient. En 162i, Tune dVlles, liée sans vMeracnt à un arbre, et exposée Iodl' isi, trouva la sauvage énergie de s'écorcher eu se frottant contre l'éc \ ce (|ue le s ing de ses plaies eût voilé sa nudité iT. H, p. 30 i). Pu lenior quam doloris » est il dit dans un antique récit que cet acte ' i mémoire. [Passio s. Perpétuas^ § 20, Acta sine. p. 101).
4. Ac icta s. Saturniniy § 6. (Huinart, Acla sincera, p. 384, 41)1).
les romains, les vandales de l'Afrique, les païens de TArménie ; tel était, il y a quelques années, le cri de dérision des Druses, tel est celui des idolâtres de TOrient. A chaque page, les vieux Actes des martyrs nous rappellent ces paroles ironiques adressées par le juge à la victime. « Oùdoncestton Dieu protecteur? » dit le gouverneur de la Cilicieà Tarachus que déchirent les bourreuix. a II m'assiste, répond le saint, « puisqu'il me donne la constance et la force de te résister*.» Saint ïhyrse à Apamée, saint Conon à Icône pjirlent de méme% et après bien des siècles, au Su-Tchuen, cette réponse est encore opposée aux railleries des idolâtres. « Eh « bien! » dit lejugeàun prêtre indigène cruellement bàtonné, « Kh bien! est-ce que Ion Christ ne te prolège pas? — 11 o protège mon âme, répond le fidèle, en m'accordanl la force « de te résister et de souffrir ^ ».
Aux temps anciens, un Père illustre avait écrit que les estrades où l'on plaçait les accusés chrétiens, les chevalets de leurs tortures formaient les degrés par lesquels ils s'élevaient jusqu'au séjour céleste *. Je retrouve la même pensée sur les lèvres d'un saint mort pour la foi, au Tong-King, en 1840. Au milieu de tourments abominables, le martyr parlait du ciel où s'envolerait bientôt son àme. « Est-ce que tu aurais des ailes pour voler, lui dit le magistrat ? — Vos cangues, reprit le fidèle, « vos cangues et ces verges qui ont pénétré « dans ma chair seront les ailes sur lesquelles je m'élèverai « jusqu'à Dieu \ »
Souvent, le mandarin s'irrite d'une résistance qu'il ne peut briser, et de môme qu'autrefois les viandes des sacrifices furent violemment introduites dans la bouche de saint Tarachus *, le martyr est jeté par ses bourreaux sur la croix,
{. Acla s. Tarachi, § 2. (Ruinart, Acla sincera, p. 425, 426) .
2. Acias. Tht/rsi, § 8 ; Ac/a s. Conon., § ii. (BoU. 28 jan. et 29 inaii.)