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Aux processions qui se feraient à Montréal et aux Trois-Rivières à l'avenir, les officiers de la juridiction devaient marcher immédiatement après le gouverneur et le lieutenant de roi, ou l'officier qui commandeit en leur absence, et av N les marguilliers.
distribution du 8 ‘ bénit aue 1 “a les églises avait é jusque là l'sccasion de conflits, de chicane: et 3 de pr eV. Ce même réglement du 27 2vri! 1719 la Ait ainsi pour l'avenir :
Dans la cathédrule le Qu bes, le pain bénit devait ftre présenté d' bord gu pouverneurgénéral, à l’intendant, en an l'eutenant de roi et aux marguilliers en charge, et après, indifféremment à tous ceux qui se trouvaient dans l'église.
En l'absence du gouverneur-général du gouvernement particulier de Québec, le pain bénit devait être présenté au lieutenant de roi, ou à l'officier commandant à Québec, et à Lintendant, ensuite aux marguilliers en charge, et aux autres indifféremment.
Dans les autres églises de la Nouvelle-France, le pain bénit devait être présenté de la me manière au gouverneur-général et à l’inten.ant, quand ils seraient présents. 288
Aux i
- Trois-Rivières, le pain bénit devait être pré senté su gouverneur et au lieutenant de roi et aux officiers de la juridiction, ensuite aux mar. guilliers en charge, et indifféremment à tous ceux qui se trouverai
Dans toutes les au la Nouvelle-France,
bénit d’abord au sei
Aux feux de jdie devait présenter t une au gouverintendant, et la
général
ui seraient faits à Montréal » à l’avenir, pareille
devait s’exécuter par
général
au gouverneur particulier et l’au nant de roi, et en cas d’a
l’autre, on devait présenter une torche à l’offi: cier qui commanderait.
Voilà en quelques mots quelles furent les préséances observées dans la Nouvelle-France, jusqu'au régime anglais. Malgré les méticuleuses prescriptions du règlement royal du 27 avril 1716, il y eut bien encore quelques contestations au sujet des préséances mais, en somme, les ministres du roi et surtout l’évêque de Québec furent débarrassées des sottes prétentions des officiers militaires ou civils qui souvent se rendaient à l’église autant par orgueil que par piété.
Les sommations respectueuses autrefois 4
L'article 123 de notre Code Civil dit : f
Les sommations respectueuses aux pères et mère ne sont plus obligatoires.” N
Qu'entendait-on autrefois par une sommation respectueuse ?
L'édit de Henri II donné en 1556 statuait que les enfants qui contracteraient des mariages elandestins contre le gré de leu
trente ans et les filles ayan du moment qu’ils se quérir l’avis et co
Pectueuses par actes respectueux. Napoléon estimait que le terme sommation respectueuse
était un mensonge, puisque la sommation est toujours, quelle que soit la forme dont on l’habille, un acte irrespectueux.
La sommation respectueuse devait être faite par un notaire. Dans quelques généralités, entre autres à Paris, deux notaires étaient même nécessaires. : :
Dans la Nouvelle-France, créée à l’image de Ancienne, on s’est de temps en temps servi des sommations respectueuses. Les greffes de nos notaires du régime français en contiennent quelques-unes. Ces papiers jaunis, quelquefois assez difficiles à déchiffrer, nous prouvent qu’on avait alors un grand respect pour le père de fa · mille, puisque le majeur ne pouvait contracter mariage sans avoir fait toutes les démarches jugées nécessaires pour obtenir le consentement de l'auteur de ses jours. 5
Nous avons sous les yeux les trois sommations respectueuses successives faites par Jean-Claude Louet à son père, le notaire Claude Louet, qui fut un personnage assez important de Québec au dix-huitième siècle. ;
Le jeune Louet s'était amouraché de la fille d'un cordonnier de Québec, J un Willis, né en Angleterre mais marié à une canadienne-franaise et établi au Canada depuis un bon nombre d'années. Le père Louet ayant refusé son con-
sentement au mariage des tourtereaux, Jan- Claude Louet, âgé de 30 ans, se décida à em-
sont rédigées à peu près dans le même esprit. La forme change quelque peu, mais au fond tous essaient d' obtenir le consentement paternel par la douceur.
