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DE PROTECTION CONTRE LA LICENCE DES RITES

Paris, le 11 mai 1893.

10, rue Pasqaier.

Monsieur le Procureur de la Répurlique,

J'ai l'honneur de signaler à votre attention au nom de la Société' de protection contre la licence des rues et au besoin de vous dénoncer un livre infâme dont le prospectus est en ce moment adressé sous bande à domicile par l'éditeur Georges Carré, rue Saint-An" dré-des-Arts, n° 58.

Son titre est le suivant :

« Les Perversions de l'instinct génital, par le docteur A. Moll, avec préface du docteur KrafTt-Ebing, traduit de l'allemand par les docteurs Pactet et Romme. » La couleur scientifique sous laquelle les descriptions les plus obscènes semblent être présentées n'est qu'un masque destiné à tromper sur le caractère réel de l'ouvrage.

Il n'est, en réalité, qu'un des appels les plus violents que la littérature pornographique ait encore adressés à la sensualité et à la débauche.

Le livre est étranger. Il vient, paraît-il, d'Allemagne. N'est-ce pas une raison de plus d'exercer contre lui des poursuites? Est-il tolérable qu'on introduise en France de pareilles infamies?

C'est évidemment le succès d'argent obtenu par le même éditeur avec le Kama-Soutra qui n'a pu être poursuivi faute d'avoir été' dénoncé à temps, qui l'a porté à rechercher des livres analogues publiés à l'étranger et à les faire traduire. Il est temps de couper court à de pareilles spéculations.

Les mots : Vient de paraître, que je lis en tête du prospectus, me donnent l'espoir que la prescription n'est pas encore acquise. Mais elle est de si courte durée qu'il y a urgence à agir.

En tous les cas, il est plus que probable que ce livre et le Kama- Soutra sont publiquement exposés à la vitrine de l'éditeur, ce qui permettrait au moins une poursuite correctionnelle en vertu de la loi du 2 août 1882.

Si je ne joins pas à ma lettre l'exemplaire du prospectus que j'ai personnellement reçu, c'est parce qu'il est à ma connaissance que vous l'avez déjà entre les mains.

Je le garde afin de pouvoir intenter à ma requête une instance civile contre l'éditeur, dans le cas où vous ne jugeriez pas une poursuite devant les assises ou la juridiction correctionnelle possible.

Je vous serais reconnaissant de me vouloir bien faire connaître la suite que vous donnerez à ma plainte.

Veuillez agréer, monsieur le Procureur de la République, l'expression de mes sentiments les plus dévoués.

Bérenger.

Que la lettre éplorée du père de famille et l'impérieuse mise en demeure de l'honorable Président de la Ligue contre la licence des rues, soient sœurs consanguines, je n'en disconviens pas, et j'en ai même l'absolue conviction. Mais, n'avais-je point raison, en vous disant que cette dernière seule a contraint le Parquet à sortir de la sage inaction dans laquelle il avait cru devoir se renfermer.

Rétablissons donc le débat sur ses bases véritables.

Quelque talent que vous ayez développé, M. l'Avocat de la République, dans votre remarquable réquisitoire, ce n'est point vous qui êtes mon véritable adversaire, et quelque regret que j'en puisse avoir, il faut que je vous relègue respectueusement au second rang pour m'attaquer directement à l'auteur responsable des poursuites, à M. Berengar.

Les accusations sont nettes et catégoriques : le livre de M. le Professeur Moll est un livre infâme que son origine allemande signale particulièrement à vos rigueurs — M. l'éditeur Carré a pour habitude d'éditer des œuvres pornographiques.

Le plan de notre discussion se trouve dès lors bien facilement arrêté. Je vais m'efforcer de vous démontrer :

1° Que le prospectus n'est point obscène ;

2° Qu'en admettant même qu'il le soit, il n'a pas été distribué dans les conditions exigées par la loi du 2 août 1882 ;

3° Que la bonne foi de M. Carré est certaine et que sa conduite n'a été entachée d'aucune intention mauvaise ou délictueuse.

Vais-je, Messieurs, pour vous faire connaître le caractère du prospectus, vous en donner lecture intégrale et commenter chacun de ses nombreux paragraphes? Loin de moi une telle pensée. J'estime, que cette tâche quelque peu ingrate doit être épargnée à votre bienveillante attention.

Qu'est-ce en effet que le prospectus ? Le résumé fidèle

d e l'ouvrage : je vous l'ai dit et personne ne peut sérieusement le contester.

Fixons-nous donc sur la nature et la physionomie même de l'œuvre du Professeur Mollet nous serons ainsi fixés sur la nature et sur la physionomie du prospectus.

