AVANT-PROPOS
Les mnténatiT dont je me suis servi pour écrire ci livre proviennent de diverses sources. En premier lieu mon attention s'est portée sur la littérature ancienne et moderne. Ma tdch e a été facilitée par la bienveillance avec laquelle ont été mises a ma disposition les richesses delà bibliothèque royale de Berlin, qui concernaient mon sujet.
Ma spécialité pour les affections nerveuses m'a fourni une petite partie de mes observations. J'ai pu également obtenir des autorités publiques la communication de plusieurs cas qui présentaient un intérêt particulier. La discussion du côté médico-légal de la question m'a été rendue possible par l'étude des actes de justice qui me furent gracieusement communiqués par l' Office d’Etat.
Mais tout ceci n’aurait pas suffi à me donner une vue même superficielle de mon sujet. Il était encore nécessaire
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de jeter vn regard wr h rie itUime des individus atteinte de perversion sexuelle. Si j'y suis parvenu, comme je r espère, je le dois à M. t'on Meersi/isidt-Hul/essem, inspecteur de la police de sûreté, qui m’a indiqué la voie à suivre, avec la permission du président de la police royale de Berlin. Il m'a servi de guide, m' accompagnant partout sans ménager son temps ni sa peine, et c’est grâce à son zèle que j'ai pu réunir un grand nombre de documents. C'est pour moi un devoir agréable que de lui adresser mes remerciements ainsi qu'au président de police lui-même.
Je remercie également toutes les personnes qui m'ont aidé dans mon travail. J'adresse d'une façon toute particulière mes remerciements : à M. le professeur v. Krafjt- Ebing, de Vienne, à qui je dois certaines indications littéraires et dont les ouvrages m'ont donné en grande partie F idée de ce livre ; à AI, le ZJ' Alax Denoir en qui f ai trouvé un ami et un conseiller éprouvé ; enfin d Monsieur que je nommerai Ai.lS. et qui sera souvent cité sous ces initiales JV.iV., qui lui-même est un perverti sexuel, habile une grande ville de l'ouest de F Allemagne, et est une personnalité bien connue par des travaux dans (T autres domaines. Il m'a fait non seulement sur sa vie sexuelle, mais sur la perversion en général, de nombreuses communications. Ses rapports étaient d'autant plus précieux que iN.iV. a passé quelques années à Berlin et qu'il se distingue par une rare impartialité.
Il est inutile de dire que les observations recueillies de la façon que je viens de dire, ou livrées par les autorités, n’ont été pour ainsi dire que les matériaux de ce 'ivre. L’s conclusions que j’en lire me sont slnclement personnelles et, par conséquent, j’en suis seul respon-