Apolog. II
7. Hiêt» eccl, II. 2 : TspuiXXcavb; touç *P(i>|i.ai(i>v v6|iou; yjxpiStDxuc*
8. L*attributioa de ce texte, donné dans Tédition de Migne, t. II, p. 115 et dans celle d*OEbler, t. II, p. 767, est tout au moinâ douteuse.
9. Cod, Theod. L, 2, Ut dignit. ordo serv. (VI, 5, a*» 384); Cod, Just., L. 3, De crimine sacrilegii (IX, 29, a» 384). Cf. Veget. L. II, Prolog, « Tanti Imperatoris non obedire mandatis plénum sacrilegii videbatur. »
5i BASES JUaiDlQUES DES POURSUITES
se confondaient pour ainsi dire.. C'est Ulpien qui l'atteste, dans ce même livre septième dont je viens de parler : Proximum sacrilegio crimen est quod majestalis dicitur *. Contre ceux qui tombaient sous le coup de la Lex Julia majestatis^ il n'était point de mesure assez prompte, il n'était point de châtiment trop sévère ; le magistrat devait agir d'office. « Un » sage prœses, dit encore Ulpien, doit pourvoir à la tran- » quillité, à Tordre, dans la province qu'il administre. U y » parviendra tout d'abord s'il recherche avec soin lesmalfai- » teurs. Qu'il poursuive et qu'il frappe les sacrilèges, les » larrons et les voleurs d'hommes ^ ».
Les peines réservées aux coupables de lèse-majesté, nous les savons par le célèbre Paul, contemporain d'Ulpien, et, comme lui, Préfet du Prétoire : Htimiliores bestiis objiciuntur, vcl vivi eœuruntur; honestiores capiie puniuntur '. L'opinion do ces deux personnages n'était ni hasardée ni nouvelle. Marcien nous Tapprend : c'était par l'ordre des Empereurs que les malheureux dont parle Ulpien devaient être recherchés et frappés selon leurs méfaits. Des constitutions ordonnaient que les sacrilèges fussent poursuivis et punis extra ordinem *.
Ce qu'était le crime de lèse-majesté, nous le savons par plus d'un témoignage. La révolte, les actes violents ne le constituaient pas seuls. Un mot imprudemment murmuré *^, une parole contre cette félicitas temporiim que les textes, les inscriptions, les médailles impériales proclament et vantent sous tant de règnes % c'en était assez pour courir à la mort.
Il était encore un acte qui exposait aux peines édictées