Comment admettre en pure logique que la partie ait une allure différente du tout? Le livre est-il infâme — estil au contraire essentiellement scientifique, — telle est la question qui, suivant moi, domine tout le débat.

Nous trouvons tout d'abord une indication précieuse dans les noms mêmes des auteurs et des traducteurs de l'œuvre.

Méfions-nous par dessus tout de cette étroitesse d'esprit qui n'a du patriotisme que les vaines apparences et qui consiste à ne reconnaître de savants qu'en deçà de nos frontières. Sachons rendre aux Professeurs Moll etKrafft- Ebing le légitime hommage qui leur est dû et disons hardiment qu'un ouvrage signé de tels noms auxquels viennent s'ajouter ceux des Docteurs Pactet et Romme, se trouve protégé à priori contre l'accusation que cherche à faire peser sur lui M. le Sénateur Bérenger.

L'injure a été aussi vivement ressentie qu'elle avait été faite gratuitement et dans une lettre dont vous me permettrez de vous citer quelques extraits, M. le Professeur Moll exprimait en ces termes à M. Carré son profond étonnement :

BerliD, le 4 juillet 1893.

Cher Monsieur,

Pour parler franchement, votre lettre m'a fort surpris. A Berlin, les lois sur les outrages aux. mœurs sont suffisamment sévères pour que des livres immoraux soient interdits le plus tôt possible.

Je ne me serais jamais avisé de traiter d'immoral un livre sur l'inversion sexuelle, et je crois qu'il est tout à fait impossible que les autorités françaises vous causent quelques graves embarras. Lorsque j'écrivis ce livre, mon principal but était de traiter à tous les points de vue les vices les plus fréquents relatifs à l'instinct sexuel. Je voulais surtout prouver que certains défauts attribués volontiers à quelques personnages historiques avaient leurs causes dans un vice de [l'instinct sexuel

« J'ai attaché un

« intérêt tout parliculier au côté thérapeutique et j'ai été obligé « d'insister sur les causes générales telles que l'hérédité. J'ai con- « sidéré qu'une étude approfondie sur les causes de cette maladie « était absolument nécessaire, mon but était purement scientifique « et personne n'a contesté jusqu'alors que cette considération m'y « ait seule forcé. J'ajouterai encore que la police criminelle de Ber- « lin qui d'ordinaire réprime très vivement tout ce qui a trait à « l'immoralité m'a soutenu dans une grande partie de mes études.

« Je suis certain que si l'honorable Sénateur auquel mon ouvrage « déplaît voulait lire les œuvres de Tardieu et beaucoup d'autres « ouvrages français, il pourrait facilement se former cette opinion « qu'il existe un grand nombre de livres médicaux écrits dans un « but purement scientifique sur des sujets tellement délicats qu'on « ne pourrait, je le reconnais, les laisser sans inconvénients entre les « mains des jeunes filles.

« Enfin, cher Monsieur, je vous envoie

« copie de deux articles de journaux spéciaux allemands, « la « Pratique médicale » et « le Journal de Clinique de Vienne, » qui « achèveront de vous fixer sur la nature de l'œuvre que j'ai entrece prise. »

Cette citation était utile et comme elle se trouve fortifiée par les dépositions ardentes et convaincues que vous venez d'entendre de M. M. Pactet et Romme, dont l'honnêteté professionnelle se révoltait à la pensée qu'on ait pu les

supposer capables de prêter leur collaboration à la divulgation en France d'un ouvrage inutilement malsain 1

Me dira-t-on que je justifie l'entreprise par le témoignage de ceux-là mêmes qui en ont été les ouvriers?

Rassurez-vous. Mon bagage n'est point aussi mince que semblait le supposer réminent organe du ministère public et, prévoyant l'objection, j'ai eu la précaution de le compléter par des documents qui me paraissent sur ce point défier toute discussion.

C'est d'abord l'appréciation de la Presse médicale et notamment la Gazette hebdomadaire de Médecine et de Chirurgie qui dans son numéro du 13 mai 1893 s'exprimait en ces termes :

Les perversions de l'instinct génital, par Moll. (Tr adoption française de Pactet et Romme). Paris, 1893, G. Carré, éditeur.