Le jeune Louet écrivait donc à son père: …
Je suis dans la dernière des désolations de me voir privé des douceurs que j'avais coutume de goûter auprès de vous. J "éprouve avec une douleur extrême aujourd’hui que vos mou ments de tendresse dont j'ai été tant de fois sensiblement touché sont entièrement éteints.
Mon cher père, je vous conjure par votre amour paternel et par tout ce que vous avez de plus cher pour votre propre sang de vouloir vous laisser fléchir et toucher de la situation pitoyable où je suis réduit depuis si longtemps. Vous avez parlé, j'ai obéi. Vous m'avez éloigné d’auprès de vous, envoyé dans un endroit où je n’avais pour consolation que des pleurs et des
soupirs qui faisaient une continuelle compagnie. Je crois enfin que c’est aujourd'hui que touché de tous mes maux vous voudrez bien m'accorder la grâce que je vous demande.”
La lettre avait pour finale celui qui est, mon cher père, votre très humble et très soumis fils.”
La deuxième sommation respectueuse servie par l'huissier De Salines était rédigée ainsi:
Rien ne peut arrêter le cours de mon affliction de voir votre cœur toujours inflexible et inexorable à toutes mes supplications et soumissions. Serait-il possible que la tendresse autrefois si grande pour votre enfant se serait changée en une disgrâce perpétuelle. Je ne vois point cependant en telle rencontre qui a pu monter votre haine. Tous vos sentiments sont toujours fortement opposés aux miens, ce qui me désole entièrement. Cependant, mon cher père, je suis dans une obligation indispensable d'accomplir la promesse que j'ai faite si je veux assurer mon salut. Je vous supplie donc très humblement, mon cher père, de me regarder encore comme votre propre enfant et de m’ac- . corder la grâce que je vous demande avec toute la r possible.“
La troisième et dernière sommation respectueuse du jeune Louet, signifiée à son père le 24 janvier 1738, *
: Pénétré de la plus vive douleur j'ai recours 5 à cette tendresse paternelle dont j'ai senti tant Serait-il posaĩ
“J'aurais eu cependant lieu d'espérer que vous vous fussies laissé fléchir par les deux pré- 1 cédentes soumissions que j'ai eu l’honneur de à vous faire sans comprendre la lettre que j’ai pris la liberté de prier M. Plante de vous la représenter
6 février 1733, mais il dt t avoir ss recours à l’obligeance d'un ami pour lui servir de témoin.
Nous ignorons si le pere Louet finit par pardonner à son fils: i Quelques années après le mariage de son re-
jeton le notaire Louet fut frappé de „ et c'est son fils qui lui succéda Charge de notaire, le 20 avril 1739. II ajouts à charge de notaire, un peu plus tard, les d'écrivain de à ei MUR OS
rauté. Le notaire Jean-Claude à Québec le 19 février 1768, à té
Les mineurs Forster
Nous lisons dans le Cours d'histoire du Canada. A
de M. l'abbé Ferland ‘:
Les sieurs Forster, père et fils, mineurs allemands, que le roi, en 1739, avait envoyés à
Québec, sur la demande de M. Hocquart, firent
un rapport sur les mines du Canada. Au lae Supérieur, ils avaient trouvé plusieurs mines de +. cuivre, au lac Nipissingue, ils avaient vn =
ou six filons magnifiques du même métal : avaient aussi reconnu l’existeriée du pente + . Roche-Capitaine et aux Chaudières, sur la rivière des Outaouais. A la baie Saint-Paul, b
vol. II. p. 440.
signelèrent six belles veines de plomb et d'ar. gent. Ainsi, de tous les côtés, se présentaient des richesses minérales qui promettaient au Canada un avenir assez brillant.” =
M. Bibaud nous apprend, dans ses Annals bibliographiques que l'inte dant Hocquart char gea le chevalier Denis de la Ronde de tenir un
journal des observations scientifiques des mi- 3
neurs Forster, père et fils. à
Dans la Correspondance générale des gouverneurs de la Nouvelle- „ nous trouvons une Relation faite par Jean-Adam Forster, père et fils, au sujet des mines du Canada.” à
Cette relation, croyons-nous, n’a jamais été publiée. Nous la donnons ici :
” 1° Ils ont été à la Rivière de Tonaqua pour visiter la riche mine de cuivre dont on avait envoyé des échantillons, mais ils n'y ont trouvé qu’un morceau de Hoc de la pareille mine qui pouvoit véritablement contenir un millier de livres pesant de ce cuivre, hors cela, il ne leur
+ À 3 Vol. 74, f. 95.
