CHAPITRE VI
BERTE ET SIBILE
Avec les récits épiques qui ont pour base des faits réels et les romans composés à leur imitation, l'épopée française comprend des contes mythologiques qui se sont attachés à ses héros comme aux personnages des légendes indoues, éraniennes, helléniques, celtiques. Tel est notamment le conte qui montre le héros naissant dans la misère et l'adversité, coûte dont l'origine est probablement un mythe solaire et qui, appliqué successivement au roi Charles et au roi Louis, a fourni le sujet de Berte et; de Sibile,
Il est certain que Charlemagne était fils du roi Pépin et de la reine Berte, mais il n'y a pas autre chose d'historique dans le roman. Ce qui a pu contribuer à donner à Berte un caractère mythologique, c'est qu'il semble bien avoir existé dans la mythologie germanifjue une déesse Berthe (1), qui n'était pas sans analogie avec la célèbre Erlha, la Terre. Les traditions qui font naître Charlemaine sur un char ou dans la foret du Maine sont des fantaisies étymologiques de trouvères qui ne comprenaient plus le sens du mot ; la seconde n'a guère pu venir ce[jendant à l'idée que d'un habitant de la France occidentale ; ainsi s'explique d'ailleurs le grand rôle que joue la ville de Tours dans la Berle d'Adenet.
Ce poème, delà fin du XIIP siècle, est le seul récit français développé qui nous ait conservé la légende, dont il
(1) Le surnom de Berle au grand pied paraît bleu d'origine mythologique.
existe des résumés dans la Chronique saintongeoise, dans celle de Mousket, dans celle du ms. Bibl. nat. fr, 5003, et dont on possède une version espagnole et deux versions ilalicnnes. Si l'on réunit les différents traits communs à toutes ces versions, et dont Adenet a altéré quelques-uns pour atténuer la crudité de son modèle, on arrive au thème suivant.
Pépin a épousé Berte, fille du roi Flore. Cela équivaut à dire qu'il est devenu le gendre de Glovis, mais d'un Glovis que les trouvères modernes ne reconnaissent plus dans Flore, puisqu'ils le font roi de Hongrie (1). Ainsi s'expliquait à l'origine le remplacement des Mérovingiens par les Garlingiens. Le soir de la nuit de noces, Berte fait coucher à sa place une meschine qu'elle a amenée avec elle, mais, lorsque le matin venu, elle veut reprendre sa place, la meschine affirme être la véritable reine, et Berte, condamnée à mort, abandonnée dans une forêt par la pitié de ses bourreaux, est recueillie par un bon vilain, voyer, vacher ou forestier. Plus tard, Pépin, s'élant égaré à la chasse, est hébergé par le vilain, passe la nuit avec Berte sans la reconnaître, et en a Gharlemagne. L'imposture fiuit par être
(1) La version espagnole le fait régner en Espagne. Les versions italiennes l'appellent Eviec ou Alfari (Flore ou Flori) ou Philippe. Elles modifient d'ailleurs presque tous les noms ; le bon vilain Simon est Sinibaldo ou Lambert, le traître Tibert est Belençar (Bérengier) ou Guillaume, la reine Blanchefleur est Belissent. La version espagnole ne nomme aucun autre personnage que Flore et Blanchefleur. Les Reali ont conservé à la fausse Berte le nom d'Aliste et parlent de la forêt du Maine (Magno). Partout la mère de la fausse reine est innommée. Les ambassadeurs sont dans le poème italien Bernard de Clermont, Grifon, Moran et Aquilon : les Reali remplacent ces deux derniers par Girard de Frète etRaimond de Trêves et nomment Grifon et Pinard les mauvais conseillers de la fausse reine.
découverte, grâce à la reine de Hongrie, et tout est remis dans l'ordre.