Cet ouvrage est un véritable traité scientifique basé et sur la littérature ancienne et moderne, et sur un ensemble de documents originaux, conçu dans un esprit impartial, écrit avec clarté et méthode. Après un long historique de la question, l'auteur étudie, au point de vue descriptif, l'inversion sexuelle qu'il considérera surtout chez l'homme, car il ne consacrera guère à celle de la femme qu'un court chapitre terminal. Il délimite son sujet et n'a en vue que l'uranisme — inversion proprement dite — considérant comme des complications les diverses perversions sexuelles : le fétichisme, le masochisme, le sadisme. Dans l'étiologie, il donne à la prédisposition congénitale le rôle prépondérant, n'attribuant aux causes vulgairement invoquées que l'action banale d'agents provocateurs qui donnent au sujet dans certains cas l'occasion de prendre conscience de son inversion. A signaler, à cet égard, que la fréquence de la pédérastie dans le clergé est attribuée, non pas au célibat forcé, mais à ce que la vocation pour le célibat se déclare plutôt chez des personnes chez lesquelles le penchant pour la femme est peu développé ou nul. La partie la plus intéressante ou même la

plus originale du volume est celle qui est consacrée à la the'orie de l'inversion génitale. Moll pense que ce qui est troublé dans l'inversion, c'est l'action de l'esprit sur le sens génital. Il est donc tenté de placer le siège de l'inversion dans le cerveau sans oser le localiser, étant donnée l'indécision où nous sommes encore quant à la localisation de l'instinct génital. Pour lai il s'agit, en somme, d'une anomalie de l'instinct génital, ne différant en rien quant à sa nature des anomalies de la fonction de nutrition. Au point de vue du diagnostic, il est indiqué d'interroger les malades — c'est décidément comme tels que l'auteur considère les uranistes — sur leurs rêves qui sont en rapport avec leurs conceptions : de plus, on pourrait les reconnaître en ce que, quand le sujet ne se croit pas observé, il regarde de préférence in eam directionem ubi membrum virile est. Les uranistes étant regardés comme des malades, il est très difficile de savoir dans quelle classe nosographique il convient de les ranger : névrose ou psychose? Le traitement purement psychique, parfois hypnotique, est préconisé.

Paul Blocq.

M. le Président. — Pardon, Me Bourdillon, l'article que vous nous lisez n'est-il point dans les annonces ? A quelle page du journal se trouve-t-il ?

M" Bourdillon. — Non, Monsieur le Président. Dans les annonces je lis : Granules antimoniaux du DT Papillaud — quatre siècles de succès : Samt Léger gratis, une caisse franco — enfin nourrices, les Galactogènes Jolivet augmentent la qualité et la quantité du lait des nourrices et constituent le meilleur tonique aussi bien pour la mère que pour l'enfant pendant £ allaitement... Aucune confusion n'est donc possible, l'article que j'ai eu l'honneur de vous lire se trouve dans le corps même du journal et porte la signature de M. Paul Blocq.

D'ailleurs que le tribunal se rassure : La solidarité qui fait l'honneur et la force de la grande famille judiciaire se retrouve à un degré au moins égal au sein du monde médical. L'accusation si légèrement portée par le Sénateur Bérenger y a causé un profond et légitime émoi ; et je ne saurais trop insister sur les témoignages si précieux qui seraient venu fortifier le courage de M. Carré en supposant qu'il ait pu être ébranlé par l'intempestive attaque de son fougueux adversaire.

Avec une loyauté à laquelle il nous a d'ailleurs depuis longtemps habitués, M. l'Avocat de la République plaçait sous vos yeux la lettre si décisive de l'illustre Doyen de notre Faculté de médecine, j'ai nommé M. le Professeur Brouardel. Laissez-moi la relire une seconde fois — un peu pour vous, et beaucoup pour M. Bérenger.

Elle est bien faite pour les besoins de la cause, car elle porte la date du 10 juillet 1893, et, pour que son importance fût plus grande encore, son érainent auteur, très heureusement inspiré, a jugé convenable de l'adresser au chef même de votre Parquet. Elle est ainsi conçue :

Faculté de médecine, 10 juillet 1893.

» Monsieur le Procureur,

» J'ai examiné avec Je plus grand soin l'ouvrage publié par le docteur Moll, traduit en français par les docteurs Pactet et Romme.

» Cet ouvrage est absolument destiné à des médecins ; ceux quj ne sont pas familiarisés avec l'étude des affections mentales, des dégénérescences, etc., n'y comprendraient pas grand'chose.

» La première partie contient, sans détails bien nouveaux, les histoires déjà publiées en France par Tardieu, en Allemagne par Casper, en Autriche par Hofman, et aucun de ces ouvrages n'a été poursuivi.

» Il me semble difficile qu'il en soit actuellement autrement. Ce serait retarder l'étude d'une question à laquelle les Professeurs français: MM. Charcot, Magnan, ont fait faire un grand progrès. Leurs observations ont été lues ou publie'es à l'Académie de médecine, sans qu'il en soit résulté un inconvénient quelconque.

» Agréez, etc.

» Brouardel. »

Voilà ce que le Doyen de notre Faculté pense du livre qualifié d' « infâme » par l'imprudent Sénateur avec une si inconsciente sérénité.

