‹ Les petites choses de notre histoire (volume 4)Chapitre 53 sur 56 · UNE CHANSON PEU CONNUE DE SIR GEORGES-ETIENNE CARTIER · texte numérisé non relu

UNE CHANSON PEU CONNUE DE SIR GEORGES-ETIENNE CARTIER

" Dans sa jeunesse, écrivait spirituellement sir Wilfrid Laurier en 1894, sir Georges Cartier avait fait des vers : c'est un péché trop commun pour qu'il lui en soit tenu compte. D'ordinaire, ceux qui ont sur la conscience de ces péchés de jeunesse ne demandent pas mieux, après quelques années, que de les oublier. Il n'en était pas ainsi de sir Georges. Il crut toute sa vie à la valeur de ses vers."

Puis, sir Wilfrid Laurier racontait l'anecdote suivante :

'' Pendant la session locale de 1871, j'étais avec quelques jeunes députés à l'PIôtel Victoria à Lévis, attendant un train en retard. Sir

Georges était alors au faîte de sa gloire et, peut-être de sa puissance. S'il n'avait pas le portefeuille le plus important dans le cabinet fédéral, c'est qu'il n'en avait pas voulu, et au surplus il y avait la position la plus forte, par la majorité compacte qu'il commandait de la province de Québec. Il était en même temps député local pour le comté de Beauharnois, et il suivait la session en amateur.

" Sir Georges était cette fois là du nombre des passagers attardés. Il vint à nous et se mit à causer avec beaucoup d'entrain. Il en vint à nous parler de ses poésies : il nous chanta même une de ses chansons, par celle que tout le monde connaît :

G Canada, mon pays, mes amours

mais une autre dont j'ai retenu ces deux vers :

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