que ce filon contient un peu de cuivre tout pur dans la matrice dont on a coupé et envové autant qu 'on a pu, n’ayant pas eu les outils nécessaires.
L'on ne peut voir une plus belle apparence de mine et il est certain, que si l’on y voulait faire des établissements et y employer de l'argent qu on en pourroit espérer un grand produit en cuivre.
“2° A la rivière à l'Orinial d'où il y a cinq lieues à traverser de l'endroit premier ils y ont trouvé une très belle apparence de mine d’ardoises, où par lisières il y a cinq couches, l’une sur l'autre, et bien des marques de mine de cuivre et les épreuves qu'on en a envoyé à Votre Grandeur, pourront par les essais qu’on fera faire justifier si cela est bon ou non.
— Ü ou filon de mine où l’on a pu reconnaître du eui vre dans la matrice et qui dénotte une grande espérance.
RE A la rivière Noire, à neuf liedes de 1à, sur la même ligne, il s'est trouvé une belle mine de pareille ardoise, cuivreuse, d’une couche seulement, mais un pied et demi de haut qui mériteroit d’être travaillée.
“4° Au lac Nepucin, portage des Chaudières, il y a six filons, ou veines qui sont magnifiques,
cependant l’on y a pu remarquer aucune sorte de mine, néanmoins il est fort à présumer qu’en Y travaillant l’on y en trouverait.
“5° A la Roche Capitaine, on trouve encore cinq filons très magnifiques, cependant sans mine au jour mais qu’on ne manquerait pas d'y en trouver en y travaillant.
“6° A la Chaudière, à quarante lieues de Montréal, à la Grande ‘Rivière, où il y a une veine et de la belle mine de cuivre qui mérite à leur avis à être exploitée.
“7° À la Baye de St-Paul, à dix-huit lieues en deça de Québec, il y a deux belles veines proche la scierie qui porte du plomb, de l'argent et un peu de cuivre, et qui est digne d’être travaillée avec vivacité, attendu qu’on en peut espérer un très bon succès. 8
“8° De l’autre côté de la Baye, proche du Cap aux Corbeaux, paroissent quatre veines ou filons superbes, l’une contre l’autre, qui de
nottent de la mine de plomb, d'argent et de cuivre, quoiqu'il n’en paroisse beaucoup au 1 jour mais qu'on trouvera en poursuivant la
veine. 4 “9° Au même endroit il se trouve deux fontaines d’eau minérale excellente qu'ils estiment très salutaire pour la santé de l’homme.
rable, en fait de mine de cuivre, plomb et argent, et qui véritablement apparoit mériter l'atten- . iotn de Votre Grandeur, : ;
Il est impossible de faire une estimation au juste de ce qu'il en pourroit coûter, mais ce qu’il y a de certain, si l’on vouloit établir ces affaires comme il conviendroit pour espérer un avantage. tel que cela peut et doit produire, il y faudroit. employer un fonds considérable.”
Nous croyons que cette relation attribuée aux
mineurs Forster est le journal du chevalier de la Ronde.
Les mariages à la gaumine
Qu'est-ce qu’un mariage à la gaumine ?
En 1579, l’ordonnance de Blois faisait passer .
dans la législation civi les prescriptions du concile de Trente relatives à la clandestinité.
En vertu du décret Tametsi, les mariages de- . vaient être célébrés en présence du curé et de deux témoins à peine de nullité.
En France, on était peu fait à cette législa- -
tion et on chercha à l'éluder. par la ruse. 3 plus usitée de ces ruses fut le mariage à la gau-
” Voilà ce qu'ils ont observé de plus considé. .
Le
si
MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
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