zau degré
“ Faisant sept hauteurs différentes de rc’:es pour mesurer par des mesures connues.
On pourrait aussi mesurer avec des roues sans proportions ou dimensions prises préalabiement ; mais alors il faudrait se servir des règles de trois pour réduire les nombres trouvés en mesures vulgaires, ou de tables faites exprès. Cela n’occasionnerait pas une très grande difficulté: mais il serait plus commode de se servir de l'une des hauteurs données ci-dessus.
“Avec des voitures munies de cet instrument, on mesure la longueur des chemins en faisant ses
affaires où en se promenant ; on voit le train de son cheval, combien on fait par jour, par heure et par minute, si l’on veut; enfin cela vaut une compagnie pour se désennuyer dans la route.
“ Avec de telles voitures, on pourrait presque faire le plan d’une province en se promenant, pourvu qu'on füt muni d’un bon compas. Quand on a une fois observé et pris en notes la longueur des détours, les fourches, les ponts, en un mot les points remarquables d’un chemin, pour aller à un endroit quelconque, à une ville, un village où rnême une maison, on pourrait y envoyer qui l'on voudrait, même un étranger arrivant d'un pays éloigné, et il s’y rendrait sans avoir besoin de s'arrêter sur la route, ni de demander aucun renseignement.
“ Si l’on adapte cet instrument à l'arbre ou la meule d'un moulin, on pourra connaître en tout temps combien cet arbre ou cette meule aura fait de tours depuis un temps donné, quand même il y aurait dix ans, vingt ans, etc, pourvu qu'on ait marqué la numération du départ ; de manière qu'avec quelque expérience, un seigneur ou un propriétaire qui n'irait qu’une fois par an à son moulin, pourrait connaître combien il a moulu de minots de grain pendant l’année. ”
M. Laurier adaptait de la manière suivante le loch terrestre à une voiture ordinaire ou calèche.
Une boîte, renfermant cinq roues dentées, était placée à l'endroit du garde-boue, en face de ceux qui étaient dans la voiture. Sur une planche posée sur. le devant de la boite, étaient placés les cadrans, au nombre de cinq, comme celui des roues qui les font mouvoir. Le premier de ces cadrans, en commençant par la gauche, indiquait les dizaines de lieues; le second, les unités; le troisième, les dixièmes ; le quatrième, les centièmes, et le cinquième les millièmes de lieues.
En 1823, M. Laurier adapta son loch terrestre à sa calèche et fit le voyage de Lachenaïie, lieu de sa résidence, à Québec. Il prit note des distances des églises le long de son parcours et communiqua le résultat de ses calculs aux journaux:
Nume- Sousration traction
‘1. Numération de son point de départ chez lui en lieues et décimales 44,393 . À l’église St-Charles de Lachenaie.. 45,250 0.857 A l’église de Repentigny 47,343 2,093 . À l’église de St-Sulpice........... 49,840 2,497 . À la montée de l’église de Lavaltrie 51,716 1,876 . À l’église de Lanoraie 53,623 1,907 . Visà-vis l’église de Berthier 57,559 2,936 Vis-à-vis l’église de Maskinongé (y compris 0,919 de perte) 41,823 5,285 9. A l’église de la Rivière-du-Loup..., 63,936 2,073 10. A l’église de Machiche (y compris
3,183 de perte) 69,310 2,191 11. A l’église de la Poirte-du-Lue (y
compris 0,056 de perte)...... 7 2,601
D 2 C1 de Lo Lo