NICOLAS DUPONT DE NEUVILLE
Fils de Jean Dupont, président au grenier à sel de Vervins, en Picardie, Nicolas Dupont de Neuville passa fort jeune dans la Nouvelle- France. Comme la plupart de ceux qui, à cette époque, vinrent s'établir dans la colonie, le jeune homme n'avait pas de fortune, mais il était énergique, plein d'ambition et d'un esprit d'entreprise peu ordinaire.
Dès son arrivée à Québec, M. Dupont de Neuville s'occupa de commerce et il ne tarda pas à faire sa marque puisque en 1655, nous le voyons déjà marguillier de l'œuvre et fabrique de Notre-Dame de Québec.
Le 30 avril 1669, Louis XIV, par ses lettres signées à Saint-Germain-en-Laye, anoblissait M. Dupont de Neuville.
"Les rois, nos prédécesseurs, disent ces lettres, ayant toujours reconnu que Thonneur était le plus puissant motif pour porter leurs sujets aux belles et grandes actions, ont continuellement pris soin de reconnaître par des marques de leur estime ceux qu'une vertu extraordinaire en avait rendu dignes, nous nous sommes dans les occasions conformés à un exemple si juste et si nécessaire, et voulant le continuer en la personne de notre aimé et féal le sieur de Neuville, qui par la fermeté d'un courage extraordinaire a bien voulu renoncer aux douceurs et avantages de sa patrie pour dans le hasard des voyages de long cours établir dans le pays de la Nouvelle-France autrement dit Canada des colonies du nom français et en répandre par toute la terre la réputation et la gloire; à ces causes et autres considéra-, tions à ce nous mouvants de l'avis de notre conseil et de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, nous avons annobli et par ces présentes signées de notre main annoblissons et décorons du titre et qualité de noble le dit Dupont, sieur de la Neuville, ensemble sa femme, enfants postérité et lignée tant mâles que femelles nés et à naître descendus de lui en loyal mariage, voulons et nous plaît qu'en tous actes, lui, sa postérité et lignée soit censée
et réputée pour noble portant qualité d'écuyer..."(i).
Moins d'un an plus tard, le 13 janvier 1670, le gouverneur de Courcelles nommait M. Dupont de Neuville membre du Conseil Souverain de la Nouvelle-France. Il fut installé le jour même de sa nomination. Il fut continué en charge le 12 janvier 1671, le 28 mars 1672, le 16 janvier 1673, le 15 janvier 1674 et le 7 janvier 1675.
Par sa déclaration du 5 juin 1675, le roi assimila le Conseil Souverain aux cours souveraines du royaume, et il se réserva le droit de nommer lui-même pour la vie ceux qui seraient appelés à en faire partie. M. Dupont de Neuville avait été nommé membre à vie du Conseil dès le 2.y avril 1675 (i)-
Par arrêt du roi du 10 mai 1678, le gouverneur de Frontenac avait reçu ordre d'assembler vingt des principaux et plus anciens habitants de la Nouvelle-France afin de connaître leur avis sur la traite de l'eau de vie. Cette assemblée eut lieu le 26 octobre 1678, et. chacun donna son avis. On sait que la plupart des citoyens convoqués se prononcèrent en faveur de la traite de l'eau de vie.
Le 7 novembre 1678, MM. Dupont de Neuville et Jean-Baptiste de Peiras partaient pour la France. Ils traversaient la mer pour
(1) Insinuations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, cahier 1er.
leurs propres affaires, mais M. de Frontenac les avaient chargés de porter au ministre par la même occasion le résultat de l'assemblée du 26 octobre précédent.
Le 12 novembre 1680, M. Dupont de Neuville achetait la seigneurie de Dombourg du sieur Jean-François Bourdon de Dombourg. Il paya son acquisition 6,250 livres.
Cette seigneurie avait été concédée par le gouverneur de Lauzon, le 15 décembre 1653, au sieur Jean Bourdon, qui lui avait donné le nom de Dombourg (anagramme de son nom). Jean Bourdon et son fils Jean-François Bourdon s'occupèrent peu de leur seigneurie. M. Dupont de Neuville se chargea de la développer et y établit un bon nombre de colons.