Adenet ne s'est pas donné beaticoup de peine pour ses noms propres, les traîtres sont Tibert, nom malfaraé depuis que Tibaud ou Tibert avait lutté en 841 pour le roi Charles, Margiste, Aliste (Elisetta ou Faliselta en italien) ; Mainet a fourni le type du bon sergent Moran, et le bon vilain a reçu le nom de Simon, nom d'origine chrétienne, réservé, comme la plupart de ceux de cette catégorie, aux roturiers et aux clercs, les noms d'origine germanique étant généralement l'apanage des nobles (1).
(1) On trouve ainsi Simon dans Gaidon, v. 8449, Huon Capet, V. 91, 2597, Renaud, laisse 12, Gaiifrei, v. 4523, i9dS,Elioxe, v. 28, Elias, V. 5641, Raoul, \. 7318. Le nom est appliqué à des nobles dans Gaidon, v. 2049, etc. (un peu à tort et à travers), Raoul, v. 786 (Simon de Péroné)^ 2506, les Lorrains, p. 126 (Simon de la Roche), 169, 188 (fils Amauri de Nevers), 207 (fils de Gui de Surgières), Ogier, p. 302 (fils de Guion deTurges), Enfances Ogier, v. 805 (Simon de Meulent), Elias, v. 2717, 3204 (le duc de Lorraine), Stmon de Fouille. S. Simon est invoqué dans Huon Capet, v. 4669, Amis, y. 1179, Anséis, Gaufrei (v. 2827), Berte (v. 663), Elias, (v. 1355), Galien (f» 209), Esclarmonde (v. 521), Gui de Bourgogne (v. 1132), Gaidon (v. 1630), Gui de Nanteuil (v. 1826), Girart de Roussillon, Auberi, éd. Tobler (p. 8, 18, 59). Le moutier S. Simon est mentionné dans A ie ( v. 2522, 2683), l'autel S. Simon au moutier de Cambrai dans Godefroi (v. 311). S. Siméon est invoqué dans Gaufrei (v. 2807), Galien (f» 169), Esclarmonde (v. 4243), Gaidon (v. 4618), Aie, Gui de Nanteuil, v. 666.
Ainsi Etienne, Estève, Estevenon se trouve comme nom de clerc ou de roturier dansAZwcans (v. 1911), les Enfances Vivien (v. 790 b), comme nom de chevalier dans Gaidon (v. 2319), Covenant Vivien (v. 660, Etienne de Valpré), Girart de Roussillon (par. 252), Anséis (v. 10.391 d, Etienne de Normandie). Des poèmes sur la croisade Etienne de Blois, mort en 1102, a passé dans Gui de Nanteuil (v. 1483 et 1595). Nicolas généralement écrit Nicolai, est un clerc dans
Sibilemel en jeu un nombre plus considérable de personnages, mais la vérité historique y est encore moins grande ; on n'a pas donné à la mère du roi Louis son nom réel, on l'a remplacé par un nom de fantaisie.
Bovon de Comarcis (v. 14) et les Enfances Ogier{y. 47), un ingénieur dans Elioxe (v. 875), un duc de Saxe dans Berte (v. 199), un sénéchal dans la Violette (v. 5760), un chef nègre dans Elias (v. 2696), un chevalier (id. v. 2161). S. Nicolas est invoqué dans Auberi (f° 91), Elias {\. 1153), Godefroi (v. 1845), Esclarmonde (v. 5041), Gaidon (v. 8025), Aliscans (v. 3156), Gui de Nanteuil, v. 914, Huon Capet (v. 2017), Blanchandin (v. 2333). S. Nicolas de Bari est mentionné par Aioul (v. 10.598),
Pierre est un nom de roturier dans Aioul (v. 967, etc.), de messager dans Guibert, de chevalier dans Elias (v. 2170), Esclarmonde (v. 800, Pierre de Roceviès, 3892, Pierre d'Aragon, 6963, Pierron de Bus), Ogier (Pierron d'Eufrate), Gui de Nanteuil (v. 477, Perron de Monbise), Girart de Roussillon (par. 233, Pierre de Montrabei), Huon Capet (v. 3543), la saga de Charlemagne (I, 37, Pierre, fils Robert de Sermi). Gaufrei (v. 104) appelle le père d'Orian le roi Peron. C'est surtout Pierre d'Artois que citent Ogier, p. 289, les Lorrains, p. 61, Raoul (v. 325), et sans doute aussi Auberi (éd. Tobler, p. 227) et Gui de Nanteuil (v. 1482) qui l'appellent Pierre d'Ausi et d'Aminois. Soit sous son nom, soit comme l'apôtre qu'on quiert au pré Néron, S. Pierre est invoqué et l'église qui lui était dédiée à Rome est citée dans Aioul (v. 2749), Ficrabras, Auberi (éd. Tobler, p. 55), Aimeri (v. 1371), Berte (v. 617), Esclarmonde (v. 468), Doon de Maience (v. 7324;, Elioxe (v. 617), Guillaume de Palerne (v. 3445). Bslus Elias (v. 3265), un moutier de Nimaie possède deux autels, l'un dédié à S. Pierre, l'autre à S. Rémi. Dans le même poème, le saxon Enor est appelé tantôt de la Pierre, tantôt de S. Pierre (t. 4297).
