LA CONSTRUCTION DES VAISSEAUX À L'ILE D'ORLEANS
Au commencement du dix-neuvième siècle, il y avait au bout ouest de l'ile d'Orléans un important chantier pour la construction des vaisseaux.
Vers 1744, l'ingénieur de Léry avait "proposé au gouvernement français d'établir une calesèche dans la rivière Saint-Charles, en arrière de Québec. Dans le même mémoire, M. de Lérv proposait aussi. d'établir une cale-sèche à la pointe de l'ile d'Orléans. |
Le 6 avril 1744, le président du Conseil de Marine informait M. de Léry que le roi approuvait l'établissement de la cale-sèche qui avait été faite vis-à-vis le chantier de la rivière Saint-Charles, Quant à celle que M. de Léry avait proposé d'établir à la pointe de l'ile d'Orléans. il ne pouvait en être question pour l'instant. Le président du Conseil de Marine conseillait à M. de Léry d'en causer avec MM. de Beauharnois et Hocquart.
Les choses en restèrent là, croyons-nous, pendant quatre-vingts ans tout proche.
Vers 1823 ou 1824, une compagnie de riches marchands écossais établissait à l'anse du Fort, près de la pointe ouest de l'île d'Orléans, précisément à l'endroit proposé en 1744 par M. de Léry, un chantier de construction de vaisseaux.
C'est là que furent construits le Columbus et le Baron Renfres.
Le Columbus jaugeait 3700 tonneaux. C'était le plus grand vaisseau qui avait encore été bati au Canada. 11 fut lancé le 28 juillet 1824. La Gasette de Québec du 31 juillet 1824 publie un compte-rendu enthousiaste de cette lance.
Le Baron Renfrew construit au même endroit fut lancé le 25 juin 1825. Il était encore plus long et plus gros que le Columbus. Il mesurait 30) pieds de longueur, 60 pieds de largeur et jaugeait 5888 tonneaux. :
Ces deux vaisseaux eurent une courte existence. Le Columbus se perdit en revenant au Canada. Le Baron Renfretw se brisa dans la Tamise, quelques mois après son arrivée en Angleterre.
La perte de ces deux vaisseaux causa un dommage considérable à ses propriétaires qui décidèrent de ne plus en construire au Canada. Le chantier de construction de l'ile d'Orléans eut donc une existence bien éphémère.