Il commença par l'agrandir. Comme il restait un espace de terre non concédé entre la seigneurie qu'il venait d'acheter et la seigneurie de la Pointe-aux-Ecureux (les Ecureuils d'aujourd'hui), il demanda au gouverneur de la Barre et à l'intendant de Meulles de joindre cet espace de terre à sa concession. MM. de la Barre et de Meulles se rendirent à sa demande et lui en donnèrent le titre le 2y avril 1683.
" Avons au dit sieur Dupont donné, accordé et concédé, donnons, accordons et concédons l'espace de terre ci-dessus, est-il dit dans ce titre, laquelle étendue de terre nous avons unie, jointe et incorporée, unissons, joignons et incorporons à son dit fief et seigneurie de
Neuville, pour en jouir par luy ses hoirs et ayans cause aux mêmes droits de fief et justice qu'il tient son dit fief, le tout ne composant qu'une même seigneurie et justice, et aux charges, clauses et conditions qu'il est tenu envers le roi pour le dit fief de Neuville" (i).
En 1684, le ministre de Seignelay, dans le but de se renseigner sur l'état de la colonie, posait les deux questions suivantes à l'intendant de Meulles:
1° Le droit de Y^ sur les castors et le droit de i-io sur les orignaux ne pourraientils pas être remplacés plus avantageusement par une capitation ou un droit sur les denrées et les habitations?
2° En faisant une légère réduction sur les droits actuels, ne se trouverait-il pas en Canada des gens disposés à prendre pour eux la ferme du roi et capables de garantir qu'elle produirait le même revenu qu'à présent?
M. de Meulles rassembla quelques notables du pays dans le but de connaître leurs sentiments sur les questions posées par M. de Seignelay.
M. Dupont de Neuville fut au nombre des dix-sept ou dix-huit notables consultés.
La réponse unanime des notables à la première question fut que, pour le présent, il était mieux de ne rien changer. A la seconde ques-
(1) Insinuations du Conseil Souverain de Québec, cahier 2e,
tion, on répondit qu'il serait désirable qu'il se trouvât dans le pays des personnes en état de prendre la ferme du roi (i).
En 1686, lors de son voyage en Acadie, l'intendant de Meulles nomma M. Dupont de Neuville pour agir comme son subdélégué pendant son absence.
Le 8 mai 1686, le gouverneur de Denonville écrivait au ministre:
" M. l'intendant (parti pour l' Acadie) nous a laissé ici le sieur Dupont, conseiller au Conseil Souverain, pour son subdélégué, duquel j'ai tout lieu de me louer. Il me paraît assez appliqué à rendre justice. Si vous aviez la bonté de lui procurer quelque gratification, cela ne serait que très utile pour donner de l'émulation aux autres et l'engager à continuer de bien servir " (2).
Sous l'ancien régime, la grande ambition du seigneur était de devenir patron de l'église de sa seigneurie. Lors de la reconstruction de l'église de Neuville, en 1698, M. Dupont de Neuville essaya d'en obtenir le patronage, mais Mgr de Laval, qui était absolument opposé à ce privilège à cause des embarras qu'il créait à l'Eglise, réussit à l'en empêcher.
Au greffe du notaire Chambalon, à la date du 23 mai 1698, nous trouvons une protes-
(1) Edouard Kicliard, Suftjtlf'nicnt du Rapport du Dr Brymncr xiir Un ArrhivcH CanadimneH, 1899, p. 77.