Le roi Charles épouse la fille de l'empereur de Gonstantiople ; c'est là un fait commun à toutes les versions, (1)
Le comte Johan ou Jehan de Ponti (et non de Pontoise comme écrit Fierabras, v. 5G36), mort en 1191, figure dans le Moniage Guillaume (f» 272) et Raoul (v. 2736). Les Chétifs citent Johan d'Alis [Gddefroi, v. 5189), le Covenant Vivieu Johan d'Averne (v. G28), Haoul Jehan (lireJofroi) de Paris (v. 4242), Galien Jehan de Montagu (p. 336). Ce nom est appliqué à un danois (Auberi, éd. Tobler, p. 33), à des chevaliers [Elias, v. 2158, 1805), à un valet {Elias, v. 2050). La S. Jean d'été est mentionnée dans Aimeri (v. 3632), Doon de Maience (v. 1162), Gaufrei (v. 3957) ; S. Jean est invoqué dans Elias (v. 2744), Esclarmonde (v. 2914), huon Capet (v. 1382). Une allusion à son histoire se trouve dans Doon (v. 7969).
On trouve encore Tumas ou Thomas de Marie ou de la Fère (les Lorrains, p. 61, Godefroi, p. 276), Thomas (Aioul, v. 9353), Thomassin (Guillaume de Paterne, v. 598) S. Thomas (Doon de Maience, v. 2414, Aliscans, v. 3150, Esclarmonde, v. 4005, Galien, f° 175, le comte de Poitiers, v. 776, Girart de Roussillon, par. 98, Anséis) ; Julien, père à'Elie, fils de Dernier dans Raoul, la servante Juliane (cf. Suliane), Raoul, v. 7352, S. Julian, Berte, v. 730, Aliscans, v. 3249, ; Lienard {Girbert, v. 524, la Violette, p. 16, écrit parfois Lisiard), S. Lienard {Gaufrei, v. 3354, Floovant, v. 1104, Foucon, ms. 778, î" 205, Galien, f° 222) ; Andreus ou André de Hongrie {Aimeri, v. 2470), le roi Andrieu {Ciperis), le vaesal André {Doon de Maience, v. 6613), S. André de Fatras {Prise de Cordres, v. 1165) : Hilaïre ou Ylaire {Aioul, v. 4513 et 9118), S. Hilaire {Fierabras, p. 70, Gaidon, v. 79ï7, Elias, v. 1541, écrit à tort, la mesure du vers le prouve, S. Claire) et Bec de S. Hilaire {Maurin, v. 1255) ; le prêtre Morice {Bovon de Hanstonne, Bibl. nat. ms. fr. 25.516, Aspremont, f° 53), S. Morice ou Meurisse {Prise d'Orange, v. 321, qui ajoute à tort qu'on quiert en Aminois, Auberi, f» 7, Esclarmonde, V. 5114, Gaufrei, v. 1389, Elioxe, v. 3182), le moutier S. Morice de Vienne (Girart de Viane, p. 43), transporté à tort à Narbonne {Siège de Barbastre, f° 157), et sur le Hhin (Elias, v. 3871).
