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C'est pendant cette absence de M. d'Iberville que M. de Sauvolles, mourut au fort de Biloxi, le 22 août 1701.
.M. Charles Gayarré, écrit, dans son Histoire de la Louisiane, que M. de. Sauvolles était le frère de Le Moyne d’Iberville.
Tous ceux qui ont écrit après lui sur r la Louisiane ou sur la famille Le Moyne, M. l’abbé Daniel, MM. Jodoin et Vincent, M. de Villiers du Terrage, etc., etc., ont adopté de bonne foi l’avancé de M. Gayarré.
M. de Sauvolles était-il un Le Moyne et était-il le frère de Le Moyne d'Iberville ?:
Non.
Dans ses lettres au ministre et dans le Journal de ses navigations, lorsqu'il parle de M. de Bien- . ville, d’Iberville écrit toujours mon frère de Bienville ” Choses quelques passages : 1
“Le ler février, j'ai esté à terre avec M. de Sauvolle et mon frère de Bienville dans ma chaloupe.”
“ Le 8 février au matin, MM. de Surgeres Sauvolle, Desjourdys et mon frère de Bienville sont allés dans la biscayenne. .
„Le 27 février, je suis party des vaisseaux et deux canots d’écorce avec le sieur de sous
T Vol. ler,-p. 66. N +
volle, enseigne de Vaisseau sur le Marin, et mon frère et le père Récollet et querante-huit hommes, avec vingt jours de vivres. . ,”
Le 2 mai, j'ai fait reconnaître le sieur de Sauvolle, enseigne de vaisseau du Roi, pour commandant; c’est un gargon sage et de mérite; et mon frère de Bienville pour lieutenant de Roi. i Si M. Sauvolles semble que M. d'I frère de Sauvolles ” frère de Bienville 2 N M. d'Iberville, était très attaché à ses frères.
Le 16 décembre 1801, en arrivant à Pensacola, il apprend la mort de M. de Sauvolles, arrivée le 22 août précédent. Il se contente d'écrire dans son Journal: Jai appris la mort de M.
de Sauvolles ”. Si ce dernier eût été son frère n’aurait-il pas noté sa mort avec un peu plus d’émotion ?
II est établi, sans conteste, que M. de Sauvolles mourut à la Louisiane, le
1° Charles LeMoyne, premier baron de Longueuil, né à Montréal le 10 décembre 1656.
Décédé au même endroit le 7 juin 1729.
1 2° Jacques Le Moyne, sieur de Sainte-Hélène, LE né à Montréal, le 16 avril 1659. Décédé à Qué- 85 bec le 4 décembre 1690.
3° Pierre Le Moyne, sieur d'Ibervill e, né à Montréal le 20 juillet 1661. Décédé à la Havane le 9 juillet 1706.
4° Paul LeMoyne, sieur de Maricourt, né à Montréal le 15 décembre 1663. Décédé à Montréal le 21 mars 1704. |
5° François LeMoyne, sieur de Bienville 1er, né à Montréal, le 10 mars 1666. Tué par les Onneyouts, à Repentigny, le 7 juin 1691. :
6° Joseph LeMoyne, sieur de Sérigny, né à Montréal le 22 juillet 1668. Dédécé à Rochefort, le 12 septembre 1734.
7° Francois-Marie LeMoyne, né à Montréal, le 22 septembre 1670. Décédé au même endroit le 21 septembre 1687.
8° Anonyme né et décédé à Montréal, le 2 octobre 1672. 8
1 Inhumé à Montréal.
2 Mgr Tanguay, Dictionnaire généalogique, vol. ler
5 p. 379, l’a confondu avec son frère, Joseph, sieur Séri d Son acte de sépulture le nomme . — ie e
e dit âgé de 14 ans. C'est 17 ans qu'il aurait allu mettre
14° Antoine LeMoyne, sieur de Châteauguay, né à Montréal le 7 juillet 1683. Décédé à Rochefort le 21 mars 1747.
Nous croyons avoir établi que M. de Sauvolles n’était pas un des frères LeMoyne :.
Les médisances du baron de La Hontan
Dans l’édition de 1703 de ses Voyages, le
baron de La Hontan a publié une page bien injuste pour nos ancètres. Ce militaire van-
8 s'est adonné aux — - 125 le seul - tous mes rères, qui n’a pas pris le pariy guerre. Je vous supplie, Monseigneur, de lui accorder cette place, qu'il est en état de remplir avec honneur et distinction. Je contribueray de ma part à luy procurer un bon i M. Vincent vous mandera mieux que moy capable.” Un mémoire anonyme, mais que nous croyons écrit par Le Moyne de Sérigny, ou encore Le Moyne de Bienville, dit positivement que M. d À Saint-Domingue, “ où le Sieur d Mississipi en 1701.”
8 M. de Sauvolles fit d’abord partie
arignan, comme volontaire. “ ensuite siane où il fut très utile à d’Iberville.” Nous fort que ce soit là les deux mêmes personnages.
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mes, quant à celles même utation était ine, ou dont les antécédents ne promettai i
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de quelle manière elles étaient traitées. Jamais justice ne fut plus expéditive et plus rigoureuse. Qu'on lise, par exemple, l’arret général qui fut rendu le 5 avril 1675. Nous ne citons que celuilà, mais il en existe une cinquantaine du même genre.
„La métropole, de son côté, prit les mesures les plus sévères pour empêcher les abus qui pouvaient se commettre. Un arrêt de la Cour du Parlement de Paris du 18 avril 1663, défendit, sous les peines les plus sévères, d’enlever aucunes personnes sous quelque prétexte que ce fût, même celui de les envoyer en Amérique.”
Les honneurs rendus aux seigneurs 4 dans les églises — 4
Sous le régime français, on rendait aux seigneurs certains honneurs dans les églises d leurs seigneuries. 5
On a beaucoup glosé sur ces privilèges acco
des aux seigneurs. II nous paraît que la pl part de ceux qui se sont moqués des prétentions