(2) ArchivcH de la province de Québec.
tation servie au chanoine Le Vallet, chargé d'affaires de Mgr de Laval, au sujet de la construction de l'église de la seigneurie de Neuville. Nous la reproduisons ici:
'' Aujourd'huy vingt-troisiesme jour de may mil six cent quatre vingt dix-huit, sur rheure de quatre de relevée, nous Louis Chambalon, notre royal en la prevosté de Québec soussigné, y résidant, certifions qu'à la réquisition de Mr Me Nicolas Dupont, Escuyer, seigneur de Neuville, conseiller au Conseil Souverain de ce pays, nous nous sommes avec luy et les tesmoins aussy cy-bas nommés transporté en l'hôtel épiscopal de Monseigneur l'illustrissime et reverendissime evesque de Québec où estant parlant à Mre Estienne Le Vallet, prestre, chanoine de l'église cathédrale de cette ville, chargé de la conduitte des affaires de mon d. seigneur l'evesque auquel mon d. Sr Dupont a en nos présences représenté qu'ayant toujours desclaré à mon d. seigneur l'evesque que son intention estait de fournir tout ce quy estait nécessaire pour la bâtisse de l'église paroissiale de sa d. seigneurie de Neuville affin d'estre patron de la d. églize et de jouir de l'advantage que le roy accorde à ceux quy font dé pareilles fournitures et dépances, et que mesme il en avait donné connaissance à mon seigneur le comte de Frontenac, gouverneur et lieutenant-général pour le roy en ce pays, et à monseigneur de Champigny, intendant en ce d.
pays affin d'estre apuyé de leur authorité et crédit pour estre maintenu dans le d. privillege de patronnage et qu'il avait eu lieu de croire que le d. seigneur l'evesque n'yrait pas sur les lieux trasser la place pour poser les fondemants de la d. églize sans l'avoir fait advertir de s'y trouver comme il luy avait promis et avoir son consentement; et ce d'autant plus qu'outre qu'il est seigneur haut justicier de la d. seigneurie le lieu que destine mon d. seigneur l'evesque pour la placer est un fond quy luy appartient, duquel personne ne peut disposer sans son consentement, et que c'est pour toutes ces raisons et encor crainte que s'il gardait un plus long silence on ne vouleut luy imputer à un concentement desadventageux à sa prétantion; qu'il desclare à mon d. seigneur l'evesque qu'il est prest de fournir generallement tout ce quy est nécessaire pour la bâtisse de l'églize paroissialle de Neuville sur son propre fond qu'il veust bien donner pour cet effait et mesme le terrain convenable pour le presbitaire, et ce pour estre à toujours patron de la d. églize et jouir des privilleges et droits attribués au patronage suivant ce quy en a esté réglé par Sa Majesté par son édit du mois de may 1679, article sixiesme, protestant que tout ce que peut avoir fait mon d. seigneur pour parvenir à la d. bâtisse et tout ce qu'il pouvait faire ou faire faire dans la suitte ne pourra nuire ny prejudicier à luy dit sieur Dupont, at-
tandu qu'il n'a eu jusque à présent aucune connaissance certaine de ce qu'il a fait sur ce sujet par le passé; Et sy au préjudice de la présente desclaration et protestation il estait passé outre à la bâtisse de la d. eglize attandu l'absance de mon d. seigneur l'evesque, quy peut estre fort longtemps dans son voyage de Montréal, le d. sieur Dupont desclare encor dabondant à mon d. seigneur parlant comme dessus crainte que s'il faisait deffence aux ouvriers de continuer leurs travaux on ne voulut luy imputer les retardements de l'ouvrage et la non bâtisse de la d. églize, qu'il sera prest toutes fois et quantes et aussitost le retour de mon d. seigneur l'evesque de luy en rembourser le prix de ce qu'yls y aura d'ouvrage fait non pas sur le pied des marchés faits par mon d. seigneur l'evesque attandu qu'ayant confondu le marché d'une autre églize dite de Ste-Foy avec celuy de la d. eglize de Neuville celuy de la d. église de Ste-Foy fait en enchérir l'autre de plus du tiers, mais au dire de personnes à ce connaissantes et des intéressés quy seront nommés par quy il appartiendra, de toute lesquelles déclarations et protestations mon d. Sr Dupont nous a requis de luy en acorder acte et de les nottifier à mon d. seigneur l'evesque pour luy servir en tems et lieu ce que nous dit nore luy avons accordé et du tout donné coppie au d. sieur Vallet à ce qu'il ayt à en donner advis à mon d. seigneur l'evesque; fait au d. pallais
épiscopal le jour et an susd. en présence des sieurs Pierre Rey Gaillard comre d'artillerye en ce pays, et de François Aubert tesmoins demeurant au dit Québec quy ont avec le mon. d. sieur Dupont et nore signé, Dupont et nore signée la présente minutte et la coppie d'icelle dellaissée en original es-mains du d. Sr Le Vallet en parlant comme dit est.