{1} Ce sont : une version en prose française, une version
et, sauf Charles Martel qui lui fait épouser la fille du roi de Hongrie, tous les Charles de notre épopée, même le Charles Martel de Girart de Roussillon, sont dans ce cas. Dans ce dernier poème comme dans Sibile, c'est d'ailleurs le comte Girard qui va à Oonstantinople demander la main de la princesse (1). Grâce à la complicité d'un nain (2) qui, à son insu, s'est glissé dans sou lit pendant son sommeil, la reine est accusée d'adultère par le traître Macaire et condamnée à mort ; mais, eu égard à son état de grossesse, on se borne à la renvoyer à son père sous la conduite du chevalier Auberi (3). Macaire les poursuit et tue Auberi, mais la
italienne, plus courte, un résumé d'Aubri de Trois fontaines et un autre de Jean des Preis, une version espagnole et une version néerlandaise. Les Nerbonesi ont conservé une autre version, où il n'y a pas de duel judiciaire entre le traitre et le chien de la victime, et où tous les noms sont changés, la reine s'appelle Belissent, le traître Renier, le bon chevalier Almieri, le bon vilain Pinard. La Chronique espagnole d'outre-mer parle simplement d'une accusation portée contre la reine, sans «xil, et d'un duel entre Moran et l'accusateur Rohard.
(1) La ftmme du Charles Martel épique s'appelle Elissant. C'est la Belissent des Nerbonesi.
(2) Le nain s'appelle Segonçon dans le roman français, Halbadu dans Jean des Preis.
(3) Macaire a conservé sa physionomie antipathique dans Aioul, V. 47, etc., Gaidon, y. 4167, etc., les Lorrains, p. 333, Huon de Bordeaux, v. 3877, etc., Florence, etc. Je serais assez porté à y voir un nom mythologique quelque peu déformé par l'influence du nom des célèbres solitaires égyptiens du IV» siècles. En ce cas Auberi serait, non le personnage plus ou moins historique, héros d'un poème dont j'ai parlé, mais le mythologique Alberic, qui sous le nom d'Auberon, protège Huon de Bordeaux.
Il faut remarquer que, d'après la saga de Charlemagne, les deux sœurs du roi ont pour précepteurs Macaire et Guinan, dont le second est le dieu celtique Gwynwas.
reine lui échappe ; un bon vilain, un ânier, Varochier ou Varothier, la prend sous sa protection, et la conduit à Armoise (Worms), où elle dounne le jour à un fils : de là ils gagnent la Hongrie et Gonstantinople, qui ne paraissent pas former deux pays très distincts dans l'idée du trouvère, et sur le territoire desquels il parait bien que l'on se trouve dès que l'on a passé le Rhin. A la suite d'un duel entre Macaire et le chien d'Auberi, qui venge son maître assassiné, l'innocence de la reine est reconnue, on la retrouve et encore une fois, après de nombreuses péripéties, tout finit par rentrer dans l'ordre.
