‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 8 sur 307 · Ordo commendationis animœ · texte numérisé non relu

Ordo commendationis animœ

4. laid. Pelus., 1. I, Epist. 109 ; Evagr., 1. IIIi c. viu, etc.

5. Voir Baronius, MarlyroL rom., 23 sept.» Tillemont, Mémoires pour urtir à Vhistoire ecclésiastique, t. II, p. 60, et le travail que vient de publier M. Cari Schau, Die Acten des Paulits und der Thecla, Leipzig, 1877, in-8. Je m'étonnerais que l'image d'une sainte si célèbre n'ait pas été retracée par les artistes de Tantiquité ; je ne saurais cependant en citer de représentations exécutées aux premiers siècles. Il doit probablement en exister, sans mention de sou nom, dans les peintures des verres d fonds d'or et dans des bas-reliefs que j'indiquerai ailleurs, et où figure le chœur céleste des vierges. Un de ces ivoires carlovingiens qui ne sont souvent que des reproductions plus ou moins libres d'œuvres bien antérieures, offre l'image de la Vierge entourée des bustes de sainte Cécile, de sainte Agathe, et de sainte Thècle, associant ainsi cette dernière, comme le font d'ailleurs les textes, aux saintes les plus illustres jcf. Sulp. Sev., Dialog,, III, xm ; Fortunat, IV, 26; VllI, 6; Acte s$ Helicônidis, § 8 Bolland., 8 maii). Cet ivoire sera publié dans la planche

145 de l'ouvrage dû au regretté .M. RohauU de Fleur y, et intitulé : la Sainte

Vierge, Études archéologiques.

mais la pièce est peu rassurante, et il serait hasardeux de s*y fier\ Il en est de même d'une autre que Surius a reproduite d'après Siméon Métaphraste ^

Nous possédons de plus un texte grec, sans nom d'auteur, qu'accompagne une très ancienne traduction latine, et intitulé l MapTup'.sv TfJ^ orfix^ xal ejSsÇou ^pcoto^xapiupo^ xal âxoTtéXou SiYXxq. Remplie de fables aussi bien que les autres, cette pièce a néanmoins appelé; et, selon moi à juste titre, une attention sérieuse; Grabe, qui le premier Ta fait connaître, la tient pour l'écrit même dont parle Tertullien, c'est-à-dire l'œuvre du prêtre d'Asie', et Tischendorf se range a son avisS bien que Stilling, le Bollandiste, y contredise'. L'opinion des deux premiers se fonde sur la conformité que présente une part du récit avec ce que les Pères nous apprennent sur sainte Thècle. L'argument ne me semble pas sans réplique^ car on en peut dire autant de l'œuvre suspecte attribuée à l'évêque Basile de Séleucie, et même de l'éloge de la sainte composé au neuvième siècle par David Nicétas\ J'aime mieux conclure, avec Stilling, que, si l'identification proposée ne repose sur aucune preuve solide, il faut du moins reconnaître que l'écrit publié par Grabe procède, dans son ensemble, de documents antiques et, dès lors, selon toute apparence, du livre apocryphe dont parle Tertullien \

Ce n'est là, chez le savant BoUandiste, que l'énoncé d'une impression dont il ne nous dit pas la raison d'être^

1. Cette pièce est donnée dans le volume des œuvres de saint Grégoire le niaumaturgef Paris, 1622, in-folio, 2« partie, p. 230. Voir, sur son attribution à Basile de Séleucie, Vossius, De histor, grxc, p. 282, et Tillemont, t. XV, p. 345.

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