Dupont Rey Gaillard Aubert Chambalon" (i)
Le 1er juin 1703, M. Bermen de la Martinière, conseiller garde-scel du Conseil Supérieur de la Nouvelle-France depuis 1700, était fait lieutenant-général de la prévôté de Québec.
Le même jour. Sa Majesté nommait M.
Dupont de Neuville pour succéder à M. Bermen de la Martinière dans sa charge de conseiller garde-scel.
" Sa Majesté, disaient les lettres de provisions accordées à M. Dupont de Neuville, ayant par ses provisions de aujourd'huy estably le Sr de la Martinière en qualité de lieutenant-général de la prevosté de Quebecq dans la Nouvelle-France et estant nécessaire de confier le scel du Conseil Supérieur du d. Quebecq dont il était chargé à une personne dont la pro-
(1) Archive» de la province de Québec.
bité luy soit connue, elle a fait choix pour la garde du d. scel du Sr DuPont doyen des conseillers du d. Conseil Supérieur, auquel elle veut que ceux qui en auront besoin s'adressent à la place du d. Sr de la Martinière. Mande Sa Majesté aux conseillers du mesme Conseil de reconnaître et faire reconnaître le d. Sr Du- Pont en la dite qualité de consr. garde du dt. scel de tous ceux et ainsy qu'il appartiendra " (i).
M. Dupont de Neuville fut installé en sa nouvelle charge le 9 octobre 1703.
En 171 1, l'ambition bien légitime de M. Dupont de Neuville de donner un bon parti à sa petite-fille, Marie-Jeanne Renaud d'Avène des Méloizes, lui joua un mauvais tour. Mlle des Méloizes, orpheline de père et de mère, se croyant appelée à la vie religieuse, était entrée au noviciat des Ursulines de Québec. Elle en sortit bientôt, ne pouvant lutter contre l'ennui. Presque aussitôt après sa sortie du cloître, M. Dupont de Neuville s'engageait à donner sa petite-fille et pupille en mariage à Jean-François Martin de Lino. Celui-ci, en homme d'af-^ faires averti, avait pris ses précautions. L'engagement était fait à peine de 10,000 livres de dédit, pour l'une ou l'autre des parties. Mais la jeune fille, dont on avait peut-être pas consulté l'inclination, refusa d'épouser M. de Lino.
' (1) Insinuations du Conseil Supérieur, cahier 2.
Le grand-père Dupont de Neuville, pour consoler Tamoureux renvoyé, lui donna un emplacement avec maison, rue Saint-Pierre à Québec. Le donataire, de son côté, s'engagea à lui payer une pension viagère de 500 livres (i).
M. Dupont de Neuville peut être considéré avec Tabbé Basset, curé de la Pointe-aux- Trembles, comme le fondateur du couvent des Sœurs de la Congrégation qui existe encore dans cette paroisse. Le 5 octobre 171 3, il donnait aux Sœurs de la Congrégation un arpent et demi de terre en superficie, à proximité de l'église paroissiale, " pour y faire une mission pour l'instruction des jeunes filles de sa seigneurie ". En retour, le donateur exigeait que la mission fut commencée le plus tôt possible, et chargeait les Sœurs d'entendre trois messes et de faire trois communions sitôt qu'elles apprendraient son décès " pour le repos de son âme et celle de défunte sa dame épouse; et celles qui seront établies au dit lieu seront tenues d'entendre une messe et de faire une communion chacune, tous les ans, au jour et fête de saint François de Sales, patron de l'église paroissiale du dit lieu, pour le sieur donateur et toute sa famille " (2).