Ces péripéties, c'est dans la version française qu'il faut les chercher. Elles ont consisté à placer près du jeune Louis un ermite, du nom de Lucaire (1), et un bon sorcier, appelé
(i) Lucaire me parait, à l'imitation d'Ancaire, Forcaire, Macaire, Sicaire, forgé sur Lucan ou Lugan, nom celtique dérivé de celui du dieu Lug (peut-être Lugwas comme Guinan est Gwynwas), qui figure dans le cycle d'Artus et dans Partenopeus (v. 2235, 8111). Je trouve un Lucon dans Foucon, î° 32. Ogier, p. 477, parle d'un épieu qui fut au roi Lucaire. Sur Lucan ont encore été forgés Lucabel (Godefroi, v. 2471, Anseis, v. 2510, Foucon, p. 49) comme Canabel sur Canard, Lucian {Godefroi, v. 4218), Lucien (Ogier, p. 145, Elias, V. 5210), Lucion {Elias, v. 5638, Anséis, v. 3478, Vivien de Monbran, v. 884, Galien, p. 240, Foucon, p. 43), comme Florian sur Floran, Luciabel {Foucon, p. 8, Esclarmonde, v. 2712, Anséis, v. 2474). Lucanor, cité dans Roncevaux (laisse 144) est deyenu le héros d'un roman espagnol. Le Lucafer de la Prise de Rome (▼. 237) et de Fierabras (v. 2242) et du Bovon de Hanstonne italien est encore forgé sur Lucan, car je crois cette forme préférable au Lucifer de Fierabras, v. 2839, d' Anséis, v. 3174, du Moniage Renoart (laisse 144), des Enfances Guillaume (ms. 24369, f" 46) et d'Aimeri (v. 3610), dont le Luchibus à'Elie (v. 2309, Letifer dans la saga) n'est qu'une variante. Il faut dire pourtant que dans certains cas, dans Esclarmonde v. g, Luciabel désigne le diable. Loquifer, héros
Grimoard (2) , puis à grouper autour de Macaire un certain nombre de personnages que leur hostilité aux héros épiques faisait mal voir des trouvères, et que nous avons déjà rencontrés, Amaugis et Galeran, dont parle Aubri,Alori et Sanson, puis Fouchard qui n'est auti'e que Foucon, l'ennemi de Renaudj Gombert, Mancion et Jofroi de Glarvant. A Ogier et à NaimoUj qui étaient à l'origine les seuls protagonistes du drame, avec le comte Girard qui servait d'ambassadeur, on a de même ajouté toute la famille d'Aimeri, puis Gaufrei le danois, père d'Ogier, Tiéri et Bérard, Richard de Normandie, Salomon de Bretagne et Jofroi d'Anjou, puis les grands seigneurs anonymes, les comtes de Dreux, de Chartres, d'Etampes, de Blois, du Maine et le duc d'Orléans qui, par un procédé que j'ai déjà signalé plusieurs fois, tendent de plus en plus à remplacer les vieux héros épiques. Près du roi se groupent les Flamands, les Artésiens, les Boulenois, les Picards et les Hérupés. Il n'est pas question des barons du midi.
Les détails géographiques trahissent la main d'un Champenois. La scène se passe à l'est de Paris, dans la forêt de Bondi, puis à Ghâteau-Tiéri, à Lagni, à Meaux, à Troies, à Moymer(Montwimer),le Hautefeuille près Rosoi de Oaufrei,
d'un poème, doit être également rapproché de Lucan, on du dieu Scandinave Loki ; il a été influencé par le nom commun loque.
(2) Grimoard ne se retrouve que dans Aquin, v. 112, etc., où il est un des deux neveux du chef sarrasin, et dans Gaufrei, v. 3018, sous la forme Grimolard. La saga de Charlemagne parle d'un géant peureux sous les armes duquel Guillaume, retiré du monde, livre son dernier combat, et l'appelle Grimaldus, ce qui accentue son caractère mythologique, déjà très accusé dans Sibile. Les romances espagnols ont fait de Grimaltos un comte de Lyon, gendre de Charles, persécuté par Tomile et père de Montesinos. Les variantes Guiomar et Girimard sont certainement fautives.
et le Montmirail près Epernai ou Monmirail en Brie de Huon CapeL L'œuvre est intéressante, bien écrite, dans le genre de (iarm de Montglane, où l'on retrouve le bon vilain Varochier dans Robaslre et le bon sorcier Grimoard dans Perdigon, avec de jolis détails de style. Elle mériterait une étude littéraire, car en ce sujet rebattu, il me semble que l'auteur a fait un effort méritoire pour échapper à la banalité.