‹ Les petites choses de notre histoireChapitre 29 sur 100 · LES CABARETIERS DE LA VILLE DE MONTREAL, EN · texte numérisé non relu

LES CABARETIERS DE LA VILLE DE MONTREAL, EN

Il sera peut-être intéressant pour les citoyens de Montréal de connaître les licenciés pour la vente des liqueurs enivrantes dans leur cité en 1720. À deux siècles près de distance ce tableau éveille de curieuses comparaisons. à

Disons d'abord que sous le régime français, il y avait des licenciés pour les Français et des /icenciés pour les Sauvages. Ces derniers ne pouvaient vendre que de la bière. A Montréal, il y avait des licenciés spécialement pour les Iroquois, pour les Nepissingues, pour lés Abénaquis et pour les Outaouais. Les pauvres licenciés devaient avoir fort à faire pour établir la différence entre les divers types d'enfants des bois!

Le “ Rolle des cabaretiers de la ville de Mont-

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réal ” que nous avons sous les yeux est daté du 3 juillet 1720.

Il nous donne comme cabaretiers pour les Français :

La veuve Dumouchel.

La veuve Cusson (à présent épouse de Lacroix, sergent des troupes).

La Giroflée.

Martel.

Bonvouloir.

Beauregard, chirurgien.

La Trimouille.

La Chaussée.

Lafond.

Les cabaretiers à bière, c'est-à-dire ceux qui avaient le droit de vendre de la bière à tous les Sauvages, étaient :

3eauvais.

Lespérance.

La veuve Laprairie.

Les trois cabaretiers que nous venons de nommer avaient l'obligation de loger les Sauvages moyennant rétribution. [ls pouvaient aussi vendre de la bière aux Français suivant les règlement: de police. =

Les Iroquois du Sault-au-Récollet pouvaient acheter de la bière des cabaretiers :

Le Picard,

Belhumeur.

Les Nepissingues, eux, pouvaient s’abreuver chez les nommés :

Laviolette.

Beauregard.

Quant aux Abénaquis, aux Outaouais et aux autres Sauvages qui venaient en traite à Montréal ils pouvaient boire chez les cabaretiers :

Despoints.

Charpentier.

Il y avait donc en tout dix-neuf liceuciés à Montréal. Dix-neuf de trop!

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