LES COMPAGNONS DE SIR JOHN FRANKLIN
Les voyages de sir John Franklin aux mers du Nord sont universellement connus. Ce qui est moins connu c’est que les compagnons du célèbre explorateur dans ses premiers voyages étaient des voyageurs canadiens-français de la province de Québec.
Dans son premier voyage, en 1819-1822, entrepris dans le but de déterminer les limites des côtes septentrionales de l'Amérique, dix-huit Canadiens-Français accompagnaient Franklin. I!
nous donne lui-même leurs noms dans le récit de
son voyage. C'étaient: Joseph Peltier, Mathieu Poliquin dit Crédit, Solomon Bélanger, Joseph Benoit, Joseph Gagné, Pierre Dumas, René Saint- Germain, Joseph Forcier, Jean-Baptiste Parent, Ignace Perrault, Jean-Baptiste Belleau, Gabriel Beauparlant, Emannel Cournoyer, Vincenza Fontano (probablement Vincent Fontaine), Michel Yerochant, Regis Vaillant, Jean-Baptiste Bélanger, François Samandre. *
Feu M. le jugè Girouard a mis au jour, en 1898, les noms des z'ovageurs canadiens-français qui accompagnaient Franklin dans son voyage de 1825-1827 aux parties inconnues de la mer Arctique. C’est l'honorable William McGillivray, de la société McGillivray, Thain et Cie, agents dr ‘: Compagnie de la Baie d'Hudson à Montréal, « s'était chargé de choisir ces voyageurs.
Ils étaient au nombre de seize. C’étaient : François Lépine, de Berthier; André Letendre, de Sorel; Saint-Vallier Fagnan, de Berthier; François Rinfret, de Maskinongé ; Isidore Fleury, de Maskinongé; François Félix, de Sorel; Cuthbert Amyot, de Berthier; Thomas Fagnan, de Berthier ; Hercule Trempe, de Berthier ; Paschal Côté, de Montréal; Basile Lussier, de Yamaska ;
44. Franklin’s Journey to the Copper Mine River, vol. ler, p. 395.
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Jacques Guindon, de Sorel; Pierre Lépine, de Berthier ; Jean-Baptiste Gagnon, de Contrecœur : Antoine Saint-Denis, de Rigaud; et Joseph M... nique, du Sault Saint-Louis, *
D'après l'acte de leur engagement reçu par le notaire Griffin ces voyageurs s'obligeaient à aller “in one of his canoes, on a voyage to the Indian Countries, from and back to Montreal, for à period of three years, wintering at such places or posts as might be from time to time orderel by the said captain John Franklin”. Ils devaient retirer 1400 livres de gages par année. C'était, remarque M. Girouard, quatorze fois plus qu'ils ne recevaient d'ordinaire, Il aurait pu ajouter que les voyageurs s'engageaient dans une entreprise où ils risquaient leur vie quatorze fois plus que dans les voyages qu'ils faisaient ordinairement.
À propos de l’héroïque sir John Franklin, il n'est peut-être pas hors de propos de noter que c'est lui qui, en 1827, au retour de son expédition à la mer Arctique, posa la pierre angulaire des portes du canal Rideau. Nous trouvons le fait mentionné dans une lettre datée de Bytown (Ottawa)le 16 août 1827, et publiée dans la Montreal Gazette :