Passio s. PerpeluiB, § 10 [Acta sine. p
7. Passio Marcuti sacerdotis donatistœ, à la suite de saint Optât, édît. de 1700, p. 304, 305.
8. Apul. Metam. L. 111, éd. d'Oudendorp, p. 212 ; Lucian., LticJu^, § 12 ; Gregor. Turon., Uisl. Franc. L. VI, c. xxxv ; De gloria confess. c. Lxxxi. Voir, pour les temps modernes, Malleus maleficarum, T. II, pars I, p. 69; pa-^ " 238.
DE MAGIE n
Telle était la croyance répandue parmi les gentils. Le récit d'une scène concertée pour les ameuter contre les chrétiens nous en apporte une preuve entre tant d'autres. Un jour que Tempereur Julien sacrifiait à Hécate, le prêtre s'arrêta, déclarant que la cérémonie accoutumée ne pouvait s'accomplir. « Quelque chrétien^ s'écriat-il, se sera introduit dans le tem- » pie. Hors d'ici le profane armé de l'ablution et de Fonction ! »
Lotus procul absit et tmctus ! '
Il est, dans les Actes écartés par Ruinart, un passage qui répond à ces paroles. Irrité par la résistance d'un saint qu'il fait torturer, le juge le croit protégé par quelque onction magique. Impudoratiis atlileta^ unctus maleficiis ! telle est l'imprécation qu'il lui jette *. Ainsi que nous le voyons plus tard, et même après le seizième siècle, des magistrats s'efforcent d'imaginer quelque moyen de rompre le prétendu charme et c'est par des onctions de graisse immonde, des affusions de liquide infect qu'ils cherchent à le combattre. J'ai rappelé à ce sujet des témoignages de temps et de lieux très divers : au cours des grandes persécutions païennes à Rome, en Istrie, en Sicile, à Antioche, en Angleterre au douzième siècle, en Italie au seizième et même, il y a peu d'années, en Chine '. Deux autres mentions de celte nature viennent encore de tomber sous mes yeux, l'une dans le texte copte de l'histoire de saint Macaire d'Anlioche ^ ; l'autre dans celle de sainte Martine qui, suspecte de magie, aurait été, d'après un Martyrologe écrit au neuvième siècle sur de vieux documents, ointe de graisse avant d'être