LE SIEUR SUISSE, CAPITAINE DE MILICE
A la date du 4 août 1759, Tauteur anonyme du " journal du siège de Québec du 10 mai au 18 septembre 1759 '* publié dans le Rapport de Varchiviste de la province de Québec pour 1 920-1 921, écrit :
" Je viens d'apprendre par des habitans de la baye St-Paul que le nommé Suisse, officier de milice de cette paroisse, avait party en canot avec 6 habitans du lieu pour essayer à faire quelques prisonniers à l'isle aux Coudres, et qu'aussitôt qu'ils furent à terre, le dit Suisse avait déserté; les ennemis s'embarquèrent aus-
sitôt pour venir couper chemin à nos gens, qui, heureusement se sauvèrent. ''
M. Aegidius Fauteux, annotateur du '' Journal du siège de Québec du lo mai au i8 septembre 1759", dit au sujet de ce capitaine Suisse :
'' Ce nommé Suisse est sans doute le déserteur dont parle Knox et qui se serait rendu le matin du 3 août à l'une des frégates anglaises à l'île aux Coudres (Knox, Journal, II, 9). Parmi les traîtres de l'époque il apparaît bien l'un des plus ignobles. Knox nous apprend que c'est lui qui servit de guide au capitaine Goreham, lorsqu'il promena la torche incendiaire dans son propre village de la Baie St-Paul. " " They had a Swiss for their guide who had been a captain of militia, also a résident for several years in the township of St-Paul and deserted from the ennemy some time before. M. de Vaudreuil had much confidence in the fellow. " {Journal, II 39).
Qui était ce sieur Suisse ?
Dans son Dictionnaire généalogique (vol.
2, p. 295), Mgr Tanguay nous fait connaître l'histoire généalogique de Jean-Marc Bouilliane, fils de Etienne Bouilliane et de Jeanne Faucon, de Berne, en Suisse.
Ce Jean-Marc Bouilliane épousa à la Petite-Rivière, le 18 novembre 1739, Charlotte Savard, fille de Joseph Savard.
Nous n'en avons pas de preuve absolue mais nous croyons que Jean-Marc Bouilliane est le capitaine de milice de la Baie Saint-Paul qui, le matin du 3 août 1759, se rendit à Tune des frégates anglaises mouillées près de Tîle aux Coudres.
Bouilliane, à cause de sa nationalité, était plutôt connu sous le surnom de Suisse. Un de ses fils, Louis-Marie Bouilliane, conserva ce surnom de Suisse. Dans quelques actes des registres de l'île aux Coudres il est désigné comme suit: '' Bouliane dit le Suisse."