‹ Les petites choses de notre histoire [microforme]Chapitre 9 sur 32 · Archives du Canada, Correspondance générale, vol · texte numérisé non relu

Archives du Canada, Correspondance générale, vol

M. de la Barre, Dès son arrivée

nd coup. L'intendant ae (aujourd’hui Kingslors plusieurs Iroquois.

un grand festin. Pent cernés par les soldats nniers au nombre d'une

Quelques semaines plus tard, les captifs furent uébec puis embarqués pour la

Comme on le voit, le Marquis de Denonville exécutait les ordres donnèés à son prédécesseur, M. de la Barre, par Louis XIV.

Que devinrent ces Iroquois en France?

Ils furent distribués sur les galères à Marseil. n d’eux ne parlait français, frère du fameux d’I-

rfaitement li

terprète.

aient pour toute nourriture un grossier biscuit qu'ils trempaient dans l’eau.

Hi —

Ce genre de vie tout nouveau pour les Iroquois accoutumés à la liberté et à la grosse nourriture leur fut fatal. Près de la moitié moururent en quelques mois.

On se décida alors à les traiter un peu mieux. Le ministre écrivait, en 1688, à l’intendant des galères à Marseille :

Le sieur de Sérigny n’étant plus nécessaire pour l'instruction des Iroquois, vous pouvez le renvoyer à Rochefort.

„Le Roï a eu égard à ce qui lui a été représenté que ces Iroquois ont besoin d’une nourriture plus forte que celle d' ordinaire, et Sa Majesté veut bien que vous les fassiez traiter de même que les nègres du Sénégal ” ’.

De son côté, le marquis de Denonville qui s'était rendu compte qu'il fallait faire la paix avec les Iroquois, demanda de renvoyer les galériens iroquois au Canada.

Le ministre se rendit à sa demande et le 9 février 1689, il écrivait au sieur Lafont :

„Vous aurez soin d'embarquer sur le vaisseau qui portera les Invalides les Iroquois qui sont aux galères ”.

On a écrit que trois de ces Sauvages seulemen survivaient lorsque le roi donna l’ordre de les

1, Collection de manuscrits, vol. 1er, p. 426.

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‘renvoyer au Canada. Le document suivant prouve qu'il en restait encore vingt-un :

Role des Iroquois qui sont sur les galères du roy que Sa Majesté veut être remis au chevalier de Beaumont pour les conduire à Rochefort, savoir :

,Atoguen, KnaKnagatier, Otongura, Oahan, Cataragui, Scachinate, Tournagarata, Achenecra, Ononaye, Oncestawa, Ratavanouart, J iersson, Chonouaest, Daguen-Duasem, Ochistac, Grande-Ongoy, One, Ariouez-Baptiste-Jean, Oanouy, Ocha.

Jonochiarron,

M. LeMoyne de Sérigny, leur ancien interprète, fut désigné pour les ramener de Marseille à Larochelle, où ils devaient s’embarquer avec M. de Frontenac, qui venait remplacer M. de Denonville dans le gouvernement de la Nouvelle-France.

“ Dès qu'ils seront arrivés, écrivait le ministre à M. Bégon, intendant de la marine, ayez soin de les habiller et, sans faire beaucoup de dépenses, tenez compte de leurs goûts ; Sa

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Majesté est bien aise de se servir de ces sauvages pour faire la paix avec ceux de leurs nations, n'étant pas à propos de continuer la guerre dans la conjoncture présente ”.

Le plus important de ces galériens libérés s'appelait Ouréouharé (probablement Oauouy du Rôle). M. de Frontenac, durant la tarversée puis une fois débarqué à Québec, lui té-+ moigna les plus grands égards. II le logea au château Saint-Louis et lui fir servir jusqu’à sa mort la paie de capitaine. Ouréouharé rendit de grands services aux Français. II aida à M. de Frontenac à recouvrer l’ascendant qu'il exerçait jadis sur les Iroquois.

Lie scalpe chez les Sauvages

Est-il vrai que des gouverneurs de la Nouvelle-France ont encouragé les Sauvages à pratiquer le scalpe sur les blancs de la Nouvelle- Angleterre et qu'ils s’engagèrent même à payer une prime pour chaque chevelure apportée à Québec? On a dit que cette barbare pratique du scalpe avait été enseignée aux Sauvages par les blancs. Cette affirmation est-elle appuyée : par l’histoire ?

Il est malheureusement vrai que les gouverneurs de la Nouvelle-France ont encouragé les Sauvages à scalper les cadavres de leurs ennemis et qu'ils leur ont donné des primes pour les chevelures qu’ils levaient. La même chose se pratiquait d’ailleurs dans la Nouvelle-Angleterre.

Dans un Mémoire sur le Canada attribué à Gédéon de Catalogne on lit :

“ L'hyver de 91 (1691) il y eut un party de Canadiens qui fut faire quelques prisonniers sur les costes de Baston, et Monsieur de Frontenac pour animer nos Sauvages allier à ne point se reconcilier avec l’anglois leur promit dix escus pour chaque chevelure qu’ils apporteraient, ce qui faisait que nous avions toujours des partis en Campagne et souvent des chevelures de qui nous ne Pouvions rien apprendre.

Ainsy, dans la suite, on changea cet ordre, c'està-dire que les chevelures furent mises à bas prix, mais que pour chaque prisonnier on donnait vingt écus, c'est-à-dire de ceux qui seraient pris autour de Baston ou d'Orange; et pour ceux de la campagne 10 écus,et tout cela afin de pouvoir avoir des nouvelles certaines 1.

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