Si j'étais généreux, j'arrêterais ces citations ; je n'en ai pas le courage et d'ailleurs ne me rendrais-je pas coupable d'ingratitude en taisant les noms des hommes éminents qui, à l'heure de l'orage, sont venus donner spontanément à mon client l'appui de leur autorité et de leur universelle réputation ! Faites-moi donc encore crédit, Messieurs, pour quelques instants — M. le Docteur Gley, professeur agrégé de physiologie à la Faculté de médecine de Paris, écrivait dès le 24 juin 1893 à M. Georges Carré la lettre suivante :

Monsieur,

J'apprends avec la plus vive surprise que vous êtes poursuivi en police correctionnelle pour avoir édité l'ouvrage bien connu et très apprécié du Dr Moll sur l'Inversion sexuelle. J'estime que personne parmi les médecins comme parmi les psychologues au courant de ces questions ne peut saisir la cause de ces poursuites. Les faits dont il s'agit dans ce livre s'observent assez fréquemment ; le caractère pathologique en est aujourd'hui, grâce justement à des travaux comme celui du Dr Moll, parfaitement reconnu. L'aliéniste a donc non seulement le droit mais le devoir de les étudier de la façon la plus circonstanciée. D'autre part, et ceci n'est pas moins bien

prouvé, l'intérêt psychologique de ces faits est des plus considérables. Or, le livre du Dr Moll expose ces questions d'une manière très claire, mais en même temps sous une forme rigoureusement scientifique. Je me demande quel singulier esprit il faut avoir pour trouver dans toutes ces pages même une tendance pornographique, puisque pornographie on veul qu'il y ait. Aurait-on la prétention d'empêcher les médecins d'étudier des faits positifs ou de les empêcher, ces faits étant établis, de les publier pour l'instructiou d'autres savants à commencer par celle de tous les hommes qu1 s'intéressent aux questions de sociologie, à commencer par celle des législateurs et des magistrats ? Si l'on découvre dans un tel ouvrage quelque chose de pornographique, pourquoi ne poursuit-on pas les éditeurs de tous les traités d'anatomie où il y a des chapitres consacrés à la description des organes génitaux, de tous les traités de physiologie où il y & les chapitres consacrés à la question de reproduction, de tous les traités de psychiatrie où l'on trouve nombre de pages réservées à l'étude des anomalies, troubles et déviations diverses de l'instinct sexuel. A coup sûr le Dr Mo'l n'est plus ni moins pornographe que les auteurs de touscestraités; ilécrit mêmeparfois en latin, langue qu'ont abandonnée les anatomistes et les physiologistes. Dans cette épreuve que vous fait subir une fausse pudeur, je crois de mon devoir, Monsieur, de vous apporter l'expression de mes remerciements, car en publiant une édition de ce remarquable ouvrage si complet et si exact, vous avez rendu un réel service aux psychiatres et aux psychologues de langue française. Vos juges pourront s'en assurer en lisant seulement la préface que l'éminent Professeur Von Krafft- Ebing, si estimé, a bien voulu écrire pour ce livre.

Veuillez agréer, etc.

Dr E. Gley,

Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.

De son côté M. le Docteur Gilbert Ballet, Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, chargé du

Cours des maladies mentales, écrivait à M. le Docteur Pactet, le 29 juin 1893, la lettre suivante :

Mon cher Pactet,

J'apprends avec stupéfaction, par votre lettre, que votre e'diteur est poursuivi en police correctionnelle pour la publication et l'annonce de votre traduction du livre de Moll. 11 est bon de poursuivre la licence des rues et ce n'est pas moi qui protesterai contre les intentions louables de la Ligue, mais dans le cas particulier, je ne vois

vraiment pas ce que l'on vise et où l'on veut aller tout cela

est bien mesquin et quelque peu ridicule. La pudeur est chose louable mais à la condition qu'elle ne soit pas déplacée. Vous avez rendu service en traduisant en collaboration avec M. le Docteur Romme un livre que pour ma part je trouve intéressant et instructif. Je félicite M. Georges Carré d'avoir consenti à l'éditer. Jl est vraiment regrettable qu'une Ligue dont personne n'a contesté la raison d'être se compromette ainsi à signaler aux foudres du bras séculier un ouvrage de science pure.

Veuillez agréer, etc.

Dr Gilbert Ballet,

Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.

J'espère maintenant qu'avec de pareils auxiliaires, je n'ai plus à me préoccuper de la question desavoir à quelle page d'une Revue médicale figure l'article élogieux consacré à l'ouvrage de M. le Professeur Moll.

Je pourrais, Messieurs, prolonger ces lectures, mais il faut savoir se limiter. Je me bornerai donc à vous dire que vous trouverez dans mon dossier, conçues daus un esprit identique des lettres de l'éminent Professeur Charles Richet, de M. le Docteur Magnan, de M. Pierre Janet,

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