Bion, Epilaphium Adonis^ v
3. S. Ilieron. Ep. cit.; s. Cypriaii. Episl. Vlll, ad martyres: Paul. Nol. Satale VI, v. 146-148. Voir à ce sujet la notice de la savante comtesse Lovatelli, La fesla délie rose iMiscellanea archeologica^ Roma, 1891).
4. Ilisl. eccles. L. V, o. I ; cf. // Corinlh., l'j, 15. .'). Ilomil, VI super Ezechiel^ Lib. 1.
6. Viln s. Severi, § 6 : Severus... fecit... (basilicam) in cujus abside depinxit ex inusivo Salvatorem ciirn duodcciin apostolis sedentibus, habentes siil)lus quatuor prophetas... Ezechiei profereus raanibu^ rosas et lilia fidelibus rc«,qium ctrlorum denuntiat, unde est « De turribus tuis ». Etenim in rosis sanguis martyruui, in liliis persevcranlia confessionis expriinitur. (Bolland, 30 april. T. III, p. 769). Perisleph. Hyinn. 1, v, 30.
nom; s'il ne le fait pas, je resterai muet devant lui ». Le vieillard s'avança, me toucha de sa baguette en m'appelant par trois fois : « Lucien ! Lucien ! Lucien ! » Puis il me désigna le lieu où je trouverais réunis, avec son corps, ceux de son fils Âbibas, de Nicodème qu'enseigna le Christ lui même et de saint Etienne qui fut le premier des martyrs : « Ecoute bien, me dit-il ; tu te demandes en toi-même h quel signe tu pourras, si tu trouves nos tombes, reconnaître celle de saint Etienne ». Et je répondis : « Maître, rien n'est caché pour loi, car telle était en effet ma pensée >/. « Nous ne sommes pias, continua-t-il, tous réunis dans un même sépulcre ; chacun de nous a sa place distincte. Sois donc attentif à mes paroles ». Il étendit alors les mains vers le ciel et se mit à prier. Puis il déposa devant moi des corbeilles d'or remplies de roses. Dans l'une, ces fleurs étaient rouges comme du sang ; elles étaient blanches dans les autres et elles avaient Téclat du lys. Gamaliel me dit alors : « Ces corbeilles sont les tombes où nous reposons, et ces roses sont nos reliques. La corbeille qui contient les plus brillantes est à ta droite. Lorsque tu ouvriras notre monument, tu la trouveras du côté de l'orient et à la même place : là est le tombeau de saint Etienne. Garde-toi d'en douter, car lui seul a été couronné par le martyre. Du côté de l'aquilon repose saint Nicodème ; le troisième sépulcre nous réunit mon fils et moi qui fûmes, ainsi que lui, des néophytes » '.
Au temps même des persécutions, plus de cent ans avant l'époque où nous reporte ce récit, les fidèles voyaient dans les roses l'emblème du sang versé pour l'amour du Seigneur.
L'un des plus célèbres parmi les saints qui souffrirent en Afrique au troisième siècle, Agapius, apparut dans la nuit à un chrétien prisonnier : « Son visage, raconta le captif, resplendissait de joie et je me vis enlever, avec mon compagnon de cachot, par l'esprit d'amour et de charité pour prendre
1. EpUtola LucUtni ad omnem Ecclesiam de revelalione corpovi^ Stephani mariyris primi et aliorum (S. August. Ed. des Bénédictins. T. VH, appendix, p. 3).