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LE PREMIER MIRACULE DE SAINTE- ANNE DE BEAUPRE

Louis Guimont est le premier du nom qui vint s'établir dans la Nouvelle-France. Il était fils de François Guimont et de Jeanne de Launay, de la paroisse des Champs, au Perche.

Si les nombreuses familles Guimont que nous comptons aujourd'hui dans la province de •Québec descendent de Louis Guimont elles ont raison d'être fières de leur nom.

Louis Guimont fut un des premiers colons de la côte de Beaupré.

Le 11 février 1653, il épousait à Québec, Jeanne Bitouset, fille d'Antoine Bitouset et de Nicole Dupont.

On peut presque dire que Louis Guimont fut le premier miraculé de la bonne Sainte-Anne de Beaupré.

En 1658, on commençait la construction de la première église de Sainte-Anne de Beaupré. Guimont souffrait alors d'une violente affection aux reins qui l'empêchait de travailler et menaçait de le mener à la tombe. Par dévotion, Guimont mit trois pierres aux fondations de l'église de Sainte-Anne. Il fut guéri sur-lechamp.

La guérison de Louis Guimont est la première racontée dans le Récit des merveilles

arrivées en l'église de Sainte- Anne du Petit- Cap (Beaupré), récit que nous devons à M. Thomas Morel, prêtre du séminaire de Québec et missionnaire de la côte de Beaupré.

Sainte Anne avait conservé la vie à l'honnête Louis Guimont pour lui donner, quelques années plus tard, la palme du martyre.

Le 18 juin 1661, les Iroquois revenant du bas du fleuve où ils avaient mis le feu à Tadoussac, s'arrêtèrent à la côte de Beaupré, y massacrèrent quelques colons et en amenèrent plusieurs en captivité. Louis Guimont se trouva au nombre de ces derniers.

La Relation des Jésuites de 1660-1661 nous raconte les supplices que lui firent subir ces barbares :

" Connaissiez-vous Louis Guimont, pris cet été ? Il a été assommé de coups de bâtons et de verges de fer ; on lui en a tant et tant donné, qu'il est mort sous les coups ; mais cependant, il ne faisait que prier Dieu : tellement que les Iroquois enragés de le voir toujours remuer les lèvres pour prier, lui coupèrent toutes les lèvres, hautes et basses. Que cela est horrible à voir ! et néanmoins il ne se lassait pas encore de prier ; ce qui dépita tellement les Iroquois, qu'ils lui arrachèrent le cœur de la poitrine, encore tout vivant, et lui jetèrent au visage."

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