Les dernières années de M. Dupont de Neuville furent pénibles. L'âge avait affaibli
( 1 ) J.-Kdmond Roy, Histoire du notariat au Canada^ vol. 1er, p. 233.
(2) Mgr Amétléc Oosaelin : Vlnatruction au Cana' da êou» le régime français, p. 220.
ses facultés et on fut obligé de le pourvoir d'un curateur.
Il décéda à Québec le 25 avril 1716, à Tâge d'environ 84 ans, et fut inhumé dans la cathédrale.
M. Dupont de Neuville avait épousé dans un de ses voyages en France, probablement en 1668, Jeanne Gaudais.
Madame Dupont de Neuville était décédée neuf ans avant son mari, à Québec, le 16 septembre 1707.
De leur mariage étaient nés cinq enfants:
1° Jean-Baptiste Dupont de Neuville né à Québec le 19 décembre 1669. Décédé au même endroit le 28 janvier 1670.
2° Françoise-Thérèse Dupont de Neuville née à Québec le 11 décembre 1670. Mariée à Québec le 13 mai 1687 à François-Marie Renaud d'Avène des Meloizes, capitaine dans les troupes du détachement de la marine, fils de Edme Renaud d'Avène des Meloizes, seigneur des Meloizes, de Berge, etc, et de Adrienne de Montsaulnin. Madame des Meloizes décéda à Québec le 13 décembre 1698, et fut inhumée dans l'église paroissiale. Son mari la suivit dans la tombe quatre mois plus tard. Décédé à Québec le 22 avril 1699, il fut lui aussi inhumé dans l'église paroissiale. De leur mariage étaient nés neuf enfants dont trois furent religieuses, deux à l'Hôtel-Dieu de Québec et l'autre au monastère des Ursulines de la même
ville. La famille Renaud d'Avène des Méloizes s'est perpétuée ici jusqu'à la Conquête. Elle existe encore en France (i).
3° Marie-Madeleine Dupont de Neuville née à Québec le 4 juin 1672. Mariée à Québec le 29 octobre 1691 à Paul Lemoyne de Maricourt, fils de Charles Lemoyne, seigneur de Longiieuil (2). Madame Lemoyne de Maricourt décéda à Montréal le 14 avril 1703. M. Lemoyne de Maricourt se remaria à Québec, le 3 février 1704, à Gabrielle-Françoise Aubert de la Chesnaye (3). Il décéda à Montréal le 21 mars 1704. Sa seconde union n'avait duré que sept semaines.
4° Marie-Catherine Dupont de Neuville née à Québec le 31 juillet 1673. Décédée à Québec le 18 août 1674.
5° Jacques-Nicolas Dupont de Neuville né à Québec le 16 octobre 1675. Noyé en se baignant dans le Saint-Laurent et inhumé à Québec le 5 septembre 1686.
Comme on le voit ici, M. Dupont de Neuville avait eu deux fils, l'un décédé un mois après sa naissance et l'autre à l'âge de onze ans. Les familles Dupont actuelles ne peuvent donc le réclamer comme leur premier ancêtre canadien. Il est bien établi que les seuls descen-
(1) Voir notre FamilJï' Renaud (VArf^nr ftctt Mélnizes.
(2) Contrat de maria^i^e devant Gilles Rageot, notaire à Québec, le 28 octobre 1691.
(3) Contrat de marinpre devant François Oenaple, notaire à Québec, le 2 février 1704.
dants de M. Dupont de Neuville sont les d'Avène des Méloizes.
Une des sœurs de M. Dupont de Neuville, Marie-Madeleine Dupont, qui passa probablement avec lui dans la Nouvelle-France, se maria à Québec, le 15 octobre 1652, avec Noël Pinguet. Elle décéda à Québec le 29 septembre