Clcm. Alex., Quis dives salvelur
:i. F.aclant., hist. d'w. V, 23; S. Chrysost., Hom. in Lazaro II, § 1 ; Pa«tio s. l'oUioni'i, ^ 11 Fiuinart, Acta sincera, p. 405). 4. Kpist., CXX, ad Uedibiam, c. 2.
j. Epis/. Jacohi, I(jc. cit. ; s. Chrysost., In inscript Aclor. Aposl., § 5, oc. 6. Sat. in, V. lî)2. FForat., Ccn-m. III, 42 : « Maguuiii paupertas opprobrium »» ; Chrysost. Hom. LXXVI in Johann. y i 3.
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haiter, celui du martyre de saint Quentin; présente, à cet égard, un trait digne d attention. Le saint, debout devant le tribunal, est un homme de haute naissance, qui s^est dépouillé de ses biens pour les donner aux indigents. Le magistrat rînterpelle avec rudesse : « De toutes ces richesses que t^avaient laissées tes nobles parents, tu as voulu descendre, pour l'amour d'une vaine secte, à un tel degrtj de niis<>re que tu semblés aujourd'hui le dernier des mendiants; j en rougis pour rhonneur de ta race * » •
L'attachement aux biens terrestres, le souci de l'avenir pour les enfants, le respect humain, le mauvais accueil même qu'on trouvait auprès de quelques chrétiens, arrêtaient plus d'un de ceux que leurs cœurs eussent portés vers la foi nouvelle. A peser les paroles du Maitre, à les entendre commenter, les heureuxdece monde hésitaient, se persuadant que les biens de la vie future leur étaient refusés, que celle d'ici-bas leur restait seule, et ils se rejetaient dans les plaisirs^. La propagation du christianisme, le salut même de ceux qui l'avaient embrassé, en éprouvaient plus d'un dommage.
Un important traité de Tertullien, celui qu'il adresse à sa femme, nous montre l'une des faces du péril. Les mariages mixtes, unissant des chrétiens à des infidèles, mariages que condamnait saint Paul et contre lesquels les docteurs de rÉglise ne cessèrent de s'élever, n'avaient souvent pas d'autre cause : « La plus grande part de ces scandales, nous dit Téloquent africain, vient de femmes riches. Plus d'une, orgueilleuse de sa fortune et de son nom, veut une maison splendide où son luxe puisse se déployer. Il est peu de riches parmi nous, et, s'il en est, peu qui ne soient mariés. Que feront donc ces femmes? Elles demanderont au diable un époux qui puisse leur donner des litières, des mules, de gigantesques coiffeurs barbares. Une chrétienne rougit de s'unir à un chrétien sans fortune et de s'enrichir ainsi d'une sainte pauvreté ' ». ^