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Levraux. Les coupables firent réhabiliter leur mariage le 8 septembre 1728. 1
Le 9 février 1751, le nommé Barthélemy- … Joseph Richard, maître d'école, à Québec, age de 43 ans, et la veuve Divertissans se rendaient d à la cathédrale de Québe. et là, pendant une messe basse dite par M. de la Villangevin, au moment de l'élévation, déclaraient hautement qu'ils se prenaient pour mari et femme. M. de la Villangevin quelque peu sourd n’entendit pas les paroles prononcées par Richard et la veuve Divertissans. Mais les personnes présentes rapportèrent la chose au curé Récher qui fit arrêter le maître d’école Richard. Celui-ci, devant la Prévôté, nia s'être marié à la gaumine I fut acquitté sous le prétexte qu'il s'était rendu à l'église avec la veuve Divertissant simplement à l’effet de lui faire une promesse de mariage.
A la Pointe-aux-Trembles de Montréal, le 1 février 1754, Pierre Bernard et Catherine Laviolette s'étaient mariés à la gaumine pendant l'élévation de la Le dimanche
En juillet 1817, un jeune homme et une jeune fille du Cap-Santé n'ayant pu obtenir de Mg
Plessis une dispense de parenté, allèrent à l'église avec des témoins ; et là, pendant une grand’messe célébrée par le vicaire de la paroisse, M. Sénéchaud, ils se prirent l’un et l’autre pour époux et pour épouse. Mais le curé du Cap-Santé, M. Gatien, ayant représenté à ces jeunes gens les suites que pouvait avoir leur escapade, ils se séparèrent. Le curé obtint peu après de l’évêque de Québec les dispenses et permissions nécessaires, et il leur fit contracter un nouveau mariage, après leur avoir fait réparer dans l’église, en présence de toute la paroisse, le scandale qu’ils avaient donné, et dont ils demandèrent pardon, par la voix du curé. :
On peut lire dans les Mémoires de M. de Gaspé le récit d’une espèce de mariage à la gau- : mine accompli à Saint-Jean Port-Joli. Presque toute la paroisse assista à cette indigne singerie.
Mgr Briand, pour réparation de ce scandale et a
donner un exemple salutaire, en excommunis tous les participants et interdit 1 paroissiale pendant deux mois.
Un naufrage à l'Île de Sable en 1746
Lene dé Sable, ou comme les Anglais l’appelent Sable Island, est située: sous le quarantetroisième degré de latitude nord, confinant au quarante-quatrième, et sous le cinquante neuvième degré de longitude ouest du méridien de Greenwich, entrant dans le soixantième. Se:
longueur est d’environ vingt-cinq milles ; dans 5 :sa plus grande largeur, elle n’atteint pas un mille et demi. Sa superficie est d environ 16000 arpents. i i f à Lee point de la terre-ferme le plus rapproché. de l’île de Sable est le cap Canceau, à l'extrémité nord-est de la Nouvelle-Ecosse. II en est éloigné d'un peu plus de 90 milles. Fa . L'ile de Sable offre ce phénomène qu’elle est le seul point émergé de ce système de soulèvement sous-marin que les cartes marines d gnent sous le nom de Bancs. ve 5 Les barres et les rides entourent l’île de Sable d’une ceinture de brisants. Quand la tempête: s'élève les approches de l'ile deviennent extrèmement dangereuses pour les vaisseaux. On cite un bon nombre de tristes naufrages sur les brisants de l’île de Sable. 5
Ni M. J.-C. Taché, dans son intéressaat ouvrage Les Sablons, ni les auteurs anglais qui ont parlé de l’île de Sable ne font mention du naufrage de la corvette la Légère, de six canons, arrivée ur les brisants de l’île de Sable, au mois de septembre 1746.
Nous avons sur ce naufrage des détails iné-
‘dits qui intéresseront peut-être ceux qui s’occu-
pent des petites choses de notre histoire.
La corvette la Légère était commandée par un canadien originaire de Québec, Charles- François Guillimin. a
À automne de 1745, M. Guillimin était chargé de conduire en France un certain nombre de matelots anglais détenus comme pain à .
Québec.
A son voyage de retour, en septembre 1746, par une horrible tempête, la Légère se perdit s sur l'tle de Sable. EUX
Le 26 juillet 1747, M. de Beauharnois, gouverneur de la Nouvelle-France, écrivait à M. ee Shirley, gouverneur du Massachusetts
‘Le sieur Gullimin, conseiller au Conseil
Supérieur en ce pays, m'a présenté le placet ci- g joint; il est extremement inquiet d'un de ses
frères qui fit naufrage l’année dernière, commandant le vaisseau la Légère. Je vous serai obligé, monsieur; de me marquer ce que vous 8
aurez pu apprendre de ce particulier, et s’il est à Boston de le renvoyer.”
Quelques semaines plus tard, M. Shirley transmettait à M. de Beauharnois le rapport suivant de M. Knowles: 5
In answer to the Sr Guillimin petition to Your Excellency about his brother being shipwreck upon the Island of Sable, I cannot only acquiant you that early this spring I sent 3 schooner to that Island to look after the men -that were saved, and directed her captain to carry all he found straight to Brest, and as I have heard nothing of the vessel since, I take. it granted, she had met with them and procee ded on her voyage: should I learn anything more particular, I will take an opportunity of letting you know it.” 3
Enfin, le 2 ‘septembre 1747, le gouverneur Shirley écrivait de Boston à M. de Beauh nois :
The Sieur Guillimin whom you mention i your P. S. is sent by me to Quebec in the bris gantine Maryla
Dès son sérivée à Québec, M. Guillimin rapport de son naufrage aux officiers de l’amiranté :
“ J'ai l'honneur de déclarer à Messieurs officiers de l’Amirauté qu'étant part le 22 ju