Amm. Marcell., XXI
iO. Carmen VI ,
T. Perpétuas, § IV ; Passio ss. Monlani ei Lucii, § VIII [Acia stn- 232).
alilate, c. XIX.
le Seigneur est un jeune homme dont la tête se perd dans les hauteurs du ciel ^ Sur les monuments de Tart chrétien, la main de Dieu apparaît gigantesque au milieu des nuées ' et le Christ domine par sa haute stature ceux qu'il guérit ou ressuscite '. Vingt textes nous disent Téclat des apparitions célestes : Fange énorme que voit saint Jean resplendit comme le soleil ^ ; celui que trouvent les saintes femmes devant le sépulcre du Seigneur les éblouit comme un éclair ^ ; ceux qui visitent les martyrs dans les profondeurs des cachots^ en illuminent les ténèbres par leur présence ®, et les regards de rhomme ne peuvent soutenir le rayonnement du Christ \
C'est surtout à Tàge où les fidèles vivaient sous la pensée d'un prochain sacrifice que se multiplient les récits de songes souvent curieux par les détails qu'ils révèlent sur les choses d'autrefois.
Avant même que se montrât le péril, des visions claires et nombreuses annonçaient, écrit un grand évéque, les attaques de l'ennemi. Au temps où les Vandales persécutaient les fidèles de TAfrique, un prêtre vit en rêve un ciel rouge d'éclairs et dont les nuages lançaient sur la terre des roches enflammées ; ceux qui ne pouvaient se renfermer dans leurs maisons étaient dévorés par le feu. Ainsi paraissait s'accomplir la parole du prophète : « Ferme ta porte et cache-toi quelque « temps^ afin de laisser passer la colère du Seigneur. » Un autre chrétien vit, dans son sommeil, un monceau de froment encore non vanné dont il admirait la masse énorme. Une tempête s'éleva furieuse, soulevant des tourbillons de poussière et enlevant la paille pour ne laisser que le blé. Puis apparut un personnage de haute stature, éblouissant de