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La raquette dont se servent aujourd’hui nos sportmen pour faire leurs courses dans les bois est-elle bien d’origine sauvage? Est-il prouvé que les Sauvages se servaient de la raquette avant l’arrivée des blancs en Amérique ?
Le Père Lafitau, qui est un de ceux qui ont parlé avec le plus de connaissance des coutumes, des mœurs, etc., etc., des sauvages américains, décrit ainsi la raquette dont les Sauvages se ervaient lors de l’arrivée des Européens :
Dans les neiges où il n'y a point de chemin rayé, ils sont obligés de se servir de raquettes, sans quoi toutes sortes de voyages, ou pour
:erre ou pour chasse, etc., leur seraient absomen impossibles. La forme de ces raquettes approche de l’ellyptique, c’est-à-dire que l’ellyp- se n’est point parfaite, étant plus arrondies sur le devant que par l’autre extrémité, laquelle se termine un peu en pointe. Les plus grandes ie à sont de deux pieds et demi de long, sur-un pied 4 et demi de large. Le tour qui est d'un bois durci au feu, est percé dans sa circonférence comme les raquettes de nos jeux de paume, à
qui elles ressemblent, avec cette différence, que les mailles en sont beaucoup plus serrées, et que les cordes n’en sont point de boyaux, mais de peaux de-cerf crues et coupées fort minces.
Pour tenir le corps de la raquette plus stable, on y met deux barres de traverse, qui la partagent en trois compartiments, dont celui du milieu est le plus large et le plus long. Dans celuici vers le côté, dont l’extrémité est arrondie, on pratique un vide fait en arc, dont la barre de traverse fait comme la corde. C’est là que doit porter la pointe du pied sans toucher à la barre de traverse, qui le blesserait. Aux deux bouts de l’arc sont deux petits trous nour passer les courroies, qui doivent attacher le pied sur la raquette. On passe ces courroies l’une dans l’autre, comme qui commencerait à faire un nœud sur l’orteil, et après les avoir croisées, on les repasse dans la raquette à la circonférence de l’arc ; on les conduit ensuite par derrière au-, dessus du talon, d’où on les ramène sur le coup” du pied, où on les nouë en faisant une rose de ruban. Cela se fait de telle manière, que quoique le pied soit bien assujetti, il n’est pourtant gêné que sur l’orteil, et qu'on peut quitter la raquette sans y porter la main.”
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Le Père Lafitau établit ensuite que l' usage de la raquette avait été apporté en Amérique de l’Asie d’où les premiers . américains devaient venir.
C'est encore là, dit-il, un usage singulier des premiers temps, lequel a passé de! Asie dans l’Amérique avec les nations qui s’y sont transplantées. Strabon (livre II, p. 348) parlant des peuples qui habitent cette longue chaîne de montagnes, laquelle s’étend depuis le pied du Mont Taurus jusqu’à l'extrémité des Monts Riphées, et dont le Caucase est une des plus célèbres chez les auteurs anciens, en raconte ceci de particulier : ‘“ On ne peut, dit-il, monter sur la croupe de ces montagnes pendant l’hiver; mais les habitants y vont pendant l'été, et attachent à leurs pieds des souliers pointus faits de peaux de bœuf crues, et larges comme des tambours, à cause des neiges et des glaces. Ils se laissent couler ensuite du haut de ces montagnes avec tout leur bagage, assis sur une peau. La même chose se pratique dans F’Atropatie, dans la Médie, et sur le Mont Masius qui est en Arménie. Là ils attachent aussi à leurs pieds des rotules de bois, terminées en points, ou garnies de pointes.
“ Sindas, sur le rapport d’Arrien, dit pareillement que les soldats d' Alexandre le Grand,
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par le moyen de certains cercles garnis de jone, passaient sans incommodité sur des neiges qui, en quelques endroits, avaient jusqu’à seize pieds de profondeur.
Comme on se sert encore de raquettes dans la Colchide ou Mingrelie et dans ces pays dont parle Strabon, il est évident que dans sa description, I n’a voulu exprimer autre chose que des raquettes par ces souliers de peaux de bœuf, larges comme des tambours. ES
Les pointes qu’on met sous les talons et les rotules de bois, qui sont des patins, ou un équivalent que Strabon a voulu décrire, sont nécessaires dans les pays de glaces et de neiges, où l’on est obligé de mettre des pointes jusqu'aux fers des chevaux pour les ferrer à glace.
Dans ce même ouvrage, le Père Lafitau nous donne le dessin d’une raquette de Sauvage. Or c'est absolument la même raquette dont se sert encore l’habitant canadien. |
1 Mœurs des Sauvages ù des premiers temps, vol. II. p. 120.
oom partes aux mœurs
Monsieur de Sauvolles était-il le frère de LeMoyne d' Iberville
En 1698, Pierre LeMoyne d' Iberville obtenait du roi de France le commandement d’une expédition destinée à aller prendre possession
des bouches du Mississipi.
Deux frégates lui furent confiées pour cet objet : la Badine et le Marin.
La Badine avait pour commandant M. d'Iberville lui-même, et comme officiers MM. Lescalette, lieutenant de vaisseau ; Desjordy-Moreau, enseigne ; Josselin de Marigny, enseigne en second; de la Gauchetière et LeMoyne de Bienville, gardes de la Marine.
Le chevalier de Surgères, capitaine de frégate, commandait le Marin et avait pour oſſiciers MM. du Hamel, lieutenant de vaisseau ; de Sauvolles (lieutenant de la compagnie de Bellecourt) enseigne de vaisseau ; de- Villautreys, enseigne en second ; Hannivel de Sainte- Colombe, garde de la Marine. |
L'expédition partit de Brest le 24 octobre 1698 1. 3 =
1 Le Français, vaisseau de 50 canons, commandé par 55 M. de Chateaumorand, rejoignit l'expédition à Saintmingue.
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Le 31 janvier 1699, les vaisseaux mouillaient à deux lieues au large de l'entrée de la rivière Mobile. es Peu après, M. d'Iberville reconnut l'île aux Chats, puis les îles de la Chandeleur, et dans. les premiers jours de mars 1699, il atteignait l'embouchure du Mississipi. II revint ensuite à la côte fonder le fort de Biloxi (12 avril 1699). Le 3 mai 1699, M. d'Iberville retournait en France, chercher du renfort, laissant le commandement de la petite colonie à l'enseigne de vaisseau Sauvolles. : :
Le 8 février 1699, M. d'Iberville était de retour à Biloxi. II apportait à M. de Sauvolle
une commission royale Pour commander au fort de Biloxi.
‘Sa Majesté ayant fait choix du sieur de
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